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lundi 31 octobre 2011

Une année de retrouvailles

Dimanche le 30 octobre, il y avait un an que je retrouvais mes anciens compagnons d'entrainement des années 80 et 90. Je m'étais entrainé seul depuis 1999 et je dois vous dire que ce retour en entrainement de groupe a été pour moi une revitalisation de tout mon entrainement.

Mes entrainements de groupe ne sont que le dimanche et je les attends toujours avec impatience. Cette semaine n'a pas fait exception. Du mardi 25 octobre au samedi 29 octobre, ce ne fut que des entrainements relax:

- mardi: 6km;
- mercredi: 6 km;
- jeudi: 9km;
- vendredi: 6km;
- samedi: 5 km.

J'ai totalisé 52 km entre le 23 et le 29 octobre, un peu comme à chaque semaine pour tout mon mois d'octobre.

Le dimanche 30 octobre 2011,  nous avions un beau 3 C pour cette sortie dominicale. J'ai pris le départ avec un groupe de plusieurs coureurs composé de Roger Goulet, Gilles Lamontagne, Camilien Boudreau, Alexandre Matte, André Lepire, Renald Bouchard, André Angers, Magalie Bellefeuille, Sylvie Boivin, Gerry McDonald. Il faut souligner que Roger et Gilles étaient de retour après trois marathons en quatre semaines. S'il y en avait eu un autre en fin de semaine à six-sept heures de route, ils l'auraient fait. Cependant, à cette date, les marathons sont maintenant plus au sud.

Roger nous a donc proposé le Boulevard Champlain pour notre sortie compte tenu qu'il n'y avait pas de vent. Il fallait profiter de cette belle journée pour admirer le fleuve St-Laurent:



Nous y sommes descendu par la rue St-Jean et le Vieux-Québec, en passant par le Vieux-Port et nous sommes remonté à la Haute-Ville par la côte Gignac.  Voici, le tracé du parcours:



Comme toujours, l'entrainement fut agréable. Une des cararactéristiques de ce groupe est que les plus rapides attendent les plus lents. Il y a donc plusieurs regroupements durant l'entrainement. L'esprit de corps de ce groupe est très fort.

Fréquences cardiaques

J'ai commencé la semaine dernière à travailler avec le % de la fréquence cardiaque maximale pour faire le compte-rendu de mes entrainements au jour le jour sur le site Dailymile. Je crois que cette donnée réflète beaucoup mieux l'effort rendu que le pace qui peut dépendre d'une foule de facteurs.

J'ai ciblé ma fréquence cardiaque maximale ( FCM ) à 185 bpm ( battements par minute ) suite à quelques efforts maximaux dans des côtes au courant des dernières semaines. La ceinture abdominale qui venait avec ma montre Garmin Forunner 305 et que je porte à chaque entrainement me permet de faire ces vérifications. Le logiciel Garmin Connect me donne la FC moyenne de mon entrainement parce que j'y ai entré la FCM. Par la suite, on n'a qu'à cliquer sur un petit icone à côté de l'indication de la FC moyenne de l'entrainement pour avoir le % de la FCM.

Quant je suis entre 60% et 70%, c'est un entrainement facile. Entre 70% et 80%, l'effet de l'entrainement est meilleur. En haut de 80%, on travaille la qualité.

Mon entrainement de dimanche a été fait en moyenne à 143 FC ou 77 % de la valeur maximale. La côte Samson a certes aidé à faire monter la moyenne car j'ai grimpé ma FC jusqu'à 178. J'ai fait attention pour monter cette côte en contrôlant ma FC.

En haut de la côte, au coin du chemin St-Louis, nous nous sommes regroupé.  Mon ami Roger Goulet, le coureur aux 251 marathons à vie qui fait un marathon comme une longue sortie du dimanche, portait lui aussi sa ceinture de fréquences cardiaques. Il venait de monter la côte Gignac comme moi et nos fréquences cardiaques avaient redescendu. Il m'a demandé le chiffre de mon moniteur. Ça jouait entre 100 et 105 FC. J'ai regardé le sien: entre 75 et 80 ! J'ai compris pourquoi il était si endurant. Il avait à peine fini de monter cette très grosse côte à trois paliers que sa FC commençait à se stabiliser à celle du repos. Et, il  ne faut pas oublier que Roger vient d'entrer dans la catégorie Vétéran IV...

Camilien Boudreau

Je vous ai parlé, dans mon dernier billet, du marathon de Moncton au Nouveau-Brunswick, auquel ont pris part Roger Goulet, Gilles Lamontagne et Camilien Boudreau.

Camilien en était à son sixième marathon cette année et il a terminé Moncton au sixième rang en 3 heures 01. Le voici franchissant la ligne d'arrivée: 




Tous ses marathons, cette année, ont été faits en bas de 3 heures 10, dont un en 2 heures 56. Ex athlète paralympique dans les années 80 et 90 ( dans la catégorie déficience visuelle légère ), Camilien a tout un potentiel et a réalisé plusieurs marathons dans les 2 heures 48 et 2 heures 50 dans sa carrière. Je le connais depuis 1986 à l'époque où j'ai guidé Jean Bouchard aux championnats canadiens pour handicapés visuels.

Luc Lévesque

Luc est un coureur de Gatineau. Je le connais par internet depuis le début de l'année 2011. Il tient un excellent blog intitulé Training for Boston. Luc tente de se qualifier pour le marathon de Boston dans sa catégorie ( 40-45 ans ). Il est un vrai passionné de la course à pied et son blog réflète sa grande passion. Ses bilets sur son blog sont toujours intéressants et très bien rédigés

Comme il tient son blog sur Wordpress, il est facile de s'y abonner après la section commentaires en bas de chaque billet. Vous pouvez ainsi recevoir dans votre boîte de courriel chaque nouveau billet et suivre ainsi son expérience en route vers sa qualification au prestigieux marathon de Boston.

Je suis Luc depuis près d'un an et laissez-moi vous dire qu'il est, pour moi, une grande source de motivation. N'hésitez pas à aller voir son blog, à vous y abonner et à interagir avec lui dans la section commentaires. Son prochain objectif est le marathon de Philadelphie à la fin de mois de novembre.

Prochain objectif

J'ai décidé que je ferai un marathon au printemps, soit Sugarloaf dans le Maine à la mi-mai ou Ottawa à la fin mai. Je prendrai ma décision finale en janvier prochain. D'ici là, je vais essayer de travailler la VMA (vitesse maxiamle aérobie) avec des intervalles courts en novembre et décembre. Je commence ces entrainements dès cette semaine.




lundi 24 octobre 2011

Troisième semaine post Rimouski

Je poursuis ma récupération post marathon de Rimouski bien que j'ai hâte de reprendre un entrainement plus soutenu avec des séances d'intensité durant la semaine.

La température ces derniers jours a été idéale pour courir avec des températures de 8-9 C. J'ai donc continué à sortir à tous les jours dans la semaine du 16 octobre sauf lundi le 17 octobre. De toutes façons, je ne cours jamais le lundi pour reposer mon vieux tendon d'Achille droit qui est fatigué depuis plusieurs années.

Donc, j'ai parcouru 51km dans cette dernière semaine incluant ma longue sortie de 18 km sous la pluie que je vous ai relatée dans mon dernier billet. Voici mes autres sorties:

- Mardi 18 octobre: 6km easy;
- Mercredi 19 octobre: 6km easy;
- Jeudi 20 octobre: 10km easy;
- Vendredi 21 octobre: 6km easy;
- Samedi 22 octobre: 5km easy;

J'étais donc frais dimanche le 23 octobre pour ma longue sortie de groupe. Nous étions neuf pour cet entrainement: François, Bruno, Renald, Magalie, Sylvie, Alex, André, Denis et moi-même. En ce qui a trait au parcours, nous avons descendu la côte Sherbrooke et nous nous sommes dirigé vers le sentier du parc linéaire de la Rivière St-Charles:



J'étais très heureux de ce choix de parcours. Comme je cours très tôt le matin durant la semaine, il m'est impossible de m'entrainer dans les sentiers et de profiter des belles couleurs automnales sauf le samedi matin où j'en profite pour sortir après la levée du jour.

Le parcours n'a pas été trop compliqué: 10 km dans un sens et retour sur nos pas pour un total de 20km:




Ce fut un entrainement bien agréable qui, comme à l'habitude, a passé rapidement. Parle à l'un, parle à l'autre et mine de rien, les kilomètres sont engrangés. Cependant, comme tout ce qui se descend se remonte, nous devions grimper la côte Sherbrooke pour revenir à notre point de départ:


Cette côte n'est pas très longue mais le pourcentage est elevé. Les fréquences cardiaques le furent aussi avec 185 pulsations minutes. Je devrai me servir de cette valeur, dans les prochaines semaines, pour savoir à quel % de ma fréquence cardiaque maximale je travaillerai durant mes différents entrainements.

Marathon de Moncton

Un marathon était tenu à Moncton, Nouveau-Brunswick, dimanche le 23 octobre:



128 coureurs ont pris part à ce marathon. Trois de mes compagnons d'entrainement faisaient partie du peleton soit Camilien Boudreau, Gilles Lamontagne et Roger Goulet. Encore une fois, de belles performances:

- Camilien Boudreau: 3:01:48 ( 3ième vétéran 40-49 ans);
- Gilles Lamontagne: 4:13:40 (3ième vétéran 60-99 ans, 202ième marathon à vie);
- Roger Goulet:4:14:40 ( 241ième marathon à vie);

Pour Gilles et Roger, ce fut un troisième marathon en quatre semaines ( Rimouski le 2 octobre, Bar Harbor le 16 octobre et Moncton le 23 ). Quel mois d'octobre !

Voici mon ami Gilles Lamontagne franchissant la ligne d'arrivée:



Et mon ami Roger Goulet de même:



Les deux multi-marathoniens ont toujours beaucoup de plaisir à chaque épreuve:



Quant à mon ami Camilien Boudreau, le plus rapide de notre groupe dominical, il semble, lui aussi, avoir bien apprécié son expérience à Moncton:



Marathon d'Hamilton

Lors de ma longue sortie du 23 octobre, François Maillette a fait de l'extra et a couru 32km en prévision du marathon d'Hamilton qui sera couru le 6 novembre prochain. Il s'agit d'un parcours rapide que François a fait en 2010. François, qui court dans la catégorie Vétéran II, s'est qualifié pour Boston 2012 par plus de 20 minutes et prendra part de nouveau au prestigieux marathon en avril prochain. Il devrait se qualifier pour Boston 2013 à moins de problème majeur.

Prochaine semaine

Il me reste une semaine de récupération avant de recommencer à travailler ma vitesse. J'ai encore bien des croutes à manger avant de reprendre un certain niveau. Je me suis imposé ces 4 semaines plus relax et elles devraient me permettre de mieux assimiler les prochains cycles d'entrainement.

lundi 17 octobre 2011

Deuxième semaine post Rimouski


Je commence la troisième semaine du mois de récupération que je prends à chaque année après mon marathon annuel.

J'ai couru six fois du dimanche 9 octobre au samedi 15 octobre pour 52 km dans ma semaine. Vous vous demandez pourquoi je parle de récupération alors que je sors six fois par semaine ? C'est que j'aime courir et surtout, courir l'automne. Cette saison est, à mon avis, la plus belle pour faire de la course à pied. Cependant, même à six fois par semaine, c'est vraiment de la récupération. Durant la semaine, je n'ai fait que des sorties de 5-6 kilomètres sauf jeudi où j'ai allongé à 9 kilomètres. Et le rythme a été très relax. Aucune intensité de quelque forme que ce soit.

Ma plus belle sortie est toujours celle du dimanche que je fais en groupe avec la «gang du Centre Lucien-Borne». Cependant, pour dimanche le 16 octobre, j'ai hésité toute la semaine entre aller faire la dernière compétition sur route dans la région de Québec, soit le Défi du Tour du Lac Beauport ou faire ma longue sortie du dimanche avec mes amis. Au Lac Beauport, c'était trois fois le tour du Lac sur une route en montagnes russes pour un total de 18km et pour ma longue sortie, à peu près la même distance. Samedi le 15 octobre, je n'étais toujours pas décidé. Depuis vendredi, la température était moche et on annonçait de la pluie pour toute la fin de semaine. Je me suis couché en me disant que je déciderais dimanche matin.

En me levant, dimanche, les conditions climatiques étaient toujours exécrables. J'avais entendu de grosses averses tomber durant la nuit et elles allaient continuer à s'abattre sur la région pour toute l'avant-midi. Finalement, j'ai opté pour laisser tomber la compétition. J'irais donc rejoindre mon groupe.

Nous étions sept pour cette sortie sous la pluie: Magalie Bellefeuille, Yvon Gagné, Renald Bouchard, André Angers, Denis Maheux, Camilien Boudreau et moi-même. Camilien avait décidé, lui aussi, de ne pas faire le Défi du Tour du Lac Beauport qu'il avait fait l'année dernière. Avant le départ, ça parlait de Rimouski. 

Yvon et Renald, étant parti du secteur Maizerets pour nous rejoindre, avaient déjà couru 45 minutes. Nous avons donc décidé d'aller les reconduire à leur point de départ et de revenir par après. Voici donc le parcours effectué:



Pour nous rendre jusqu'à Maizerets, nous avions le vent dans le dos et la pluie ne nous dérangeait pas trop. Mais après avoir laissé Renald et Yvon, ce fut plus désagréable au retour avec le vent de face. D'autant plus que la pluie avait augmenté. Nous avons alors opté de ne pas revenir par la piste cyclable le long de la Rivière St-Charles jusqu'à la rue Marie-de-l'Incarnation compte tenu de ce vent de face et de se diriger plutôt vers le Boulevard Champlain. Ainsi, nous pourrions de nouveau bénéficier d'un vent de dos entre la Gare-du-Palais et le début du Boulevard Champlain.

Petite surprise par contre ! Magalie proposa de monter le grand escalier du Cap Blanc. Il y avait des lunes que je ne l'avais pas monté. C'est le plus long escalier de Québec avec ses 389 marches:




Donc, après avoir parcouru une partie du Boulevard Champlain, nous sommes arrivé au pied de ce magnifique escalier. Nous avions déjà 14 kilomètres au compteur. J'ai décidé d'arrêter ma Garmin pour la durée de la montée jusqu'aux Plaines d'Abraham afin de ne pas fausser le pace moyen qui était enregistré sur ma montre. Par contre, comme j'avais ma ceinture de pulsations cardiaques, je pourrais ainsi mesurer l'effort fait d'une certaine façon.

J'ai donc grimpé l'escalier en marchant rapidement mais sans arrêt. J'ai senti rapidement mes quadriceps et mes mollets. Quant au rythme cardiaque, plus je montais, plus les pulsations montaient. Lorsque j'arrivais sur un palier, je joggais jusqu'au début de la série suivante de marches. Finalement, j'ai rejoint mon ami Denis Maheux qui paraissait surpris de me voir  derrière lui en haut de l'escalier. Mes pulsations étaient alors à 182. 220 moins mon âge (52 ans ) devrait donner 168. J'ai toujours été plus résistant qu'endurant. Cette montée d'aujourd'hui le confirme.

Les quatre derniers kilomètres m'ont paru relativement faciles malgré l'effort que j'avais donné dans l'escalier. C'est comme si j'avais décrassé le moteur. Finalement, nous avons fait un beau 18km  qui a passé rapidement comme à l'habitude. Une moyenne de 6:04 minutes au kilomètre avec certaines variations qui ne m'ont pas parues difficiles:




Nouvelles de Gilles Lamontagne et Roger Goulet

Mes deux amis «multi-marathoniens», pendant ce temps-là, avaient fait le voyage à Bar Harbor, Maine, pour aller courir le Mount Desert Island Marathon. Il s'agit d'un marathon couru dans un décor rural magnifique, parcours assez côteux toutefois:




Nos deux comparses ont terminé, dimanche le 16 octobre,  dans le même temps, soit 4:17:18, Roger pour une première place chez les 70-74 ans et Gilles une troisième chez les 65-69 ans. Roger en était à son 240ième à vie et Gilles à son 201ième. Toutes mes félicitations !

Gilles Lamontagne, avec sa casquette jaune, et Roger Goulet à son côté terminant le marathon:





Roger et Gilles et leurs épouses respectives, Lise et Lorraine, pour la traditionnelle photos des médailles et plaques dans leur catégorie:



Magalie Bellefeuille

À l'entrainement,  Magalie me faisait remarquer que j'avais erré dans mon dernier billet en écrivant qu'elle courrait depuis les années 90. J'étais resté sur l'impression qu'elle avait commencé vers 1998-1999 au moment où j'ai arrêté de m'entrainer avec La Foulée et le groupe de Roger Goulet. En fait, Magalie a commencé à courir en 2002. Par contre, je ne me trompais pas en disant qu'elle était une marathonienne d'expérience. Elle a une vingtaine de marathons à son actif.

À venir

Mes deux prochaines semaines complèteront ma récupération post marathon. Elles devraient ressembler à celle que je viens de compléter. Les températures, à 5:00 heures du matin, devraient être plus fraiches. Encore bien du plaisir en perspective...

lundi 10 octobre 2011

Semaine post Rimouski

Je ressens toujours un anti-climax suite à un marathon. Pendant douze semaines, je me  prépare autant phsyiquement que mentalement. Je focuse sur un objectif et après, plus rien sauf le désir de continuer à courir comme je le fais depuis 1979.

Entre 1999 et 2009, je n'ai fait que le marathon des Deux-Rives comme compétition. Je m'entrainais seul et l'anti-climax était plus fort. Après le marathon, je continuais à m'entrainer mais je diminuais le kilométrage à 40-45 km par semaine de septembre à mars inclusivement. Par la suite, je reprenais ma progression marathon pour atteindre 90 km par semaine en juin et juillet.

L'année 2010 a sonné un changement pour moi. Premièrement, j'ai recommencé à faire d'autres compétitions ( deux demi-marathons et deux 10km ). Deuxièmement, j'ai réintégré mon groupe de coureurs qui s'entraine au Centre-Lucien Borne, groupe dirigé officieusement par Roger Goulet, un vétéran qui a 239 marathons derrière la cravate. Je ne me joins à eux que le dimanche car je préfère courir le matin très tôt pour ne pas trop perturber ma vie de famille. Cependant, chaque dimanche est une fête pour moi. J'ai beaucoup de plaisir lors de ces longues sorties de groupe et je les attends toujours avec impatience.

Tout celà pour vous dire que l'anti-climax est moins fort cette année. Comme je vous l'ai expliqué dans mon dernier billet, j'ai terminé le marathon en force:




Musculairement, j'étais beaucoup moins affecté que par les années antérieures après le marathon des Deux-Rives. Est-ce ma gestion de la course au niveau de l'alimentation que j'expérimentais pour la première fois cette année et/ou la température plus fraiche qui en furent la cause ? Je l'ignore. Cependant, j'ai quand même joué la carte de la prudence en ne faisant rien pour les trois jours suivant le marathon. Jeudi le 6 octobre, je piaffais d'impatience de rechausser mes espadrilles et je suis allé jogger un petit 5km relax. J'ai fait de même vendredi et samedi. Déjà, samedi, j'avais augmenté légèrement le pace et j'avais hâte à dimanche comme d'habitude.

Pour cette première longue sortie post-marathon, nous n'étions que 6. J'étais donc accompagné par André Angers, Denis Maheux, André Lepire, Camilien Boudreau et Bruno Samson. Comme Camilien, Bruno et André Lepire sont plus rapides, les plus lents se sont laissés entrainer. Après une couple de kilomètres, nous avons formé deux petits groupes. Il faut comprendre que dans cette gang de coureurs, il y a plusieurs regroupements durant l'entrainement, les plus rapides attendant toujours les plus lents. Il y a un esprit de corps très important: chaque coureur est important.

Côté entrainement, je croyais que nous nous limiterions à environ 1 heure 30 minutes. Cependant, Denis Maheux a proposé 20km et tout le monde a approuvé. Nous étions trois à avoir fait le marathon la semaine dernière avec Denis et Bruno. Il semblerait que j'ai été le seul à avoir les jambes pesantes dans la deuxième partie de ce 20km. Les gars sont très forts. Denis Maheux et Roger Goulet ont même couru 14 kilomètres le lendemain du marathon de Rimouski. Denis essayait des espadrilles neuves qu'il venait d'acheter à la boutique Le Coureur Nordique. Il est repassé à la boutique qui se trouve près du Centre Lucien Borne et il a lançé en farce que les espadrilles lui donnaient mal aux jambes. Quant à Roger Goulet, il fait le marathon de Bar Harbor le 16 octobre. S'il y en avait eu un le 9 octobre, il l'aurait fait. Au printemps dernier, il en a collé quatre ou cinq à une semaine d'intervalle.

Photos du marathon de Rimouski

François Maillette qui s'entraine aussi avec nous le dimanche était à Rimouski pour le demi-marathon. Il en a profité pour prendre des photos de ses amis qui terminaient le marathon. Comme il nous les a transmises à tous, je vais en profiter pour présenter brièvement certains de mes amis:

Bruno Samson:



Bruno Samson en était à son deuxième marathon à vie. Il a baissé son temps par plus de trente minutes en terminant en 3:29:31. Il a des belles capacités et il sera à surveiller dans les prochaines années.

Denis Babin:





Denis apparaît ici un peu en arrière avec la coupe-vent ouvert. Denis a enregistré un chrono de 3:34:03. Il s'entraine en poussant un baby-jogger. Ça me semble très efficace comme méthode d'entrainement. Et dire qu'il m'a dit après le marathon qu'il était un peu «rouillé» !

Magalie Bellefeuille et Gilles Lamontagne:




Magalie se trouve à côté de Gilles Lamontagne, le coureur à la casquette jaune. Elle est la conjointe de Denis Babin. Elle est nouvelle maman depuis l'année dernière et faisait son premier marathon depuis son accouchement. Elle a terminé en 4:00:51. Elle court depuis les années 90 et a déjà beaucoup d'expérience comme marathonienne.

Quant à Gilles Lamontagne,  je vous en ai parlé beaucoup dans mes derniers billets. Il a complété son 200ième marathon à vie dans le même temps que Magalie. Il fait plusieurs marathons par année avec Roger Goulet. C'est un coureur avec une très longue expérience. Un véritable «musée vivant» de la course à pied :))

Dominique Jobin:





Dominique en était à son premier marathon à vie qu'il a fait en 4:01:17. Il ne s'entraine pas avec nous vu qu'il travaille à l'extérieur. Il est le beau-fils de Roger Goulet qui me l'a présenté au Marathon de Québec début mai dernier. J'ai eu l'occasion de la connaître un peu plus à Rimouski. Il va sans dire qu'il avait tout un exemple en la personne de Roger.

Denis Maheux:






Denis fut mon compagnon de voyage pour Rimouski. Je le connais depuis les années 90 et j'ai eu l'occasion de pouvoir renouer contact plus longuement durant ce voyage. En plus d'être infirmier à l'urgence sur les avions hôpitaux, il s'est découvert une passion pour la musique à côté de celle pour la course à pied. Il est un marathonien d'expérience qui s'implique aussi beaucoup  bénévolement au Marathon des Deux-Rives. Résultat à Rimouski: 4:03:25.

Renald Bouchard




Je connais Renald depuis une vingtaine d'années ayant même eu l'occasion de partager une chambre pour un marathon de Boston dans les années 90. Renald est professeur d'éducation physique à la retraite et vient d'avoir 65 ans cette année. C'est un marathonien d'expérience qui s'entraine très bien. Il a complété le marathon de Rimouski en 4:03:35.


Sylvie Boivin et Roger Goulet:





Sylvie est une autre marathonienne d'expérience qui s'entraine avec nous le dimanche matin. Son conjoint, Gerry McDonald, s'entraine aussi avec nous. Je les connais depuis les années 1990 du temps de mes années avec la club La Foulée. Sylvie a terminé le marathon en 4:08:14.

Quant à Roger Goulet, c'est un gars humble qui n'aime pas faire parler de lui.  Cependant, 239 marathons à vie avec celui de Rimouski, je crois que ça commence à mériter d'en parler un peu. Et sa saison d'automne n'est pas terminée. J'ai suivi son rytme d'une dizaine de marathons par année pendant cinq années dans les années 90. Mais lui, ça fait vingt ans qu'il fait celà. Une véritable machine. Il a eu 70 ans le 6 octobre et il fait le marathon de Boston à chaque année depuis 25 ans. Roger a terminé le marathon de Rimouski en 4:09:18 ( en même temps que Sylvie qui était parti plus loin dans le peleton au départ, ce qui explique le meilleur temps net pour Sylvie ).

Prochains billets

Comme ma saison de compétitions est terminée ( sauf pour le 16 octobre où j'hésite encore à me présenter au Défi du Lac Beauport ), mes prochains billets traiteront de mon entrainement. Je vous donnerai aussi des nouvelles des coureurs de mon groupe qui compétionneront à l'extérieur car ils sont une véritable source de motivation et d'inspiration pour moi. Et à tous ceux qui courent,  profitez de l'automne pour sortir. C'est à mon avis la plus belle saison pour courir.






mardi 4 octobre 2011

Marathon de Rimouski

Fin de semaine très chargée avec cette 10ième édition du marathon de Rimouski. De mon côté, j'y ai fait mon marathon annuel suite à l'annulation du marathon des Deux-Rives. C'était aussi le 200ième marathon de mon ami Gilles Lamontagne. De plus, la majeure partie des mes compagnons du dimanche y étaient pour prendre part au marathon ou au demi-marathon.

L'avant-course

Suite au forfait de ma conjointe pour m'accompagner à Rimouski,  je me retrouvais seul pour faire le voyage. Finalement, Denis Maheux, un de mes parternaires d'entrainement du dimanche,et sa conjointe Claire, ont accepté de m'embarquer. Je pensais avoir bien fait mes bagages:


Cependant, après une heure de route à parler avec mon ami Denis, je me suis rendu compte que j'avais laissé ma montre Garmin Forunner 305 à Québec. Déception ! Je m'étais entrainé avec elle toute l'année en vue de mon marathon. Je ferai donc ce marathon «à la old» comme m'a gentillement commenté un ami Dailymile dans la soirée.

Le voyage à Rimouski se fait sans encombre et nous n'avons pas vu ces trois heures de route. Vers 15:00 heures, nous étions déjà devant l'Institut maritime, quartier général du marathon de Rimouski. Voici, mes compagnons de voyage, Denis et sa conjointe Claire, photographiés devant l'Institut maritime:


Nous avons donc rejoint immédiatement la petite salle réservée au retrait des dossards:


Le peleton de l'épreuve de 42,2/km était limité à 300 personnes cette année. Ce sont surtout des coureurs d'expérience qui y prennent part année après année. L'atmosphère est presque familiale. C'est le charme des petits marathons.

Par la suite, nous prenon possession de nos chambres respectives, Denis et Claire à l'Auberge des Gouverneurs et moi à l'Hôtel Rimousk où j'avais réservé depuis la fin août. J'ai rejoint au téléphone mon ami Gilles Lamontagne qui logeait au même hôtel et nous nous sommes donné rendez-vous à 18:00 heures pour le repas de pâtes.

Ce repas était tenu à la cafétéria de l'Institut maritme. J'ai pu rencontrer presque tous mes coéquipiers d'entrainement et leurs accompagnateurs. Après le repas, mon ami Gilles Lamontagne paraissait songeur. Nous préparait-il un grand coup pour son 200ième marathon à vie ? Il apparaît ici avec son gilet bleu du marathon de Boston en peu en retrait de mes amis coureurs Gerry, Sylvie et Magalie:



Un peu plus tard à l'Hôtel Rimouski, j'ai vu qu'il était détendu comme à l'habitude après qu'il nous ait fait bien rire:




Nous sommes tous allé nous coucher tôt pour être en forme pour le lendemain. Mais avant de vous parler de la journée du dimanche, admirez ce beau coucher de soleil que j'ai capté au dessus du fleuve St-Laurent à la sortie de l'Institut martime:



La course

Je devais me reposer avant la course en me couchant tôt mais ce ne fut pas le cas. J'ai eu de la difficulté à trouver le sommeil et ma nuit fût trop courte. J'ai donc relaxé le plus possible et je me suis préparé à quitter ma chambre pour 7:15 heures. Je suis allé rejoindre Denis et Claire à l'Auberge des Gouverneurs. Ils avaient obtenu l'autorisation de garder leur chambre jusqu'à 14 heures, question de pouvoir prendre une douche à cet endroit après le marathon, J'y ai donc laissé mes bagages.

Vers 8 heures, nous nous sommes rendu à la ligne de départ. Voici, à quoi elle ressemble:



Cette photo date de l'année dernière mais nous avions à peu près le même temps gris, la chaussée mouillée en moins. Le mercure affichait 6 C et les vents soufflaient à 20 km/heure avec des rafales à 40/km heure. De quoi avoir besoin du survêtement avant le départ. Grâce à Claire, Denis et moi avons pu le garder jusqu'à la dernière minute avant de les lui remettre. Question vêtements,  j'avais opté pour le gilet mince à manches longues en polartech sous mon singlet, les gants et la casquette. Plusieurs coureurs avaient décidé de courir avec leur coupe-vent. Mais je savais que je ne me trompais pas. Je n'ai pas gelé durant la course et j'étais juste bien.

À 8:30 heures tapant, le départ fût donné. J'ai pris un peu plus d'une minute pour passer la ligne de départ et je n'étais pas vers la fin du peleton. Le corridor de départ est vraiment étroit. À défaut de Garmin, j'ai parti le chrono de ma montre Timex Ironman en passant le tapis électronique.

J'ai pris immédiatment un rythme confortable de 6 minutes au kilomètre en entrant immédiatement dans ma bulle. J'étais un peu fatigué vu cette nuit trop courte et je voulais bien répartir mes énergies. Mon ami Gilles Lamontagne m'a d'abord rejoint et il me semblait trop rapide pour moi. Je n'étais pas dans un grand jour. Je l'ai laissé aller. Par la suite, ce fut au tour de mes amies Magalie Bellefeuille et et Sylvie Boivin de me rejoindre. J'ai couru un peu avec elles mais quand j'ai vu qu'elles ont accéléré, je les ai laissées partir elles aussi. Je voulais rester confortable le plus longtemps possible, d'autant plus que nous avions le vent de face pour les 21 premiers kilomètres.

Au kilomètre 10.5, les coureurs du demi-marathon ont rebroussé chemin pour retourner à la ligne de départ. Tout à coup, j'ai eu l'mpression de me retrouver seul. Mais rapidement, j'ai intégré un peleton de sept coureurs et j'ai pu me cacher du vent. Au marathon de Rimouski, il est important d'accrocher un peleton au risque de trouver le temps long. J'avais couru seul pendant 32 kilomètres en 2007 et je m'en souvenais.

J'ai donc continué à courir confortablement jusqu'au demi-marathon que j'ai passé en 2 heures 6 minutes sur une base précise de 6 minutes au kilomètre. Je m'alimentais à chaque heure avec un gel de marque Powerbar et je buvais quelques gorgées de Gatorade aux différents points d'eau bien que ne ressentais pas la soif vu la température très fraiche.

La marque du 21.1 km se trouve à Ste-Luce-sur-Mer et nous y faisons demi-tour pour retourner à Rimouski par le même parcours. Avant de tourner, j'ai pu voir où tous mes amis se trouvaient car nous nous sommes croisés. La majorité se trouvait dans un peleton. Dès que nous avons changé de direction,  nous avions le vent dans le dos. Nous avons perdu quelques coureurs à notre peleton et nous nous sommes retrouvé quatre. Je me suis senti bien jusqu'au 24ième kilomètre où j'ai commencé à avoir les jambes légèrement lourdes. Rien de dramatique. J'ai raccourci la foulée et j'ai gardé le même rythme. Au 28ième kilomètre, j'ai ressenti une certaine fatigue et j'ai décidé de baisser un peu de régime tout en continuant à m'alimenter à la trosième heure. J'ai couru un peu plus lentement, soit environ 30 secondes au kilomètre, entre le 28ième et le 34ième kilomètre. Bonne stratégie car je me suis refait une santé et j'ai recommencé à accéler graduellement entre le 34ième kilomètre et l'arrivée pour finir en force. J'avais encore du jus et j'aurais pu continuer un peu. Cependant, j'étais heureux d'avoir terminé. Temps final: 4:20:33 pour une moyenne de 6:11minutes au kilomètre.



À l'arrivée Claire m'attendait avec mon survêtement. Denis, ayant terminé en 4:03:25, était déjà à la douche. Merci Claire ! Ce fût très apprécié.

Nous avons donc rejoint Denis à l'Auberge des Gouverneurs. J'étais heureux, comme à l'habitude, d'avoir complété mon 74ième marathon à vie et ce, même si tous mes amis avaient terminé devant moi:




Ceci me donne la motivation de continuer à perdre le poids requis et continuer de m'entrainer pour les rattraper :)))

L'après-course

Après une douche rapide, nous sommes retourné à l'Institut maritime où un repas chaud était offert. Un bon repas de poulet après avoir mangé des pâtes alimentaires pendant trois jours !

À la cérémonie de remise des médailles, l'organisation du marathon honorait, entre autres, les coureurs qui avaient pris part aux 10 premières éditions du marathon. Mon ami Roger Goulet faisait partie de ce groupe:


Quant à mon ami Gilles Lamontagne, il était bien heureux d'avoir complété son 200ième marathon à vie en 4:00:51, ce qui le qualifie aussi pour le marathon de Boston 2013:



Nous avions donc quatre évènements à souligner: le 200ième marathon de Gilles Lamontagne, le 10ième marathon de Rimouski de Roger Goulet ( 239ième marathon à vie), le premier marathon à vie de Dominique, beau-fils de Roger Goulet et le 70ième anniversaire de ce dernier le 6 octobre prochain. De gauche à droite, Roger, Dominique et Gilles:



Mon ami Denis Maheux, ayant bien des choses à se faire pardonner ( une histoire de Bouddha qui remonte à des lunes semble-t-il ), avait promis à Gilles Lamontagne que s'il ferait un meilleur temps que lui, il s'agenouillerait devant lui pour son 200ième marathon à vie. Gilles l'ayant devancé de trois minutes, Denis dut s'exécuter:



Encore une fois, beaucoup des rires et beaucoup de plaisir. C'est vrai qu'on aime performer mais avant tout, dans cette gang de coureurs, on aime avoir du plaisir.

Les temps de mes compagnons d'entrainement

Ils ont tous fait de belles courses et je tiens à le souligner. Voici leurs temps:

Marathon:

- Bruno Samson: 3:29:31 ( plus de trente minutes d'amélioration à son deuxième marathon à vie);
- Denis Babin: 3:34:03;
- Magalie Bellefeuille: 4:00:51;
- Dominique Jobin: 4:01:17 ( beau-fils de Roger Goulet );
- Renald Bouchard: 4:03:35;
- Sylvie Boivin: 4:08:14;
- Roger Goulet: 4:09:18;

Demi-marathon:

- François Maillette: 1:34:08;
- Yvon Gagné: 1:58:00;

Ma gang du dimanche au Lucien-Borne est très importante pour moi et je l'apprécie beaucoup. Après ce marathon d'automne, je vais baisser un peu le kilométrage pour les prochaines semaines mais je sais que je vais continuer de m'amuser en course à pied. Cest ça le plus important.

À suivre...