Follow by Email

mardi 4 octobre 2011

Marathon de Rimouski

Fin de semaine très chargée avec cette 10ième édition du marathon de Rimouski. De mon côté, j'y ai fait mon marathon annuel suite à l'annulation du marathon des Deux-Rives. C'était aussi le 200ième marathon de mon ami Gilles Lamontagne. De plus, la majeure partie des mes compagnons du dimanche y étaient pour prendre part au marathon ou au demi-marathon.

L'avant-course

Suite au forfait de ma conjointe pour m'accompagner à Rimouski,  je me retrouvais seul pour faire le voyage. Finalement, Denis Maheux, un de mes parternaires d'entrainement du dimanche,et sa conjointe Claire, ont accepté de m'embarquer. Je pensais avoir bien fait mes bagages:


Cependant, après une heure de route à parler avec mon ami Denis, je me suis rendu compte que j'avais laissé ma montre Garmin Forunner 305 à Québec. Déception ! Je m'étais entrainé avec elle toute l'année en vue de mon marathon. Je ferai donc ce marathon «à la old» comme m'a gentillement commenté un ami Dailymile dans la soirée.

Le voyage à Rimouski se fait sans encombre et nous n'avons pas vu ces trois heures de route. Vers 15:00 heures, nous étions déjà devant l'Institut maritime, quartier général du marathon de Rimouski. Voici, mes compagnons de voyage, Denis et sa conjointe Claire, photographiés devant l'Institut maritime:


Nous avons donc rejoint immédiatement la petite salle réservée au retrait des dossards:


Le peleton de l'épreuve de 42,2/km était limité à 300 personnes cette année. Ce sont surtout des coureurs d'expérience qui y prennent part année après année. L'atmosphère est presque familiale. C'est le charme des petits marathons.

Par la suite, nous prenon possession de nos chambres respectives, Denis et Claire à l'Auberge des Gouverneurs et moi à l'Hôtel Rimousk où j'avais réservé depuis la fin août. J'ai rejoint au téléphone mon ami Gilles Lamontagne qui logeait au même hôtel et nous nous sommes donné rendez-vous à 18:00 heures pour le repas de pâtes.

Ce repas était tenu à la cafétéria de l'Institut maritme. J'ai pu rencontrer presque tous mes coéquipiers d'entrainement et leurs accompagnateurs. Après le repas, mon ami Gilles Lamontagne paraissait songeur. Nous préparait-il un grand coup pour son 200ième marathon à vie ? Il apparaît ici avec son gilet bleu du marathon de Boston en peu en retrait de mes amis coureurs Gerry, Sylvie et Magalie:



Un peu plus tard à l'Hôtel Rimouski, j'ai vu qu'il était détendu comme à l'habitude après qu'il nous ait fait bien rire:




Nous sommes tous allé nous coucher tôt pour être en forme pour le lendemain. Mais avant de vous parler de la journée du dimanche, admirez ce beau coucher de soleil que j'ai capté au dessus du fleuve St-Laurent à la sortie de l'Institut martime:



La course

Je devais me reposer avant la course en me couchant tôt mais ce ne fut pas le cas. J'ai eu de la difficulté à trouver le sommeil et ma nuit fût trop courte. J'ai donc relaxé le plus possible et je me suis préparé à quitter ma chambre pour 7:15 heures. Je suis allé rejoindre Denis et Claire à l'Auberge des Gouverneurs. Ils avaient obtenu l'autorisation de garder leur chambre jusqu'à 14 heures, question de pouvoir prendre une douche à cet endroit après le marathon, J'y ai donc laissé mes bagages.

Vers 8 heures, nous nous sommes rendu à la ligne de départ. Voici, à quoi elle ressemble:



Cette photo date de l'année dernière mais nous avions à peu près le même temps gris, la chaussée mouillée en moins. Le mercure affichait 6 C et les vents soufflaient à 20 km/heure avec des rafales à 40/km heure. De quoi avoir besoin du survêtement avant le départ. Grâce à Claire, Denis et moi avons pu le garder jusqu'à la dernière minute avant de les lui remettre. Question vêtements,  j'avais opté pour le gilet mince à manches longues en polartech sous mon singlet, les gants et la casquette. Plusieurs coureurs avaient décidé de courir avec leur coupe-vent. Mais je savais que je ne me trompais pas. Je n'ai pas gelé durant la course et j'étais juste bien.

À 8:30 heures tapant, le départ fût donné. J'ai pris un peu plus d'une minute pour passer la ligne de départ et je n'étais pas vers la fin du peleton. Le corridor de départ est vraiment étroit. À défaut de Garmin, j'ai parti le chrono de ma montre Timex Ironman en passant le tapis électronique.

J'ai pris immédiatment un rythme confortable de 6 minutes au kilomètre en entrant immédiatement dans ma bulle. J'étais un peu fatigué vu cette nuit trop courte et je voulais bien répartir mes énergies. Mon ami Gilles Lamontagne m'a d'abord rejoint et il me semblait trop rapide pour moi. Je n'étais pas dans un grand jour. Je l'ai laissé aller. Par la suite, ce fut au tour de mes amies Magalie Bellefeuille et et Sylvie Boivin de me rejoindre. J'ai couru un peu avec elles mais quand j'ai vu qu'elles ont accéléré, je les ai laissées partir elles aussi. Je voulais rester confortable le plus longtemps possible, d'autant plus que nous avions le vent de face pour les 21 premiers kilomètres.

Au kilomètre 10.5, les coureurs du demi-marathon ont rebroussé chemin pour retourner à la ligne de départ. Tout à coup, j'ai eu l'mpression de me retrouver seul. Mais rapidement, j'ai intégré un peleton de sept coureurs et j'ai pu me cacher du vent. Au marathon de Rimouski, il est important d'accrocher un peleton au risque de trouver le temps long. J'avais couru seul pendant 32 kilomètres en 2007 et je m'en souvenais.

J'ai donc continué à courir confortablement jusqu'au demi-marathon que j'ai passé en 2 heures 6 minutes sur une base précise de 6 minutes au kilomètre. Je m'alimentais à chaque heure avec un gel de marque Powerbar et je buvais quelques gorgées de Gatorade aux différents points d'eau bien que ne ressentais pas la soif vu la température très fraiche.

La marque du 21.1 km se trouve à Ste-Luce-sur-Mer et nous y faisons demi-tour pour retourner à Rimouski par le même parcours. Avant de tourner, j'ai pu voir où tous mes amis se trouvaient car nous nous sommes croisés. La majorité se trouvait dans un peleton. Dès que nous avons changé de direction,  nous avions le vent dans le dos. Nous avons perdu quelques coureurs à notre peleton et nous nous sommes retrouvé quatre. Je me suis senti bien jusqu'au 24ième kilomètre où j'ai commencé à avoir les jambes légèrement lourdes. Rien de dramatique. J'ai raccourci la foulée et j'ai gardé le même rythme. Au 28ième kilomètre, j'ai ressenti une certaine fatigue et j'ai décidé de baisser un peu de régime tout en continuant à m'alimenter à la trosième heure. J'ai couru un peu plus lentement, soit environ 30 secondes au kilomètre, entre le 28ième et le 34ième kilomètre. Bonne stratégie car je me suis refait une santé et j'ai recommencé à accéler graduellement entre le 34ième kilomètre et l'arrivée pour finir en force. J'avais encore du jus et j'aurais pu continuer un peu. Cependant, j'étais heureux d'avoir terminé. Temps final: 4:20:33 pour une moyenne de 6:11minutes au kilomètre.



À l'arrivée Claire m'attendait avec mon survêtement. Denis, ayant terminé en 4:03:25, était déjà à la douche. Merci Claire ! Ce fût très apprécié.

Nous avons donc rejoint Denis à l'Auberge des Gouverneurs. J'étais heureux, comme à l'habitude, d'avoir complété mon 74ième marathon à vie et ce, même si tous mes amis avaient terminé devant moi:




Ceci me donne la motivation de continuer à perdre le poids requis et continuer de m'entrainer pour les rattraper :)))

L'après-course

Après une douche rapide, nous sommes retourné à l'Institut maritime où un repas chaud était offert. Un bon repas de poulet après avoir mangé des pâtes alimentaires pendant trois jours !

À la cérémonie de remise des médailles, l'organisation du marathon honorait, entre autres, les coureurs qui avaient pris part aux 10 premières éditions du marathon. Mon ami Roger Goulet faisait partie de ce groupe:


Quant à mon ami Gilles Lamontagne, il était bien heureux d'avoir complété son 200ième marathon à vie en 4:00:51, ce qui le qualifie aussi pour le marathon de Boston 2013:



Nous avions donc quatre évènements à souligner: le 200ième marathon de Gilles Lamontagne, le 10ième marathon de Rimouski de Roger Goulet ( 239ième marathon à vie), le premier marathon à vie de Dominique, beau-fils de Roger Goulet et le 70ième anniversaire de ce dernier le 6 octobre prochain. De gauche à droite, Roger, Dominique et Gilles:



Mon ami Denis Maheux, ayant bien des choses à se faire pardonner ( une histoire de Bouddha qui remonte à des lunes semble-t-il ), avait promis à Gilles Lamontagne que s'il ferait un meilleur temps que lui, il s'agenouillerait devant lui pour son 200ième marathon à vie. Gilles l'ayant devancé de trois minutes, Denis dut s'exécuter:



Encore une fois, beaucoup des rires et beaucoup de plaisir. C'est vrai qu'on aime performer mais avant tout, dans cette gang de coureurs, on aime avoir du plaisir.

Les temps de mes compagnons d'entrainement

Ils ont tous fait de belles courses et je tiens à le souligner. Voici leurs temps:

Marathon:

- Bruno Samson: 3:29:31 ( plus de trente minutes d'amélioration à son deuxième marathon à vie);
- Denis Babin: 3:34:03;
- Magalie Bellefeuille: 4:00:51;
- Dominique Jobin: 4:01:17 ( beau-fils de Roger Goulet );
- Renald Bouchard: 4:03:35;
- Sylvie Boivin: 4:08:14;
- Roger Goulet: 4:09:18;

Demi-marathon:

- François Maillette: 1:34:08;
- Yvon Gagné: 1:58:00;

Ma gang du dimanche au Lucien-Borne est très importante pour moi et je l'apprécie beaucoup. Après ce marathon d'automne, je vais baisser un peu le kilométrage pour les prochaines semaines mais je sais que je vais continuer de m'amuser en course à pied. Cest ça le plus important.

À suivre...

6 commentaires:

  1. Quel beau récit François!!! On sent très bien le plaisir que vous avez eu!!! Bravo à toi ainsi qu'à toute votre belle gang!!!

    RépondreSupprimer
  2. 74éme Marathon au compteur, là je dis respect François!
    A quand un 1er en commun, chez toi ou chez moi?

    RépondreSupprimer
  3. 74 ème marathon pour l'un, 200ème pour l'autre, mes respects messieurs !
    Moi je coure toujours après mon premier ! Faudrait que je me décide un jour mais j'ai peur de ne pas avoir les jambes pour !

    RépondreSupprimer
  4. Bonjour,

    Félicitations et merci du beau récit ! Cela me motive. Je vais me remettre à l'entrainement à la suite de la lecture.

    Je pense que la photo du départ date de 2009 car j'y étais l'an dernier et il ne pleuvait pas.

    RépondreSupprimer
  5. Félicitation. Vous faites un beau groupe et çà doit être vraiment intéressant s'entraîner dans ce groupe. Bravo.

    RépondreSupprimer
  6. Tout comme DD2012, je ne me sens pas capable pour l'instant de faire un marathon!
    Encore une belle course avec des amis et beaucoup de plaisir, c'est l'essentiel.

    RépondreSupprimer