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mardi 20 septembre 2011

10km de l'Université Laval

Un de mes objectifs cette saison était le 10km de l'Université Laval que j'ai recommencé à courir l'année dernière:



La course a toujours été tenue sur un parcours propice à de bonnes performances. D'ailleurs, mon meilleur temps à vie (37:45) y a été établi. Il date par contre de plus de 20 ans (1988).

Dimanche matin, le 18 septembre, je me suis levé à 5 heures 30, bien avant le départ de la course donné à 10 heures 30. J'avais eu une bonne nuit de sommeil et j'ai continué à relaxer avant de prendre mon déjeuner vers 7 heures, m'assurant ainsi de terminer de manger trois heures avant la course. Départ pour l'Université Laval un peu avant 9 heures. Je n'ai pris que 15 minutes en voiture pour rallier les installations du  PEPS,soit le Pavillon de l'éducation physique et des sports de l'Université Laval:



Après avoir récupéré mon dossard au PEPS, j'ai rencontré Marcel Plante avec qui j'ai couru dans les années 90 et qui s'est remis à la course à pied il y a un an ou deux. Au vestiaire, j'ai croisé aussi Jean Bouchard, coureur aveugle que j'ai guidé dans les années 80 et 90. Jean aura 75 ans en novembre prochain et il court encore le 10km de l'Université Laval à chaque année ainsi que d'autres compétitions. Une véritable institution ce Jean ! Le voici en 2003 avant sa traversée du Canada à vélo:



Marcel et moi sommes sortis ensemble du PEPS pour aller au départ où on nous a remis la puce de Quidchrono. La température était parfaite pour courir, environ 13 C et du soleil. Nous nous sommes réchauffés, Marcel pour environ 1.5km et moi pour 2km. Cinq minutes avant le départ, j'ai retrouvé Marcel dans le peleton. Deux autres connaissances nous ont rejoint, soit Jacques Burte et Robert Giguère. Ce dernier, entre autres, m'épate énormément. Il a couru et skié toute sa vie. Aujourd'hui âgé de 83 ans, il participe encore à de nombreuses compétitions:



Entouré de ces coureurs inspirants, j'ai pris le départ du 10km dont le peleton était constitué de 834 coureurs. Il a fallu plus de 30 secondes pour passer la ligne:





Le peleton était serré et il fallait manoeuvrer pour se faufiler. Je ne voulais pas perdre trop de temps dans le premier kilomètre. Mission accomplie, je suis passé en 5 minutes pile avec Marcel sous mes talons. Le deuxième kilomètre étant plus roulant,  a été franchi en 4:48. Je me sentais très bien étant dans ma zone. Marcel n'a pas suivi. J'ai continué à enfiler des kilomètres sous les 5 minutes jusqu'au 5ième kilomètre: 4:55, 4:55 et 4:47. Passé la mi-course, j'étais toujours très bien. Cependant, j'ai commencé à ralentir un peu dans le 6ième kilomètre (5:00), Le 7ième kilomètre est le plus difficile avec un léger faux plat montant. J'ai continué à ralentir (5:11). J'ai voulu mettre de la pression dans le 8ième kilomètre pour maintenir les quelques secondes que j'avais en banque pour passer sous les 50 minutes et je me suis rapproché du 5 minutes au kilomètre (5:05). Malheureursement, j'avais trop donné et un point de côté est apparu. J'ai du diminuer pour récupérer dans le 9ième kilomètre (5:21), ce qui m'a permis de finir plus fort dans le dernier kilomètre (4:58).

Ayant trop perdu de secondes dans la deuxième portion de la course, j'ai franchi la ligne d'arrivée en 50:19, manquant mon objectif par 20 secondes. J'étais un peu déçu mais j'ai quand même amélioré mon temps de l'année dernière de 17 secondes. Mon ami Marcel Plante a suivi en 51:01. Voici, les temps de mes autres amis et connaissances:

- Denis Duchesne de Loretteville, un ami avocat qui a couru son premier marathon avec moi  en 1998: 47:01
- Paul Lajoie de l'Ile-aux-Coudres: deuxième vétéran IV en 47:53;
- Jacques Burté de Beaupré: troisième vétéran IV en 55:02;
- Jean Bouchard de Québec ( coureur aveugle ): quatrième vétéran IV en 59:19;
- Robert Giguere de Beaupré: premier vétéran V en 1:02:42;

Bref, une belle journée où j'ai revu des coureurs que je connais de longue date tout en profitant d'une belle compétition toujours bien organisée.

samedi 17 septembre 2011

En route vers Rimouski

Malgré que j'aie couru un beau demi-marathon le 28 août dernier au Marathon des Deux-Rives, j'ai été très déçu de l'annulation de l'épreuve de 42.2 km pour laquelle je m'étais préparé tout l'été. J'ai pris la décision de faire le marathon de Rimouski avant même de prendre le départ du demi-marathon.

Ma décision a été un peu tributaire de celle de mon ami Gilles Lamontagne qui s'apprêtait à courir son 200ième marathon à vie. Gilles était encore plus déçu que moi et pour cause. Comme Gilles est pour moi un bon ami que j'apprécie et qu'il est un de mes coureurs modèles, je lui ai dit, le matin du 28 août, que je prendrais part au même marathon que lui afin de partager, à ma manière, la belle expérience qu'il va vivre en complétant son 200ième. Le choix de Rimouski avait été fait avant le coup de canon signalant le départ du demi-marathon des Deux-Rives.

Côté entrainement, j'ai naturellement du changer la planification prévue. J'avais planifié, après mon marathon des Deux-Rives, faire un mois de septembre axé sur la préparation au 10km en vue du 10km de l'Université Laval le 18septembre et du 10km de l'Oie Blanche à Montmagny le 9 octobre. Comme ma dernière longue sortie de plus de 30km remontait au 24 juillet, j'ai décidé d'enligner rapidement deux sorties de 30km après mon demi-marathon des Deux-Rives. Je les ai faites les 4 et 11 septembre et les sensations ont été très bonnes. Donc, l'endurance est toujours là et je sais que je pourrai compléter le marathon de Rimouski. Photo du départ à Rimouski:





J'ai aussi continué le même modèle d'entrainement que j'avais dans mon programme de douze semaines que j'ai suivi cet été, programme tiré du site du marathon de Boston 2010. Donc, des intervalles longs de 1km au pace 10km le mardi et la sortie intermédaire de 15km le jeudi, accompagnées de sorties faciles les mercredi, vendredi et samedi. Le tout a fonctionné à merveille et je me sens actuellement en pleine forme. Il est vrai aussi que la température est plus fraiche et plus confortable pour courir. De plus, j'ai perdu, depuis le début août,  5 livres dans ma quête pour retrouver le poids que j'avais en 1998. Je suis à 165 lbs mais j'ai encore 15 libres à perdre pour retrouver ce poids qui me permettrait de retrouver des paces plus rapides.

Côté compétitions, je garde le 10km de l'Université Laval que je courrai demain afin d'évaluer ma vitesse sur cette distance. L'année dernière, j'ai recouru en compétition sur 10km pour la première fois depuis 1998. Résultat 50:30 alors que je courais le 10km autour de 40 minutes en 1998. Coureur plus pesant, coureur moins rapide. Bon. L'objectif demain sera raisonnable: passer sous la barre des 50 minutes. Je sais que je devrai travailler fort, un peu comme lorsque je passais sous la barre des 40 minutes dans mes meilleures années. Mais, j'aime ce «challenge».

Donc, demain, après mon 10km, il me restera deux semaines avant le marathon de Rimouski et elles me serviront de taper.  Pour le 10km de l'Oie Blanche, je verrai. Courir un 10km en compétition une semaine après un marathon ne m'enchante pas beaucoup. Peut-être le Défi du Lac Beauport le 16 octobre, soit trois fois le tour du Lac pour 18km. De belles côtes et un beau paysage d'automne. Chose certaine, la plus belle saison pour courir est à nos portes et je pourrai en profiter au maximum autant à l'entrainement qu'en compétition.

vendredi 2 septembre 2011

L'aventure des Deux-Rives

Dans mon dernier billet, je vous ai décrit ma semaine pré-marathon des Deux-Rives. Tout a baigné dans l'huile: l'entrainement, la préparation psychologique, la surcharge d'hydrates de carbone et la visite au salon du coureur.

Je me sentais donc  très en confiance pour faire un bon marathon. Météo média, vers la fin de la semaine, annonçait même un 16 C. Mais tout celà, c'était avant samedi le 27 août, veille du marathon.

En effet, samedi matin, j'ai revérifié les prévisions météo et on nous parlait maintenant des conséquences de l'ouragan Irène qui s'apprêtait à frapper la côte est des États-Unis. Il était maintenant question de pluie et de vents pour la journée du marathon. Les prévisions d'heure en heure de Météo Média annonçaient la pluie pour la période précise où nous allions courir le marathon. Jusque là rien de grave. J'avais déjà couru des marathons dans ces conditions.

En après-midi, signe prémonitoire, nous avons eu un dégât d'eau dans la cuisine. La tuyauterie descendant de l'évier était bouchée et l'eau refoulait par le lave-vaisselle. Ce fut le branle-bas-de-combat à la maison et nous avons du nous activer pour ramasser l'eau et essayer de déboucher le tuyau. Il n'y eut rien à faire, l'eau ne s'écoulant pas de l'évier. J'ai laissé un message à quelqu'un de plus compétent que moi et nous avons du nous résigner à attendre son retour d'appel.

En soirée, je relaxais devant mon ordinateur et je lisais les notes de mes amis sur le site Dailymile. Stéphane B.. qui était à Québec pour son premier marathon, a annoncé que le marathon était annulé. Quoi !!!!! Je ne pouvais le croire et ma première réaction fut de faire une recherche sur Google Actualités. Malheureusement, j'ai confirmé la triste nouvelle. Un peu plus tard, quelqu'un d'autre sur Dailymile a écrit que la site du Marathon des Deux-Rives l'annoncait. C'était le cas. J'étais abasourdi. J'avais déjà vécu l'annulation d'un marathon d'hiver après avoir fait un voyage dans la région de New-York ( Rockland Lake ) mais un marathon d'été... Les organisateurs craignaient que les vents violents mettent la sécurité des coureurs et des bénévoles en danger.

Par contre, l'organisation du marathon a invité les coureurs inscrits au marathon à prendre part au demi-marathon car on a décidé de tenir les autres épreuves. Les vents violents devaient commencer vers 11 heures et on prévoyait que les épreuves plus courtes seraient presque terminées à cette heure. Je me suis donc résigné à courir le demi-marathon tout en m'endormant avec l'espoir que la décision d'annulation serait renversée le lendemain matin.

J'ai eu une bonne nuit de sommeil, ce qui est curieux dans les circonstances. Au réveil, vers 5:00 AM, j'ai ramassé mon équipement que j'avais préparé la veille. En déjeunant, j'ai de nouveau regardé les prévisions de Météomédia. Les vents violents étaient alors prévus en fin d'après-midi, début de soirée. Le site internet du marathon indiquait toujours que l'épreuve de 42.2km était annulée.

Jusqu'au moment de monter dans l'autobus nous menant au site de départ, j'ai eu l'espoir qu'un bénévole m'annonce que le marathon avait bel et bien lieu. Ce ne fut pas le cas. Le bénévole m'a encore confirmé l'annulation.

Bien que déçu, j'ai décidé de profiter au maximum de ma participation au demi-marathon. Arrivé au site de départ du demi-marathon, j'ai  rejoint mes amis avec qui je fais mes longues sorties le dimanche. Mon ami Gilles Lamontagne était très déçu car il s'apprêtait à courir son 200ième marathon à vie et il aurait voulu le faire dans sa ville. Gilles ayant d'autres marathons programmés en 2011, je lui ai demandé à quel endroit il prévoyait faire son 200ième, voulant faire mon marathon annuel 2011 au même endroit. Il a hésité entre Montréal et Rimouski et il m'a confirmé finalement Rimouski. Je lui ai promis que je serais à Rimouski pour faire le marathon.

Je me suis donc installé dans le peleton avec mes amis Gilles Lamontagne, Roger Goulet et Paul Tessier. Dès le coup de départ, je suis parti avec Gilles. Nous étions de la même vitesse. J'ai décidé de ne pas faire la même erreur qu'au marathon de Québec en le devançant. Lui et Roger Goulet m'avaient rattrappé vers le 13ième kilomètre et j'avais fini lentement en 2 heures 7 minutes.

La stratégie fut payante. Le premier kilomètre a été franchi lentement et facilement à 6:10/km dans un peleton très compact où il était difficile de dépasser. Déjà au 2ième kilomètre, nous étions à 5:49/km avec la même impression de facilité. Le troisième kilomètre était celui de la grosse côte de la rue Garneau. Surprise, nous l'avons couvert en 6:02 ! Je savais alors que je ferais une grosse course car j'avais une sensation de facilité. Les deux kilomètres suivants l'ont confirmé: 5:36 et 5:19. Pourtant, ce sont des kilomètres difficiles avec des montées.

Nous avons continué avec le même air d'aller jusqu'au pont de Québec. Sur le pont, nous sentions le vent de côté qui était passablement fort et nous voyions les coureurs plus rapides en bas sur le Boulevard Champlain. Ils étaient tous en file indienne pour se protéger du vent.

Lorsque nous sommes arrivé sur le Boulevard Champlain, nous fument de nouveau surpris car le vent ne nous semblait pas si fort. Pourtant, il soufflait passablement. Nous maintenions notre moyenne de 5:36/km et nous ne faisions que dépasser avec une facilité déconcertante. Nous nous sommes mis d'accord que nous étions en train de vivre une course de rêve. Des sourires s'accrochèrent à nos visages. Richard Gingras, un beau-frère de Gilles, a capté plusieurs moments de notre passage sur le Boulevard Champlain:












À certains moments, Gilles donnait des coups en accélérant et me décollait. C'est sa façon de courir. J'ai d'ailleurs lu que ces petites accélérations sur une longue distance sont excellentes à condition de revenir à notre pace après. Elles reposent les jambes en leur permettant de travailler différemment. À chaque fois, je le remontais et continuais à courir avec lui. Au 18ième kilomètre, il a donné un bon coup. Je n'ai pas cru sur le moment pouvoir le rejoindre. Mais je me suis concentré devant le Château Frontenac afin de le faire:






J'ai finalement rejoint Gilles et nous avons parcouru le dernier kilomètre en 5:05/km, soit à peu près mon pace 10km. Toute une course ! Marc Chouinard, le conjoint de ma soeur Johanne, a capté notre arrivée:




J'ai finalement franchi le fil en 1:58:57, soit mon meilleur temps de mes trois demi-marathons en 2011:





À l'arrivée, j'ai laissé Gilles avec les journalistes et j'ai fait la ligne pour avoir ma médaille et mon ravitaillement. Il y avait une foule très dense de coureurs, les coureurs inscrits au demi-marathon et au marathon étant arrivé ensemble. L'attente fut longue. Voici un aperçu de cette foule:








Malgré la déception de ne pas avoir couru son 200ième marathon, Gilles Lamontagne a gardé sa bonne humeur proverbiale. Il lançait à la blague avoir fait son 199.5ième marathon. Le voici, en compagnie de sa fille Annie et de Paul Tessier après la course:





De mon côté, j'étais aussi de très bonne humeur ayant fait un beau demi-marathon en compagnie de mon ami Gilles:






Bref, toute une aventure que cette fin de semaine du Marathon des Deux-Rives. Toutes sortes d'émotions et de déceptions qui, somme toute, se sont terminées sur une note positive. Et on se reprendra à Rimouski.
































J