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dimanche 7 août 2011

Une année de retrouvailles

J'en suis presque à la fin de ce blog historique relatant ma vie de coureur sur route et de marathonien. Je vous parlerai dans ce billet de l'année 2010 qui en fut une de retrouvailles sous deux aspects.

Premièrement, vous avez compris que je fus un avide compétiteur avalant les compétitions entre 1981 et 1998. De 1999 à 2009, j'ai pris semi-pause en ne faisant que le Marathon des Deux-Rives sauf pour l'année 2007 où j'ai ajouté le marathon de Rimouski. Je devais avoir besoin de cette longue pause. Elle coincidait avec le début de ma vie de mari et de père. Cependant, même si je ne faisais que le Marathon des Deux Rives, j'ai continué de courir à l'année et de préparer mon marathon avec la même passion qui m'a toujours caractérisé. Avec peut-être même plus de passion encore...

Cependant, en 2010, j'ai pris conscience que le mari et père que je suis ne devait pas s'oublier et se faire plaisir un peu plus. J'ai donc décidé de renouer avec la compétion au printemps 2010 en prenant part au demi-marathon de Québec, le 2 mai. Comme je n'avais pas couru en compétition sur plus courte distance que le marathon depuis plus de dix ans, je suis parti un peu rapidement. Malheureusement, j'ai du diminuer le rythme vers le 15ième pour terminer en 1:54:57:







Je n'avais pas téléchargé ce certificat avant aujourd'hui. Le «Félicitations» était approprié dans mon cas pour cette reprise de la compétition sur plus courte distance.

Naturellement, en mai, j'étais dans les premières semaines de ma préparation pour le marathon des Deux-Rives à la fin août. J'ai choisi de mieux cibler mes compétitions plutôt que de les faire toutes comme dans les années 80. J'ai donc coché un autre demi-marathon en préparation pour le marathon, soit le demi-marathon Marcel-Jobin à Yamachiche. Je le connaissais pour l'avoir déjà fait en 1997 et 1998 ( les deux premières éditions ). De plus, il constitue un test parfait pour le marathon des Deux-Rives à un peu plus d'un mois du jour J, surtout pour s'habituer à compétionner dans la chaleur. Et en ce qui a trait à cette dernière, elle était bien présente le 10 juillet 2010. Encore une fois, je suis parti trop rapidement et cette fois-ci, j'ai diminué de rythme après la première moitiée de course car je considérais les conditions trop extrêmes. Résultat: 2:04:51. J'étais quand même content de mon petit voyage à Yamachiche.

J'ai poursuivi mon entrainement seul en vue du Marathon des Deux Rives. Ces deux premières compétitions m'avaient redonné le goût de courir avec d'autres coureurs. Donc, je me rendais chaque dimanche sur la promenade du Boulevard Champlain, le long du fleuve St-Laurent, où je courais régulièrement avec mon ami André Angers.

Le 29 août, arrive le marathon des Deux Rives. Tôt le matin, il fait chaud. Nous faisions la ligne pour monter à bord du traversier et nous sentions le soleil nous taper sur les épaules. Je savais que je souffrirais mais j'essayais de me le cacher mentalement en me disant que je compenserais par l'expérience. Je suis donc parti en prenant le groupe de 4 heures. C'était déjà trop rapide et je suais à grosses gouttes après 5km. J'ai perdu un verre de mes lunettes fumées ajustées à ma vue de telle sorte que je m'en suis débarrassées à un point d'eau. J'ai perdu quelques secondes ainsi que le groupe de 4 heures. J'ai décidé d'entrer dans ma bulle et de faire le marathon aux sensations. J'en ai eu des bonnes jusqu'au boulevard Champlain où un coup de chaleur foudroyant m'a terrassé soudainement. Mon rythme cardiaque était tellement élevé que je devais marcher pour le faire baisser. J'essayais de repartir avec un jogging très lent et mes pulsations remontaient rapidement â un rythme inquiétant. Il n'y avait plus rien à faire à part que de finir presque tous les derniers 10km en marchant, ce que j'ai fait avec un compagnon d'infortune qui a souffert du même problème que moi. Pourtant, mes jambes étaient encore potables. J'ai terminé ce marathon en 4:57:13, mon pire temps à vie:







Mais toujours avec la même fierté car peut importe le chrono, un marathon reste un marathon:





Mon marathon étant complété, après quelques jours de repos, j'ai baissé mon kilométrage hebdomadaire et j'ai pris part à des épreuves de 10km comme dans le bon vieux temps. J'ai d'abord pris part au 10km de l'Université Laval le 19 septembre 2010, soit trois semaines après le marathon. J'y ai retrouvé la même atmosphère fébrile que j'avais connue dans mes années La Foulée. Beaucoup de joie intérieure pour moi. J'ai complété ce 10km en 50:36. Me voici en action essayant de maintenir un pace inférieur à 5:00min./km:




J'ai conclu ma saison avec un autre 10km, soit la Course de l'Oie Blanche à Montmagny. Conditions fraiches et venteuses. J'ai terminé en 50:34 soit deux secondes de moins qu'à l'Université Laval. J'aurai donc un objectif pour 2011: 49:59 :))). Autre temps, autres buts.

Après mes retrouvailles avec la compétition, j'ai décidé d'en faire une avec mes amis des années 90 avec qui j'ai fait de nombreux marathons. Je vous parle de Roger Goulet et compagnie. Ils sont un groupe d'une quinzaine de coureurs qui se réunissent au Centre Lucien-Borne quelques fois par semaine pour s'entrainer ensemble. Je vous reparlerai d'eux car ce blog va se poursuivre après la partie historique. Ils sont pour moi une grande source de motivation. Donc, le dernier dimanche d'octobre, je me suis présenté au Centre Lucien-Borne pour 8 heures. Ils n'étaient que deux ce matin-là, certains de mes amis multimarathoniens étant à Falmouth, Cape Cod, pour un marathon. Je suis parti avec André Angers et Camilien Boudreau. La semaine suivante, je retrouvais un groupe beacoup plus complet. Encore une fois, beaucoup de bonheur, les mots ne suffisent pas pour le décrire. Depuis cette date, je suis un assidu le dimanche matin pour les entrainements de ce groupe et je ne suis pas prêt de le quitter tant que la santé me le permettra.

Voilà donc toute une année marquée par de grandes retrouvailles. Mon prochain billet traitera de la premìère partie de l'année 2011 où j'ai fait une merveilleuse découverte.

À suivre...







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