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vendredi 13 mai 2011

Passion marathon

L'année 1992 aura été une véritable déception en ce qui a trait au marathon (abandon au 5ième kilomètre du marathon de Boston et forfait au marathon de Keene vu une mauvaise périostite ). Cependant, l'année suivante sera le début d'une période où le marathon deviendra une véritable passion.

Que s'est-il passé  ? Depuis un an ou deux, mon ami Roger Goulet avait multiplié le nombre de marathons qu'il faisait à chaque année. En 1993, j'ai eu le goût de tenter cette aventure. Vous avez les marathoniens qui font habituellement une couple de marathons par année, soit un au printemps et un autre à l'automne. Il y a aussi les ultra-marathoniens qui font des distances de compétitions supérieures à 42.2km. Enfin, il existe une autre catégorie que je qualifierais de «multi-marathoniens», soit ceux qui font de nombreux marathons dans une année. Combien ? Suivez mon année 1993.

Elle commence, comme plusieurs années antérieures, par le traditionnel 15km de la Course des pichous à Chicoutimi. J'y réussis un temps de 58:59 ce qui annonce une bonne forme en début d'année:


Deux semaines plus tard, soit le 7 mars 1993, je suis au départ du marathon d'Hyannis à Cape Cod. Je me suis déjà rendu dans cette région en octobre 1990 pour le marathon de Falmouth. Le paysage y est moins beau en mars mais au moins, il n'y a plus de neige comme à Québec même si la température est assez fraiche. Le marathon est bien organisé et je le terminerai en 3:26:05:


Un mois plus tard, je fais le voyage à Boston et je prends part au marathon le 19 avril. Il y fait une chaleur à laquelle nous ne sommes pas habitués. Je terminerai très déshydraté en 3heures 55.  Je me sens tellement faible à l'arrivée que je demande d'être amené à la tente pour y être soigné. Une heure plus tard et après trois sacs de soluté, je ressors de la tente comme un neuf. Je serai en mesure de fêter dignement mon marathon et de prendre quelques bonnes bières froides avec mes amis. C'est la seule fois où j'ai eu à être réhydraté par soluté après un marathon et laissez moi vous dire que c'est très efficace.

Le 9 mai 1993, c'est le marathon d'Ottawa. Comme à Boston, il y fait encore très chaud. Je metterai cependant quinze minutes de moins à boucler ce marathon en terminant en 3:40:10:






Nous complèterons cette saison printanière avec le marathon de Burlington ou le Vermont City marathon tenu le 30 mai 1993. C'était la première fois que je participais à ce marathon et découvrais la ville de Burlington. J'en étais à mon quatrième marathon de l'année 1993 et plus j'en faisais, mieux je me sentais. Je retrouve même une note dans mon carnet d'entrainement disant «fort à partir du 18ième mille», ce qui est habituellement très rare sur marathon. Le résultat fut un temps de 3:30:28:



L'été commence et nous sommes un peu en peine car il n'y a plus de marathons à se mettre sous la dent avant l'automne. Un de nos «amis» fait quelques recherches et il débusque un petit marathon en Nouvelle-Écosse au mois de juillet, plus précisément le 25 juillet. Il s'agit du marathon de Barrington. Cependant, c'est tout un voyage pour se rendre à cet endroit. Nous partons quelques jours avant pour aller prendre le traversier de Saint-John, Nouveau-Brunswick. Le jour de la course, nous nous retrouvons 58 coureurs sur la ligne de départ, soit 21 coureurs pour le marathon et 37 pour le demi-marathon:



Comme les marathoniens se retrouvent rapidement seuls sur le parcours, je passe un pacte avec mon ami Gilles Lamontagne. Nous restons ensemble et nous finissons ensemble. En bons compétiteurs que nous étions, il s'agissait de quelque chose de «spécial». Nous avons respecté notre entente jusqu'à la fin tout en ayant bien du plaisir à partager ce marathon de cette manière:



Temps final: 3:28:07, soit 10ième sur 21:



Au retour à Québec, il faut continuer à se préparer pour les marathons d'automne. En fait, parler de préparation est un euphémisme car nous sommes toujours prêts. Après un 10 km à Loretteville le 31 juillet en 43:20, je prends part, les 14 et 15 août, à la course à relais Montréal-Québec où j'ai dû faire une distance de 29km en tranches de quatre relais sur une période de 24 heures. Me voici en attente de mon dernier relais à St-Augustin, près de Québec,  après une nuit sans sommeil:



Je semble avoir encore bien du plaisir et c'était le cas. Ces courses à relais sur 24 heures furent de belles expériences autant athlétiques qu'humaines.

Le 19 septembre, je prends ma revanche sur l'année antérieure où je n'ai pu me rendre à Keene pour cause de blessure. Cette fois-ci, je suis loin d'être blessé. J'y amène mon ami handicapé visuel Jean Bouchard et je cours la distance avec lui en 3:40:14.

Six marathons complétés et l'année n'est pas terminée. Viens le mois d'octobre, un des plus beaux mois pour courir le marathon. Nous le commençons par le marathon de Portland, Maine, le 3 octobre. Ce marathon, avec mon meilleur à vie en 1988 (2:59:32), est un où j'ai eu les meilleures sensations. J'ai fait la deuxième moitié plus rapidement que la première, ce qui est très rare encore une fois. J'ai noté dans mon carnet d'entrainement que j'étais très fort même dans les côtes. Je me souviens même qu'un grand coureur américain que j'ai dépassé m'a encouragé dans les derniers milles tellement je suis passé rapidement à côté de lui. J'ai souvent visualisé ce marathon dans ma préparation mentale au marathon dans les années suivantes. Résultat: 3:16:53 pour mon septième marathon de l'année 1993:




Enfin, l'année se terminera par un beau voyage en autocar à Détroit organisé par notre «ami» Adrien Lachance. Le marathon de Détroit eut lieu le 17 octobre, soit seulement deux semaines après Portland. À la fin de cette année, j'en étais rendu à récupérer très rapidement, mes jambes étant habituées à couvrir la distance de 42.2km. Cette fois-ci, je compétionnerai un peu avec mon ami Gilles Lamontagne:




Et je terminerai en 3:17:11, soit seulement dix-huit secondes de plus qu'à Portland:




En conclusion, si l'année 1992 fut qualifiée de «Déception marathon», je peux dire que je me suis drôlement bien repris l'année suivante. Je qualifie l'année 1993 de «Passion marathon» car j'ai débuté une période de «multi-marathonien» où j'ai approfondi l'expérience magnifique du marathon d'un autre angle. J'ai découvert que mon corps était beaucoup plus fort que je le pensais et que je pouvais pousser mes limites beaucoup plus loin.

À suivre...



1 commentaire:

  1. Ouins, la passion du marathon est rentrée solidement en toi pendant cette année.

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