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samedi 9 mars 2013

Semaine difficile

Une préparation marathon au long cours comme celle que je fais pour le marathon d'Ottawa depuis le mois de janvier comporte des hauts et des bas. Eh bien, j'ai vécu un bas dans la semaine du 3 au 7 mars. 

Malgré mes années d'expérience en tant que marathonien, soit depuis 1981 avec un ou plusieurs marathons par année, je commets encore des erreurs.

Ma  sortie du samedi 2 mars dans le sentier du Parc linéaire de la rivière St-Charles en fût une. J'avais au programme 11 km. Il avait neigé la veille et la neige était molle. Ici, on voit une piste de ski de fond sur la cette nouvelle neige:



Le sentier de randonné était mou et par endroits bosselé. Bien qu'il s'agissait pour moi d'une sortie de récupération de mon tempo run du 1er mars et même si j'ai couru à un pace très lent  ( 8:11/km ), la musculature des jambes a trop été sollicitée dans ce terrain instable. Passé la passerelle Les Saules, il n'y avait même plus de trace et je m'enfonçais littéralement dans la neige. Je n'ai pas continué longtemps ainsi car je devais retourner sur mes pas pour revenir à la maison. Mais quand même, ce fût 1 heure 30 de jogging lent à solliciter mes jambes beaucoup trop. Je n'ai pas porté attention sur le coup.


Le lendemain, lors de la longue sortie du zoo au Centre Lucien-Borne, je trouvais que mes jambes ne répondaient pas bien. De plus, c'était glissant avec  la neige et  la gadoue. Lors du réchauffement, nous sommes tout d'abord passé par les Plaines d'Abraham où les participants à l'épreuve longue du Pentathlon des Neiges se préparaient:



Pour continuer dans le Vieux-Québec où il y avait les installations du Red Bull Crashed Ice:


Après le réchauffement, nous sommes reparti vers les Plaines. Les jambes étaient encore lourdes:


Cependant, les arbres enneigés étaient magnifiques:


Nous avons continué dans Sillery et Sainte-Foy. Le temps étant doux, soit 0 C, la neige se transformait en gadoue au fur et à mesure que l'avant-midi avançait. Les pieds étaient de plus en plus mouillés et les jambes toujours lourdes. J'ai complété 30km en 3 heures 23, soit un pace moyen de 6:45\km. Il s'agissait de ma plus lente longue sortie depuis que je suis dans le zoo. Je savais que ma sortie de la veille avait quelque chose à voir avec ça.

Après ma journée de congé du lundi 4 mars, je pensais avoir bien récupéré. Cependant, mes jambes étaient encore lourdes pour ma sortie de 8km du mardi 5 mars ( pace moyen 7:19/km). Dans la soirée du mardi, Gilbert m'appelle pour me dire qu'il ne sera pas de la partie pour les intervalles, étant sur le dos avec une grippe de cheval. 

Le mercredi 6 mars, je me suis présenté sur ma boucle de 1.4 km près de chez moi pour ma séance d'intervalles. La boucle était complètement sur l'asphalte. Au programme, 6 X 1km au pace 10 km. Mes jambes n'étaient pas au rendez-vous et je n'ai tenu qu'un pace moyen de 5:20/km sur mes kilomètres rapides,  ce qui est plus lent que mon pace demi-marathon. Après 4 répétitions, j'ai senti un léger élancement dans le haut de l'ischio-jambier droit près du fessier. C'était inquiétant. J'ai donc raccourci ma foulée pour les deux dernières répétitions afin de bien contrôler ce léger inconfort. J'ai quand même complété mes six répétitions.

Je savais dès lors que j'avais à terminer cette semaine du 3 mars doucement afin de replacer mes jambes. Donc, jeudi le 7 mars, 6km à 7:37\km, vendredi le 8 mars, un tempo run de 7km au pace marathon au lieu du pace demi-marathon et samedi le 9 mars, 8km à 7:29/km dans le sentier du Parc linéair, secteur Château d'eau où c'est totalement plat. J'ai donc complété le kilométrage prévu qui était de 75km pour cette semaine du 2 mars.

Au moment d'écrire ces lignes, samedi le 9 mars, il me semble que ma sortie très lente de ce matin a été régénératrice. Par contre, je ferai très attention à mes sensations lors de la sortie du zoo de demain. De plus, d'ici le marathon d'Ottawa, je devrai être prudent dans le sentier du Parc linéraire  même si j'adore y courir.

La prochaine semaine sera légère car samedi le 16 mars, je courrai le 15km des Pichous à Saguenay.

3 commentaires:

  1. Je vois que même les plus expérimentés font des erreurs. Ca me rassure, parce que par moment, je m'insulte d'être vraiment un imbécile.
    Mais je remarque que l'expérience permet de réparer plus facilement ses bourdes: tu as bien géré ta récupération. Bravo! C'est cela aussi connaître son corps!

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  2. Et bien, je suis content de voir que des pros comme toi peuvent encore faire des erreurs... Cela me rassure ;-) Bonne continuation François.

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