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lundi 28 mai 2012

Semaine post-marathon

La semaine qui suit un marathon est toujours caractérisée par cet «anti-climax» où on retombe sur terre après avoir vécu quelque chose de gros.

Suite à ce marathon printanier, en ce qui me concerne, je ne vivrai pas trop longtemps cette période un peu terne car je suis déjà connecté sur mon prochain objectif, soit le marathon des Deux-Rives qui sera couru le 26 août prochain:


D'ailleurs, dès mardi le 22 mai, soit deux jours après le Sugarloaf marathon, j'ai procédé à mon inscription par internet afin de profiter du plus bas tarif d'inscription avant la fin du mois de mai.

Pour ce qui est de mon entraînement, je voulais prendre trois jours «off» sans course à pied. Cependant, j'ai très bien récupéré du marathon et dès mercredi, l'envie de courir était trop grande. Par conséquent, j'ai donc recommencé, dès mercredi le 23 mai, à faire tourner les jambes doucement pour le nombre de kilomètres suivant:

Mercredi 23 mai: 8km sur route;
Jeudi 24 mai: 8km sur sentiers et sur route;
Vendredi 25 mai: 7km sur route;
Samedi 26 mai: 7km sur route;

J'ai donc fait 72km en incluant mon marathon entre le 20 mai et le 26 mai. Les sensations au niveau des jambes furent bonnes dès le mercredi. Je fus surpris car, habituellement, après un marathon, les douleurs musculaires durent jusqu'au jeudi où je reprends doucement la course à pied. J'ignore la cause exacte de mes grandes sensations post-marathon ce printemps mais je crois que c'est un ensemble de facteurs, soit :

1) le haut kilométrage fait cet hiver et ce printemps lors de ma préparation;
2) une bonne gestion de course dans la chaleur lors du marathon;
3) j'ai mangé dans les trente minutes suivant le marathon 200 à 300 calories d'hydrates de carbone et de protéines;
4) j'ai bu beaucoup d'eau après le marathon;
5) j'ai continué à axer mon alimentation sur les hydrates de carbone ( tout en prenant aussi des protéines )  dans les 48 heures suivant le marathon;

Course de l'Harmonie mondiale


Environ quinze jours avant le Sugarloaf marathon, j'ai été contacté par Gabriel Pellerin qui avait lu mon blog et avait trouvé mon numéro de téléphone. Il m'a demandé si j'étais intéressé à participer à la Course de l'Harmonie mondiale.

Il s'agit d'une course à relais qui existe depuis 1987 et qui est l'idée de Sri Chinmoy. Elle se déroule dans plusieurs pays du monde à chaque deux ans. Les coureurs se relaient en portant un flambeau symbole de paix. Vous pouvez avoir plus de détails sur cette course en cliquant ici .

Au Canada, cette course a commencé en Colombie Britannique le 20 avril dernier, la portion ouest se faisant entre Tofino en Colombie-Britannique et Calgary en Alberta. À partir du 16 mai, la portion est a débuté à Toronto et se terminera à Rivière-du-Loup le 29 mai. Il y a aura aussi des passages dans d'autres villes canadiennes en juin et juillet.

La caravane était donc de passage à Québec samedi le 26 mai et Gabriel Pellerin, coordonnateur de la course pour la portion Montréal-Québec, m'a demandé si je désirais me joindre à eux.

Je me suis donc présenté cette journée-là à l'intersection du Chemin Ste-Foy et de la rue du Séminaire près du PEPS de l'Université Laval. L'équipe était présente et ils arrivaient de Trois-Rivières. J'ai donc fait connaissance avec eux avant le départ. Nous avons pris quelques photos avec la flambeau de la paix:



Par la suite, j'ai fait avec Gabriel un parcours d'environ 7km entre le PEPS et le Château Frontenac en passant par le Boulevard Laurier, la Grande-Allée les Plaines et la rue St-Louis.Comme ils ne connaissaient pas beaucoup Québec, ils m'ont demandé de leur suggérer un parcours intéressant. Nous nous passions le flambeau de la paix tout en discutant. Les autres membres de l'équipe étaient dans deux véhicules et prenaient un peu d'avance pour prendre des photos. Ils étaient tous très sympathiques.

Sur le parcours, des gens s'arrêtaient pour savoir ce que nous faisions. Gabriel prenait le temps d'expliquer la signification de la course et leur faisait toucher le flambeau en leur demandant de faire un voeu pour la paix. Voici entre autres des jeunes du Massachusets à notre l'arrivée au Château Frontenac:



Dans l'équipe, il y avait aussi un ultra-marathonien extraordinaire, son nom étant Sarvagata Ukrainskyi:




Il est urkrainien. Le 17 juin prochain, il prendra le départ de la Self-Transcendence 3100 mile race à New-York. Il est le champion 2011 de cette course. Il m'a expliqué qu'il va courir environ 70km par jour pendant 50 jours. Il s'agit de la plus longue course à pied certifiée au monde http://3100.srichinmoyraces.org/ . Très impressionnant de voir comment un être humain peut repousser ses limites.

Je retiens de mon expérience avec cette équipe qu'il n'y a pas juste que les chronos qui comptent dans la course à pied. En fait, on peut s'élever spirituellement par la course à pied. Ce message de paix transmis dans la Course de l'Harmonie mondiale en est un bel exemple.

Sortie du dimanche 27 mai


Nous étions seulement cinq coureurs au Centre Lucien-Borne pour notre longue sortie. Je me suis contenté que de la deuxième partie  à 8 heures 15 compte tenu qu'il n'y avait qu'une semaine d'écoulée depuis mon marathon.

Nous avons fait environ 20km sur un parcours passant par le Vieux-Québec, le Vieux-Port, le Boulevard Champlain, la côte à Gignac et les belles rues de Sillery. La pace était «relax» de façon générale hormis la côte à Gignac qui a réveillé mon cardio.

Marathon d'Ottawa


Le faible nombre de coureurs pour la longue sortie du dimanche 27 mai s'explique par le fait que six de mes amis couraient, le même jour, le marathon d'Ottawa. Trois d'entre eux en étaient à leur deuxième marathon en deux semaines après Sugarloaf, soit:

- Camilien Boudreau avec 3:01:22 ( le même temps qu'à Sugarloaf !!! );
- Roger Goulet avec 4:33:02;
- Gilles Lamontagne avec 4:33:56;

Les trois autres avaient choisi Ottawa plutôt que Sugarloaf:

- François Maillette: 3:36:11;
- Dominique Jobin: 3:42:30;
- Magalie Bellefeuille: 4:15:10.

Gilles et Roger ont pu aussi rencontrer un sympathique ami Dailymile, soit Norm de Gatineau qui a couru le demi-marathon. Norm a publié sur DM cette belle mosaïque représentant les amis Dailymile qu'il a rencontrés à Ottawa dont Gilles et Roger dans la photo de gauche:



Au risque de me répéter, la course à pied, c'est beaucoup plus que les chronos !

Prochaine semaine


Je terminerai ma courte période de récupération post-marathon de deux semaine avec une semaine de 60km  
relax avant de commencer ma préparation spécifique pour le marathon des Deux-Rives.

lundi 21 mai 2012

Sugarloaf marathon

Enfin, voici le moment tant attendu: le Sugarloaf marathon, l'objectif que j'ai pointé au début du mois de janvier dernier. Je l'ai préparé avec soin mais surtout avec un grand plaisir.

Les entraînements dans les jours qui ont précédé la compétition ont été très légers dans le but de «faire du jus» comme disent les coureurs français, c'est-à-dire arriver au jour J avec les meilleures réserves possibles de glycogène musculaire. Voici le déroulement de ma semaine:

Mardi 15 mai: 7km avec un mini-tempo de 2km;
Mercredi 16 mai: 6km relax;
Jeudi 17 mai: 5km relax;
Vendredi 18 mai: 5km relax;
Samedi 19 mai: 5km relax;

J'ai totalisé 50 km dans la semaine du dimanche 13 mai au samedi 19 mai. J'ai expérimenté une nouvelle façon de faire dans ma semaine pré-marathon en courant 6 fois. Avant, je ne courais pas le jeudi et le vendredi pour courir 4 fois dans cette dernière semaine. Je vais garder cette nouvelle méthode car j'ai trouvé qu'elle fait mieux passer la période de «carbo-loading» du jeudi au samedi. Au surplus, il me semble que je suis arrivé plus détendu la veille du marathon, le jogging léger étant le meilleur relaxant que je connaisse. Enfin, en courant 6 fois dans la semaine, je n'ai rien changé à ma routine d'entraînement, ce qui est très important au niveau psychologique. Tout cela est personnel, à chacun de trouver la meilleure formule qui soit.

Le petit voyage à Sugarloaf


Dans mon dernier billet, je vous ai parlé que nous étions dix de mon groupe de coureurs à faire ce marathon. Nous avions décidé de se répartir dans trois automobiles et quatre chambres d'hôtel. Mes compagnons de route de étaient André Lepire et Bruno Samson.

André est venu me rejoindre à mon domicile samedi vers 9:30 heures et nous somme allé chercher Bruno à son domicile de l'arrondissement Ste-Foy. Par la suite, environ une heure de route pour rejoindre les 7 autres amis à St-Georges de Beauce, dans le stationnement du restaurant Normandin. Les gars étaient de bonne humeur comme à l'habitude tout en étant fébriles.

Il restait alors environ 3 heures de route pour se rendre à l'hôtel du Centre de ski Sugarloaf dans l'état du Maine aux États-Unis. Nous sommes passé par Lac Mégantic pour arriver à la frontière canado-américaine:




Le douanier américain était bien sympathique et il nous a parlé de la course car quelqu'un de sa famille participait au 15km, évènement parallèle au marathon. Après une petite pause pour se délier les jambes, il ne restait plus qu'environ 60 km pour se rendre à l'hôtel. L'établissement se trouve sur le parcours du marathon, environ au 18ième kilomètre. Nous nous sommes donc arrêté au terrain de camping à Eustis où se trouve la ligne de départ du marathon. Voci, l'endroit:




Arrivés à l'hôtel du Centre de ski, nous avons pris possession de nos chambres. Immédiatement, nous sommes allé retirer nos dossards juste à côté de l'hôtel dans l'édifice où était servi le repas de pâtes:




Il y avait une table avec trois bénévoles. Les sacs étaient identifiés avec notre nom et notre numéro de dossard. «Short and sweet» comme on dit en français.

Un peu plus loin, une autre table où on nous remettait notre billet pour le repas de pâtes. Dans une autre salle, une mini-exposition bien sympathique:



Il nous restait une couple d'heures pour se reposer avant le repas de pâtes à 17 heures. Avant de remonter à notre chambre, j'en ai profité pour prendre quelques photos pour vous montrer le site. Ici, les pistes de ski:



Et voici, l'hôtel où nous nous trouvions:


Place au repas de pâtes maintenant. Un buffet à volonté animé par deux musiciens. Ambiance feutrée. Nous étions dans les premiers à s'y présenter:



De notre côté, nous avions notre animateur à la table: Gilles Lamontagne qui ne donne jamais sa place:


Je ne vous dirai pas ce qu'il a dit dans l'ascenseur de l'hôtel après le repas de pâtes mais je peux vous assurer qu'il est un champion pour détendre l'atmosphère et nous faire rire.

Avant de remonter à la chambre pour la nuit, j'ai admiré les montagnes de cette région du Maine:



La table était mise pour mon marathon:


La journée du marathon


Nous nous sommes levé à 4:30 hre compte tenu que les autobus partaient à 5:45 hre pour nous amener à la ligne de départ à Eustis. Nous avons déjeuné à la chambre avec la nourriture que nous avions chacun apportée.

Dans l'autobus, les discussions étaient, entre autres, axées sur la température:


Depuis mercredi, je regardais les prévisions météo afin de me préparer psychologiquement.Malheureusement, on nous annonçait de la chaleur et les prévisions se sont avérées exactes. Le matin même du marathon,  le site internet de Météomédia annonçait pour le départ à 7 heures un 15 C, 19 C à 8 heures, 22 C à 9 heures pour grimper à 24 C vers 11 heures à l'heure où je où je prévoyais terminer mon marathon. Nous n'étions pas encore habitués à courir à la chaleur à Québec. Nous savions d'ores et déjà que les temps seraient plus lents et que nous aurions à gérer plus notre course.

À Eustis, nous étions prêts malgré tout:



De droite à gauche: Dominic Carrier, André Angers, Bruno Samson, André Lepire, Claude Létourneau, Gilles Lamontagne, Roger Goulet, Camilien Boudreau  et moi-même. On cherchait Paul Tessier pour cette photo d'avant-départ.

Je peux vous dire que nous avons formé une super équipe pour ce Sugarloaf marathon.

Ma course

Le départ a été donné à 7 heures pile. Il n'y avait pas de tapis électronique au départ, uniquement un à l'arrivée. Cependant,  la route était assez large et je n'ai pris que 4 secondes pour passer la ligne.

Les premiers 10km étaient très roulants et j'ai maintenu un pace entre 5:30/km et 5:40/km tel que me l'indiquait ma montre Garmin. Je m'enlignais sur un marathon en bas de 4 heures mais c'était sans compter sur la chaleur.

Effectivement, dès la deuxième heure, la chaleur a commencé à se manifester. Au suplus, c'était la partie la plus difficile du marathon avec de longues montées entre le 8ième et le 10ième mille ( le parcours est indiqué en mille sur le parcours comme pour tous les marathons aux États-Unis ). J'ai donc commencé à gérer et je suis passé en deux heures au demi-marathon.

Pour la troisième heure, je n'ai pas pu profiter du parcours plus roulant à cause de la chaleur qui augmentait d'heure en heure. J'ai continué à gérer et la vitesse a diminué Même chose pour la quatrième heure.

Cependant, j'ai toujours eu de bonnes sensations durant le marathon et ce, malgré la chaleur. Ma stratégie fut la même qu'à Rimouski l'automne dernier: un gel énergétique à chaque heure. De plus, j'essayais de boire deux verres d'eau et/ou Gatorade à chaque poste d'eau situé tous deux milles. Donc, le plus d'hydratation possible pour essayer de terminer dans les meilleures conditions.

Le tout a fonctionné. Cependant, en terminant en 4:15 heures, j'étais à 15 minutes de mon objectif.  Je me suis consolé en me disant que c'était 5 minutes de mieux  qu'à Rimouski en octobre dernier où j'avais couru dans des conditions idéales. Donc, c'est une amélioration et la preuve tangible que mon entraînement a payé.

Côté parcours, il est magnifique, étant en pleine nature. Il traverse de beaux petits villages typiques du Maine. On parle de «rollings hills». Ce n'est pas plat mais j'aime ce type de parcours. On peut y faire de bonnes performances quand les conditions sont bonnes. D'ailleurs c'est un des marathons les plus rapides aux États-Unis et plusieurs le choisissent pour se qualifier pour Boston. Mais, selon un courriel que nous avait envoyé les organisateurs le vendredi soir, on parlait des pires conditions météo en 30 ans d'histoire pour ce marathon. 

Nos temps officiels

Voici les temps officiels de notre groupe:

Camilien Boudreau: 3:01:02, 6ième overall et premier dans la catégorie 45-49 ans;
Dominic Carrier: 3:06:55, 17ième overall et troisième dans la catégorie 45-49 ans;
Bruno Samson: 3:43:52, 170ième overall;
André Lepire: 3:57:00, 261ième overall et premier dans la catégorie 65-69 ans;
Claude Létourneau: 3:58:49, 275ième overall et deuxième dans la catégorie 65-69 ans (125ième marathon);
François Drouin: 4:15:02, 347ième overall (75ième marathon à vie);
Roger Goulet: 4:34:52, 418ième overall et premier dans la catégorie 70-74 ans;
Gilles Lamontagne: 5:37:52, 544ième overall;
Paul Tessier: 5:37:52, 545ième overall.

575 coureurs ont terminé la course, 314 hommes et 261 femmes.

Et pour notre groupe, 5 sur 9 sont dans les trois premiers de leur catégorie. Une vraie razzia de la gang à Roger qui s'entraîne au Centre Lucien Borne à Québec:


Dominic Carrier et Camilien Boudreau


André Lepire


Claude Létourneau


Roger Goulet

Après la remise des médailles, nous avons pris le «shuttle bus» qui nous a ramené de la ligne d'arrivée à Kingfield jusqu'à l'hôtel au Centre de ski:


Une bonne douche et c'était déjà l'heure du retour pour Québec. Une belle photo de groupe avant de partir:



Conclusion

Du pur bonheur ! Un beau marathon dans un endroit enchanteur et une belle gang de coureurs. Quoi demander de mieux ! Et j'ai eu beaucoup de plaisir à le préparer ce marathon. Ce n'est que le début pour l'année 2012 parce que je veux en faire deux autres.

Les deux prochaines semaines seront plus relax. Par la suite, j'embarquerai immédiatement sur ma préparation  en vue du marathon des Deux-Rives à Québec que je courrai à la fin du mois d'août

dimanche 13 mai 2012

Taper time

L'heure du «taper» est arrivé, c'est-à-dire le temps où il faut diminuer la durée et l'intensité des entraînements afin d'arriver au marathon avec les meilleures réserves possibles de glycogène musculaire.

En quelque sorte, c'est le temps du repos mais il ne faut pas trop se reposer:


J'ai donc diminué mon kilométrage à 70km dans la dernière semaine du 6 mai au 12 mai. Après la journée du demi-marathon de Québec dimanche denrier où j'ai totalisé 25 km en incluant le réchauffement, ma semaine s'est déroulé comme suit:

Mardi 8 mai: 9 km dans les sentiers du Parc linéraire de la rivière St-Charles, secteur Chauveau Sud, et sur  route;

Mercredi 9 mai: 9 km sur route ( Parc industriel Armand-Viau et Boulevard de l'Ormière );

Jeudi 10 mai: séance d'intervalles sur une de mes boucles dans rues résidentielles près de chez moi. J'ai enligné 5 X 800 mètres avec 300 mètres de récupération dans le but de faire tourner les jambes. Un total de 10km avec le réchauffement et le retour au calme.

Vendredi 11 mai: j'ai cassé ma nouvelle paire d'Asics Cumulus 13 sur une distance de 9 km dans les rues de Loretteville:



Je suis un fan de ce modèle depuis le moment où j'ai commencé à porter des orthèses, soit il y a une dizaine d'années. C'est un soulier neutre et mes orthèses s'y insèrent parfaitement. Lors de l'achat, je n'ai même plus besoin de les essayer. Vu que je porte une pointure difficile à trouver ( 7 1/2 ), je passe une commande à la Boutique Le Coureur Nordique et je vais chercher mes espadrilles dès qu'elles sont arrivé.

Samedi 12 mai: une sortie de 8km dans le sentier du Parc linéaire de la Rivière St-Charles, secteur Chauveau Nord et sur route.

Longue sortie du 13 mai


J'ai .laissé de côté le réchauffement de 7 heures 15 lors de la longue sortie de groupe et je me suis contenté de la sortie officielle de 8 heures 15.

Notre ami Roger avait choisi le parcours Versant-Nord afin de simuler quelques côtes que nous aurons lors du Sugarloaf Marathon. Nous étions quinze amis à faire cet entraînement. Je me suis bien senti tout le long des 22 kilomètres qu'a affichés ma Garmin.

Côté température, nous somme partis à une température idéale de 10 C mais nous avons senti l'humidité se poindre au courant de l'avant-midi. Ce fut un avant-goût des conditions que nous aurons au courant des prochaines semaines.


Marathon de Sugarloaf


La prochaine semaine sera ma dernière avant le marathon de Sugarloaf que je  courrai dimanche le 20 mai dans l'État du Maine aux États-Unis.

Dans ce billet  de l'année dernière, je vous avais relaté mon année 1996 où j'avais, entre autres, couru mon 50ième marathon à vie à cet endroit. Il s'agira cette fois-ci de mon 75ième marathon. La course est d'un point à l'autre entre Eustis et Kingfield:



Le profil du parcours est intéressant:



Plutôt montant jusqu'au 11ième mille et descendant par la suite. Il faut donc bien gérer la première partie de la course pour pouvoir profiter du profil descendant par la suite.

Il s'agit aussi d'un petit marathon. L'année dernière, 392 coureurs l'ont terminé. Il y a  aussi une épreuve de 15km ( 438 coureurs en 2011 ). C'est un marathon très bien organisé par un club de coureurs du Maine.

Notre groupe comptera 10 coureurs sur le marathon. Huit étaient présents lors de l'entraînement du 13 mai:


De la droite vers la gauche: Claude Létourneau, Paul Tessier, André Lepire, Gilles Lamontagne, André Angers, Roger Goulet, Bruno Samson et moi-même. Sont manquants Camilien Boudreau et Dominic Carrier

Nous partirons tous samedi le 19 mai, cette course se déroulant à moins de 4 heures de route de Québec. Mes compagnons de voyage seront Bruno Samson et André Lepire. Je vous raconterai le déroulement de ma fin de semaine dans mon prochain billet.





lundi 7 mai 2012

Demi-marathon de Québec

J'ai commencé, la semaine dernière, mon taper en vue du Sugarloaf marathon le 20 mai prochain. En même temps, j'avais en tête le demi-marathon international de Québec qui était tenu le 6 mai et qui constituait mon premier test en situation de compétition pour l'année 2012.

La semaine a commencé un peu difficilement suite à l'entrainement du dimanche 29 avril . Cette sortie avait laissé quelques séquelles musculaires. J'ai donc laissé tomber mes intervalles du mardi et je les ai remplacés par une séance de 12km en endurance relax, type trail et route, le tout pour replacer mes jambes.

Le mercredi 2 mai, ce fut une autre séance de 12 km en endurance «easy»  mais totalement sur route cette fois-là. Il y avait encore quelques raideurs dans mes jambes.

Jeudi le 3 mai, les jambes étaient revenu et je suis retourné sur une de mes boucles pour enligner 10 X 400 mètres avec 200 mètres de récupération. Il s'est agi d'une séance d'affûtage. Je me suis donc appliqué pour ne pas pousser ces intervalles à la même intensité que l'automne dernier. La séance s'est très bien déroulé et j'ai totalisé 12 km avec le réchauffement et le retour au calme.

Vendredi le 4 mai,  les sensations dans les jambes étaient de nouveau mauvaises. Je me suis dirigé vers Loretteville en montant la rue Verret et la rue Monseigneur-Cooke pour me mettre en jambes. Curieusement, cette montée m'a fait du bien et la foulée est devenu plus fluidepar après. Je suis revenu par la piste cyclable du corridor des cheminots et le sentier du parc linéaire, secteur de la Chute Kabir-Kouba. Un autre 12 km.

Fin de semaine du demi-marathon de Québec


Le samedi 5 mai, je suis allé me dégourdir les jambes avec une petite sortie de 8km en vue du demi-marathon de Québec du 6 mai. J'ai complété ainsi une semaine de 80 km entre le 29 avril et le 5 mai.

En après-midi,  j'ai reconduit ma fille Catherine à son cours de guitare dans l'arrondissement Charlesbourg et j'ai profité de cette heure libre pour prendre mon dossard et celui de deux amis DM de Montréal à la boutique Coin du coureur sur la rue Cartier:



On nous a remis, avec notre dossard, une belle petite tuque très utile pour l'entraînement:



Journée du demi-marathon


J'ai eu une très bonne nuit de sommeil, ce qui partait bien cette journée de compétition. Pour le déjeuner, vers 5:30 heures, un bon jus d'orange, du melon d'eau, une banane, un bagel au nutella et un café. Je suis habitué à ce genre de déjeuner avant mes longues sorties, riche en hydrates de carbone, quoique le nutella contient un peu de matière grasse. Certains coureurs le prisent, dont un certain David de la France que je suis sur DM et sur son blog. Je trouve comme David que le nutella donne une bonne énergie s'il est consommé avec modération.

Le site Météomédia affichait 5 C et les pronostics d'heure en heure indiquaient 7 C à 8:30 heures et 11 C à 11:00 heures. Il n'y avait presque pas de vent. Le demi-marathon serait donc couru dans des conditions idéales. De quoi me donner un autre surplus d'énergie, mentale cette fois-ci.

Je suis monté dans ma voiture pour me rendre au Domaine Maizerets. C'est à cet endroit que la ligne d'arrivée du demi-marathon se trouve. De là, des autobus nous ont amené à la ligne de départ située à la Haute-Ville de Québec, sur les Plaines d'Abraham derrière l'Hôtel Loews Le Concorde:


Comme d'habitude, l'organisation du circuit Courir à Québec était impeccable. Une fois arrivés à ligne de départ,  nous pouvions nous réfugier dans hall de l'hôtel pour nous réchauffer. Il y avait une heure et quart à écouler avant le départ. Cependant, je suis resté à l'extérieur assez longtemps vu que j'avais mon survêtement et que la température n'était pas trop froide. Et comme d'habitude, il y avait les fameuses lignes devant les toilettes portables:




J'ai d'abord fait la connaissance de Mike, un ami DM de Beuport qui s'entraîne pour le triathlon ironman de Tremblant:



Tous mes amis du dimanche étaient présents. En voici quelques uns ici qui semblaient prêts à faire une bonne course:




Vers 7:45 heures, j'ai laissé mon survêtement dans le camion qui correspondait à mon numéro de dossard et j'ai fait mon réchauffement avec quelques amis. C'était la première fois de l'année que je courrais en cuissards et singlet. Sensation de liberté. Et mes jambes répondaient bien. Un 3.5 km très agréable où j'ai aussi fait la connaissance de Marcel Riou, père de Daniel, un autre ami DM qui tient aussi un excellent blog .

Le départ a été donné à 8:30 heures. Je m'étais placé dans le milieu du peleton et j'ai pris un peu plus de 30 secondes pour passer le tapis de chronométrage électronique. J'ai activé ma Garmin à cet endroit et je suis parti sur un rythme inférieur à 5:00 minutes au kilomètre, ce qui était trop rapide. Je me suis immédiatement ajusté.  Le parcours était très descendant dans les deux premiers kilomètres et je me suis ralenti afin de ne pas affecter mes quadriceps.

Je tenais alors un pace de 5:10/kilomètre. J'étais avec mon ami André Angers pour cette descente mais en bas, sur l'autoroute Dufferin-Montmorency, j'ai maintenu ce rythme tout en étant à l'aise. J'étais surpris car ce pace me fait habituellement travailler fort le mardi matin à 5:30 heures. André ne m'a pas suivi.

Un peu plus loin, j'ai rattrapé mes amis Gilles et Roger qui étaient parti plus en avant de moi dans le peloton. Mon ami Gilles m'a bien fait rire en disant qu'il a eu le frisson quand je suis passé à côté de lui. J'ai avais eu le même à Rimouski en octobre dernier quand il m'a dépassé au début du marathon.

J'ai continué sur l'autoroute Dufferin avec cette belle vue sur le fleuve et l'Ile d'Orléans. C'est alors que mes amies Magalie et Sylvie m'ont rejoint et nous avons fait un bon bout ensemble. Nous étions toujours ensemble sur le Boulevard Ste-Anne. Au 10km, nous avions une moyenne de 5:08/kilomètre. Le pace était constant et je me sentais très bien. Nous avons rejoint notre ami Claude sur le Boulevard Ste-Anne.

Après une heure de course, j'ai appliqué ma stratégie d'alimentation pratiquée le dimanche et j'ai pris un gel énergétique ( de marque GU ) que je m'étais procuré la veille. Mauvais au goût mais très efficace.

J'ai continué toujours au même rythme sur la piste cyclable pour les huit derniers kilomètres. J'ai décollé un peu Magalie et Sylvie mais elles m'ont rejoint assez rapidement. Un peu plus loin, elles ont donné un coup et elles m'ont pris 30 mètres d'avance. J'ai décidé de ne pas les recoller et de garder mon rythme. Cependant, elles ne s'éloignaient pas. Tout en gardant mon rythme, j'ai fini par les rejoindre.

Je maintenais mon rythme et je ne faiblissais pas.Toute une différence avec les années 2010 et 2011. Dans les 5 derniers kilomètres, Magalie a décroché mais Sylvie m'a suivi jusqu'à la fin. Les deux filles de mon groupe du dimanche ont été toute une source de motivation dans ce demi-marathon. Et de mon côté, il semblerait que je leur ai servi de lapin. Différence de perspective !

Résultat: 1:48:28, soit 6 minutes de mieux que mon temps de 2010 ( 1 heure 54 ) qui était mon objectif. J'étais très heureux de ce test où j'ai senti que j'avais du fond. Je n'ai pas fait tous ces kilomètres pour rien cet hiver et ce printemps.

Après la course, j'ai pris le lunch chaud qui cette année nous était servi dans des boîtes:


Et je suis allé à la rencontre de mes amis. En voici certains. À partir de la gauche, Jean-Yves, moi-même, Gilles, Claudine, Gilbert et Roger.


Les amis


Comme je vous disais,presque tous mes amis du dimanche ont pris part au demi-marathon. La majorité semblaient satisfaits de leur performance:

Camilien Boudreau: 1:24:29
François Maillette: 1:30:21
Bruno Samson: 1:33:32
Dominique Jobin: 1:37:02
André Lepire: 1:41:02 ( 3ième Vétéran III)
Jean-Yves Sanfaçon: 1:41:44
Rénald  Bouchard: 1:42:38
Gervais Guillot: 1:42:47
Denis Duchesne: 1:46:48
Sylvie Boivin: 1:48:28
Magalie Bellefeuille: 1:49:12
Claude Létourneau: 1:50:12
Gilbert Robitaille: 1:50:32
Paul Tessier: 1:53:35
André Angers: 1:53:52
Roger Goulet: 1:57:38 ( 2ième Vétéran IV )
Gilles Lamontagne: 1:57:44 ( 3ième Vétéran IV)

Et les amis DM rencontrés lors de l'évènement:

Lisianne Gadoury: 1:40:48
Gaétan Joyal: 1:41:12
Mike M: 1:50:00

Retour de la France


Jean-Yves, qui a couru le marathon d'Arles-Arpilles dimanche dernier en 3 heures 49, était de retour de la France:


Deux jours après le marathon, le 1er mai, il se tapait le demi-marathon de Nîmes en 1heure 45. Un espèce de Goofy Challenge à l'envers ! Et pour terminer en beauté cette semaine, le demi-marathon de Québec en 1 heure 41. Un marathon et deux demi-marathons en 7 jours, il faut le faire.

D'autres amis DM


J'ai eu la chance aussi d'échanger un peu avec deux autres amis DM qui sont venu de Montréal faire le demi-marathon, soit Gaétan Joyal et Lisianne Gadoury. J'avais rencontré Gaétan l'année dernière au demi-marathon de Yamachiche.Quand à Lisianne, c'était la première fois que je la rencontrais. Gaétan et Lisianne s'entraînent ensemble et sont très impressionnants par le haut kilométrage qu'ils maintiennent.

Prochaine semaine


Il ne reste que deux semaines avant le Sugarloaf marathon. Je vais encore raccourcir la durée de mes sorties cette semaine et continuer mon taper.