mardi 20 septembre 2011

10km de l'Université Laval

Un de mes objectifs cette saison était le 10km de l'Université Laval que j'ai recommencé à courir l'année dernière.

La course a toujours été tenue sur un parcours propice à de bonnes performances. D'ailleurs, mon meilleur temps à vie (37:45) y a été établi. Il date par contre de plus de 20 ans (1988).

Dimanche matin, le 18 septembre, je me suis levé à 5 heures 30, bien avant le départ de la course donné à 10 heures 30. J'avais eu une bonne nuit de sommeil et j'ai continué à relaxer avant de prendre mon déjeuner vers 7 heures, m'assurant ainsi de terminer de manger trois heures avant la course. Départ pour l'Université Laval un peu avant 9 heures. Je n'ai pris que 15 minutes en voiture pour rallier les installations du  PEPS,soit le Pavillon de l'éducation physique et des sports de l'Université Laval:



Après avoir récupéré mon dossard au PEPS, j'ai rencontré Marcel Plante avec qui j'ai couru dans les années 90 et qui s'est remis à la course à pied il y a un an ou deux. Au vestiaire, j'ai croisé aussi Jean Bouchard, coureur aveugle que j'ai guidé dans les années 80 et 90. Jean aura 75 ans en novembre prochain et il court encore le 10km de l'Université Laval à chaque année ainsi que d'autres compétitions. Une véritable institution ce Jean ! Le voici en 2003 avant sa traversée du Canada à vélo:



Marcel et moi sommes sortis ensemble du PEPS pour aller au départ où on nous a remis la puce de Quidchrono. La température était parfaite pour courir, environ 13 C et du soleil. Nous nous sommes réchauffés, Marcel pour environ 1.5km et moi pour 2km. Cinq minutes avant le départ, j'ai retrouvé Marcel dans le peleton. Deux autres connaissances nous ont rejoint, soit Jacques Burte et Robert Giguère. Ce dernier, entre autres, m'épate énormément. Il a couru et skié toute sa vie. Aujourd'hui âgé de 83 ans, il participe encore à de nombreuses compétitions:



Entouré de ces coureurs inspirants, j'ai pris le départ du 10km dont le peleton était constitué de 834 coureurs. Il a fallu plus de 30 secondes pour passer la ligne:





Le peleton était serré et il fallait manoeuvrer pour se faufiler. Je ne voulais pas perdre trop de temps dans le premier kilomètre. Mission accomplie, je suis passé en 5 minutes pile avec Marcel sous mes talons. Le deuxième kilomètre étant plus roulant,  a été franchi en 4:48. Je me sentais très bien étant dans ma zone. Marcel n'a pas suivi. J'ai continué à enfiler des kilomètres sous les 5 minutes jusqu'au 5ième kilomètre: 4:55, 4:55 et 4:47. Passé la mi-course, j'étais toujours très bien. Cependant, j'ai commencé à ralentir un peu dans le 6ième kilomètre (5:00), Le 7ième kilomètre est le plus difficile avec un léger faux plat montant. J'ai continué à ralentir (5:11). J'ai voulu mettre de la pression dans le 8ième kilomètre pour maintenir les quelques secondes que j'avais en banque pour passer sous les 50 minutes et je me suis rapproché du 5 minutes au kilomètre (5:05). Malheureursement, j'avais trop donné et un point de côté est apparu. J'ai du diminuer pour récupérer dans le 9ième kilomètre (5:21), ce qui m'a permis de finir plus fort dans le dernier kilomètre (4:58).

Ayant trop perdu de secondes dans la deuxième portion de la course, j'ai franchi la ligne d'arrivée en 50:19, manquant mon objectif par 20 secondes. J'étais un peu déçu mais j'ai quand même amélioré mon temps de l'année dernière de 17 secondes. Mon ami Marcel Plante a suivi en 51:01. Voici, les temps de mes autres amis et connaissances:

- Denis Duchesne de Loretteville, un ami avocat qui a couru son premier marathon avec moi  en 1998: 47:01
- Paul Lajoie de l'Ile-aux-Coudres: deuxième vétéran IV en 47:53;
- Jacques Burté de Beaupré: troisième vétéran IV en 55:02;
- Jean Bouchard de Québec ( coureur aveugle ): quatrième vétéran IV en 59:19;
- Robert Giguere de Beaupré: premier vétéran V en 1:02:42;

Bref, une belle journée où j'ai revu des coureurs que je connais de longue date tout en profitant d'une belle compétition toujours bien organisée.

samedi 17 septembre 2011

En route vers Rimouski

Malgré que j'aie couru un beau demi-marathon le 28 août dernier au Marathon des Deux-Rives, j'ai été très déçu de l'annulation de l'épreuve de 42.2 km pour laquelle je m'étais préparé tout l'été. J'ai pris la décision de faire le marathon de Rimouski avant même de prendre le départ du demi-marathon.

Ma décision a été un peu tributaire de celle de mon ami Gilles Lamontagne qui s'apprêtait à courir son 200ième marathon à vie. Gilles était encore plus déçu que moi et pour cause. Comme Gilles est pour moi un bon ami que j'apprécie et qu'il est un de mes coureurs modèles, je lui ai dit, le matin du 28 août, que je prendrais part au même marathon que lui afin de partager, à ma manière, la belle expérience qu'il va vivre en complétant son 200ième. Le choix de Rimouski avait été fait avant le coup de canon signalant le départ du demi-marathon des Deux-Rives.

Côté entrainement, j'ai naturellement du changer la planification prévue. J'avais planifié, après mon marathon des Deux-Rives, faire un mois de septembre axé sur la préparation au 10km en vue du 10km de l'Université Laval le 18septembre et du 10km de l'Oie Blanche à Montmagny le 9 octobre. Comme ma dernière longue sortie de plus de 30km remontait au 24 juillet, j'ai décidé d'enligner rapidement deux sorties de 30km après mon demi-marathon des Deux-Rives. Je les ai faites les 4 et 11 septembre et les sensations ont été très bonnes. Donc, l'endurance est toujours là et je sais que je pourrai compléter le marathon de Rimouski. Photo du départ à Rimouski:





J'ai aussi continué le même modèle d'entrainement que j'avais dans mon programme de douze semaines que j'ai suivi cet été, programme tiré du site du marathon de Boston 2010. Donc, des intervalles longs de 1km au pace 10km le mardi et la sortie intermédaire de 15km le jeudi, accompagnées de sorties faciles les mercredi, vendredi et samedi. Le tout a fonctionné à merveille et je me sens actuellement en pleine forme. Il est vrai aussi que la température est plus fraiche et plus confortable pour courir. De plus, j'ai perdu, depuis le début août,  5 livres dans ma quête pour retrouver le poids que j'avais en 1998. Je suis à 165 lbs mais j'ai encore 15 libres à perdre pour retrouver ce poids qui me permettrait de retrouver des paces plus rapides.

Côté compétitions, je garde le 10km de l'Université Laval que je courrai demain afin d'évaluer ma vitesse sur cette distance. L'année dernière, j'ai recouru en compétition sur 10km pour la première fois depuis 1998. Résultat 50:30 alors que je courais le 10km autour de 40 minutes en 1998. Coureur plus pesant, coureur moins rapide. Bon. L'objectif demain sera raisonnable: passer sous la barre des 50 minutes. Je sais que je devrai travailler fort, un peu comme lorsque je passais sous la barre des 40 minutes dans mes meilleures années. Mais, j'aime ce «challenge».

Donc, demain, après mon 10km, il me restera deux semaines avant le marathon de Rimouski et elles me serviront de taper.  Pour le 10km de l'Oie Blanche, je verrai. Courir un 10km en compétition une semaine après un marathon ne m'enchante pas beaucoup. Peut-être le Défi du Lac Beauport le 16 octobre, soit trois fois le tour du Lac pour 18km. De belles côtes et un beau paysage d'automne. Chose certaine, la plus belle saison pour courir est à nos portes et je pourrai en profiter au maximum autant à l'entrainement qu'en compétition.

vendredi 2 septembre 2011

L'aventure des Deux-Rives

Dans mon dernier billet, je vous ai décrit ma semaine pré-marathon des Deux-Rives. Tout a baigné dans l'huile: l'entrainement, la préparation psychologique, la surcharge d'hydrates de carbone et la visite au salon du coureur.

Je me sentais donc  très en confiance pour faire un bon marathon. Météo média, vers la fin de la semaine, annonçait même un 16 C. Mais tout celà, c'était avant samedi le 27 août, veille du marathon.

En effet, samedi matin, j'ai revérifié les prévisions météo et on nous parlait maintenant des conséquences de l'ouragan Irène qui s'apprêtait à frapper la côte est des États-Unis. Il était maintenant question de pluie et de vents pour la journée du marathon. Les prévisions d'heure en heure de Météo Média annonçaient la pluie pour la période précise où nous allions courir le marathon. Jusque là rien de grave. J'avais déjà couru des marathons dans ces conditions.

En après-midi, signe prémonitoire, nous avons eu un dégât d'eau dans la cuisine. La tuyauterie descendant de l'évier était bouchée et l'eau refoulait par le lave-vaisselle. Ce fut le branle-bas-de-combat à la maison et nous avons du nous activer pour ramasser l'eau et essayer de déboucher le tuyau. Il n'y eut rien à faire, l'eau ne s'écoulant pas de l'évier. J'ai laissé un message à quelqu'un de plus compétent que moi et nous avons du nous résigner à attendre son retour d'appel.

En soirée, je relaxais devant mon ordinateur et je lisais les notes de mes amis sur le site Dailymile. Stéphane B.. qui était à Québec pour son premier marathon, a annoncé que le marathon était annulé. Quoi !!!!! Je ne pouvais le croire et ma première réaction fut de faire une recherche sur Google Actualités. Malheureusement, j'ai confirmé la triste nouvelle. Un peu plus tard, quelqu'un d'autre sur Dailymile a écrit que la site du Marathon des Deux-Rives l'annoncait. C'était le cas. J'étais abasourdi. J'avais déjà vécu l'annulation d'un marathon d'hiver après avoir fait un voyage dans la région de New-York ( Rockland Lake ) mais un marathon d'été... Les organisateurs craignaient que les vents violents mettent la sécurité des coureurs et des bénévoles en danger.

Par contre, l'organisation du marathon a invité les coureurs inscrits au marathon à prendre part au demi-marathon car on a décidé de tenir les autres épreuves. Les vents violents devaient commencer vers 11 heures et on prévoyait que les épreuves plus courtes seraient presque terminées à cette heure. Je me suis donc résigné à courir le demi-marathon tout en m'endormant avec l'espoir que la décision d'annulation serait renversée le lendemain matin.

J'ai eu une bonne nuit de sommeil, ce qui est curieux dans les circonstances. Au réveil, vers 5:00 AM, j'ai ramassé mon équipement que j'avais préparé la veille. En déjeunant, j'ai de nouveau regardé les prévisions de Météomédia. Les vents violents étaient alors prévus en fin d'après-midi, début de soirée. Le site internet du marathon indiquait toujours que l'épreuve de 42.2km était annulée.

Jusqu'au moment de monter dans l'autobus nous menant au site de départ, j'ai eu l'espoir qu'un bénévole m'annonce que le marathon avait bel et bien lieu. Ce ne fut pas le cas. Le bénévole m'a encore confirmé l'annulation.

Bien que déçu, j'ai décidé de profiter au maximum de ma participation au demi-marathon. Arrivé au site de départ du demi-marathon, j'ai  rejoint mes amis avec qui je fais mes longues sorties le dimanche. Mon ami Gilles Lamontagne était très déçu car il s'apprêtait à courir son 200ième marathon à vie et il aurait voulu le faire dans sa ville. Gilles ayant d'autres marathons programmés en 2011, je lui ai demandé à quel endroit il prévoyait faire son 200ième, voulant faire mon marathon annuel 2011 au même endroit. Il a hésité entre Montréal et Rimouski et il m'a confirmé finalement Rimouski. Je lui ai promis que je serais à Rimouski pour faire le marathon.

Je me suis donc installé dans le peleton avec mes amis Gilles Lamontagne, Roger Goulet et Paul Tessier. Dès le coup de départ, je suis parti avec Gilles. Nous étions de la même vitesse. J'ai décidé de ne pas faire la même erreur qu'au marathon de Québec en le devançant. Lui et Roger Goulet m'avaient rattrappé vers le 13ième kilomètre et j'avais fini lentement en 2 heures 7 minutes.

La stratégie fut payante. Le premier kilomètre a été franchi lentement et facilement à 6:10/km dans un peleton très compact où il était difficile de dépasser. Déjà au 2ième kilomètre, nous étions à 5:49/km avec la même impression de facilité. Le troisième kilomètre était celui de la grosse côte de la rue Garneau. Surprise, nous l'avons couvert en 6:02 ! Je savais alors que je ferais une grosse course car j'avais une sensation de facilité. Les deux kilomètres suivants l'ont confirmé: 5:36 et 5:19. Pourtant, ce sont des kilomètres difficiles avec des montées.

Nous avons continué avec le même air d'aller jusqu'au pont de Québec. Sur le pont, nous sentions le vent de côté qui était passablement fort et nous voyions les coureurs plus rapides en bas sur le Boulevard Champlain. Ils étaient tous en file indienne pour se protéger du vent.

Lorsque nous sommes arrivé sur le Boulevard Champlain, nous fument de nouveau surpris car le vent ne nous semblait pas si fort. Pourtant, il soufflait passablement. Nous maintenions notre moyenne de 5:36/km et nous ne faisions que dépasser avec une facilité déconcertante. Nous nous sommes mis d'accord que nous étions en train de vivre une course de rêve. Des sourires s'accrochèrent à nos visages. Richard Gingras, un beau-frère de Gilles, a capté plusieurs moments de notre passage sur le Boulevard Champlain:












À certains moments, Gilles donnait des coups en accélérant et me décollait. C'est sa façon de courir. J'ai d'ailleurs lu que ces petites accélérations sur une longue distance sont excellentes à condition de revenir à notre pace après. Elles reposent les jambes en leur permettant de travailler différemment. À chaque fois, je le remontais et continuais à courir avec lui. Au 18ième kilomètre, il a donné un bon coup. Je n'ai pas cru sur le moment pouvoir le rejoindre. Mais je me suis concentré devant le Château Frontenac afin de le faire:






J'ai finalement rejoint Gilles et nous avons parcouru le dernier kilomètre en 5:05/km, soit à peu près mon pace 10km. Toute une course ! Marc Chouinard, le conjoint de ma soeur Johanne, a capté notre arrivée:




J'ai finalement franchi le fil en 1:58:57, soit mon meilleur temps de mes trois demi-marathons en 2011:





À l'arrivée, j'ai laissé Gilles avec les journalistes et j'ai fait la ligne pour avoir ma médaille et mon ravitaillement. Il y avait une foule très dense de coureurs, les coureurs inscrits au demi-marathon et au marathon étant arrivé ensemble. L'attente fut longue. Voici un aperçu de cette foule:








Malgré la déception de ne pas avoir couru son 200ième marathon, Gilles Lamontagne a gardé sa bonne humeur proverbiale. Il lançait à la blague avoir fait son 199.5ième marathon. Le voici, en compagnie de sa fille Annie et de Paul Tessier après la course:





De mon côté, j'étais aussi de très bonne humeur ayant fait un beau demi-marathon en compagnie de mon ami Gilles:






Bref, toute une aventure que cette fin de semaine du Marathon des Deux-Rives. Toutes sortes d'émotions et de déceptions qui, somme toute, se sont terminées sur une note positive. Et on se reprendra à Rimouski.
































J

vendredi 26 août 2011

Semaine pré-marathon

J'ai terminé ma dernière semaine de préparation pour le Marathon des Deux-Rives suite à un programme de 12 semaines qui m'avait été remis par mon ami Claude Létourneau. Ce programme vient du site du marathon de Boston 2010 et s'adressait à des coureurs expérimentés.

J'ai bien aimé suivre un programme écrit, chose que je n'avais pas faite depuis les années 1980. Je m'entrainais depuis des années en suivant une progression linéaire de 10% par semaine. J'ai eu l'impression, en suivant ce programme, de renouveler complètement ma façon de me préparer pour le marathon. Du nouveau dans l'entrainement est toujours bénéfique psychologiquement afin de ne pas s'enliser dans la routine.

Ma dernière semaine d'entrainement a été différente de ce que je faisais antérieurement. Par exemple, après le mercredi, je ne courais qu'une seule fois avant le marathon, soit le samedi. Ce nouveau programme prévoyait des entrainements légers toute la semaine sauf samedi. De plus, j'ai eu des intervalles à faire jusqu'à la dernière semaine inclusivement. Cependant, la dernière séance d'intervalles ne m'a pas paru difficile parce qu'elle ne représentait que le tiers de la charge maximale que j'ai fait pendant l'été.

Mercredi, j'ai eu la surprise d'être contacté par la recherchiste de l'émission Première Heure à la radio de Radio-Canada. Elle avait vu mon blog probablement en passant par Google et m'a posé quelques questions. Par après, elle m'a demandé si je désirais donner une entrevue au studio de radio, ce que j'ai accepté avec joie. Le lien audio de cette entrevue est ici .

Enfin, aujourd'hui, je suis allé au salon du coureur accompagné de ma fille Catherine. D'abord, la remise du dossard :



 

Nouveauté cette année : la puce est intégrée au dossard. Mais il faut quand même la faire vérifier :






Le salon du coureur, comme à chaque année, est bien organisé:






Je me suis intéressé à faire ma provision de gels pour la course et ce n'était pas le choix qui manquait au Coin du coureur:







Même qu'on nous faisait jouer à la roulette comme à Expo-Québec pour avoir la chance de gagner un rabais sur notre prochain achat:






Catherine et moi avons pu goûter à la boisson énergétique X1 Endurance qu'on nous servira durant le marathon:









J'étais bien heureux aussi d'avoir le dossard numéro 7. C'est un chiffre qui est supposé porter chance:






Quant au chandail technique, il est encore très beau cette année. Je me permets de vous le montrer mais je ne le porte jamais avant d'avoir complété mon marathon:






Il ne reste donc qu'à relaxer jusqu'à dimanche et à continuer ma surcharge d'hydrates de carbone:








Et je remercie ma  photograhe, ma fille Catherine qui m'a accompagné pour cette visite du salon du coureur:



















samedi 20 août 2011

Épilogue de mon histoire de coureur

C'est aujourd'hui que je conclue mon histoire de coureur que j'ai commencée vous raconter en février dernier.

32 ans de course à pied, c'est long. En fait, c'est toute ma vie d'adulte. Et il me semble que c'est comme si j'avais fait mon premier marathon ( 1981 ) hier.

Vous avez donc pu bien me connaître à toutes les étapes de ma vie de coureur. Du jeune coureur dans la vingtaine dans les années 80 qui compétionnait au sein du club La Foulée à l'homme dans la quanrantaine qui a préparé seul son marathon fétiche ( Marathon des Deux-Rives ) pendant une dizaine d'années. Vous avez aussi pu prendre connaissance de  mon implication en tant que coureur guide pour un coureur aveugle pendant plusieurs années et de mes aventures de «multi-marathonien» dans les années 90.

Cette vie de coureur, quant à moi, est la plus belle que n'aurais pas pu avoir sur cette terre. Et elle n'est pas terminée. J'espère qu'elle pourra se prolonger pendant des dizaines d'années. J'ai aujourd'hui 52 ans. J'ai connu des coureurs dans les 80 ans et plus. Si je me rends jusque là, j'aimerais être de ceux-là.

J'ai intitulé ce blog «Courir pour exister». La raison est bien simple. La course à pied est comme un moteur dans ma vie. Elle me permet d'être ce que je suis aujourd'hui. Elle m'a toujours accompagné dans tous les moments de ma vie, autant les plus heureux que les plus difficiles. Je ne sais pas ce que je ferais si je devais arrêter de courir.

Depuis octobre 2010, j'ai repris contact avec mes vieux amis coureurs et  celà me donne le goût, de nouveau, de me fixer d'autres objectifs de performance. En 2011, j'ai découvert, grâce à internet, un monde de passionnés de la course à pied avec qui partager ma passion. Leurs expériences sont aussi pour moi une autre source supplémentaire de motivation.

Ce fut donc un grand plaisir pour moi de vous raconter mes 32 années de vie de coureur. Il est clair, en ce qui me concerne, que je ne mettrai pas fin à ce blog car j'aurai d'autres expériences et sujets à partager avec vous.

dimanche 14 août 2011

Une année de découvertes

Je complète ce blog historique avec les premiers mois de l'année 2011. Si l'année 2010 en fut une de retrouvailles vu un retour à la compétition sur plus courtes distances et dans mon groupe de coureurs, l'année 2011 en sera une de découvertes.

Depuis quelques années, il me plait de naviguer sur internet à la recherche de résultats et d'histoires de courses un peu partout dans le monde. Je m'intéresse aussi au cyclisme et je suis aussi sur internet les grands tours cyclistes comme le Giro, le Tour de France et la Vuelta.

J'avais aussi dans mes favoris le blog de Frédéric Plante sur RDS que je lisais parfois mais sans porter plus d'attention au monde des blogs. Au début de l'année 2011, je me suis aperçu que je pouvais m'ouvrir un compte sur le site de RDS, ce que j'ai fait. J'ai donc mis en ligne quelques billets sur la course à pied. Je recevais quelques commentaires mais sans plus. Je commentais aussi les billets de Frédéric Plante.

Je me suis mis à rechercher plus activement d'autres sites et de fil en aiguille, j'ai découvert que la toile regorgeait de blogs de coureurs. Il y avait donc un monde virtuel que j'ignorais et qui était composé de passionnés de la course à pied comme moi. Finalement, en février 2011, j'ai vu qu'un blogueur avait un icone daily mile sur son blog et j'ai cliqué sur cet icone.

Pour ceux qui ne connaisse pas le site daily mile, il s'agit d'une sorte de facebook pour coureurs, cyclistes et nageurs. On peut y ouvrir un compte et enregistrer nos entrainements quotidiennement en y indiquant le sport effectué, le nombre de kilomètres, le temps, le parcours et nos commentaires sur l'entrainement du jour. On fait des demandes d'amis et habituellement, les coureurs qui ont un compte sur dailymile nous acceptent comme amis de telle sorte que leurs entrainements nous sont communiqués dans la section «Home». On peut alors commenter leurs entrainements afin de les encourager et eux font de même. Il s'agit d'un outil puissant de motivation.

J'y ai découvert des personnes passionnées par la course à pied. En allant enregistrer mes entrainements et en commentant leurs entrainements quotidiennement, j'ai tissé des liens avec elles. Je cours depuis 1979, j'ai couru dans un club et fait de nombreuses compétitions au Canada et aux États-Unis. Je suis un super motivé et depuis 1999, je courais seul en me motivant seul. Je ne pouvais m'imaginer qu'il existait un moyen de me motiver encore plus. Eh bien ! Ce site daily mile est ce moyen. Le fait que je peux rentrer de mon entrainement et le partager immédiatement avec ma quarantaine d'amis sur dailymile me motive encore plus que je ne l'étais avant. Imaginez comment je le suis maintenant !

Dans la même foulée, j'ai ouvert mon blog «Courir pour exister», toujours en février. Comme j'avais beaucoup de choses à raconter, j'ai décidé de commencer avec mon histoire de coureur.  À raison, d'un billet par semaine, j'aurai pris un peu plus de six mois pour vous la raconter. Mon histoire continuera, j'espère pour très longtemps...

J'ai fait une autre découverte cette année. J'ai eu une somme d'argent en cadeau et j'ai achété une montre GPS, soit la Garmin Forerunner 305:




Cette montre m'a aidé à revenir sur terre concernant mes capacités de coureur et à me fixer des objectifs plus réalistes. Depuis plus de dix ans, je courais avec mon chrono et je divisais le nombre de minutes par 6min/km pour évaluer le nombre de kilomètres parcourus. Ma montre Garmin calcule le nombre de kilomètres parcourus et me donne même instantanément le pace auquel je cours. Je me suis rendu compte rapidement que je me surestimais. Comme je vous l'ai expliqué récemment, j'ai vieilli et pris une vingtaine de livres. J'ai un poids supplémentaire à traîner et je ne peux plus le faire au même pace. Cette montre est probablement le meilleur coach que je n'ai eu. Elle m'aide à m'ajuster à tous mes entrainements et à voir continuellement où j'en suis.

Côté compétions, je prépare toujours le marathon des Deux-Rives qui sera couru dans deux semaines. Ce marathon en sera à sa 14ième édition et je les ai tous courues sur 42.2 km. Donc, c'est une fierté pour moi de faire partie de cette quarantaine de persévérants dont le nom se retrouve, à chaque année, dans le guide officiel du marathon.

En préparation, je m'entraine seul la semaine et le dimanche avec le groupe de Roger Goulet avec départ au Centre Lucien-Borne. J'ai retrouvé la joie de courir en groupe et je ne suis pas prêt de quitter ce groupe. Au mois d'avril, j'ai eu une petite blessure dans un tendon au niveau du tibia. J'ai eu peur d'avoir une périostite mais ce n'était pas ce type de blessure car je n'ai été arrêté que deux semaines. Pendant cette période, je suis allé nager car je ne pouvais pousser sur des pédales de vélo.

Malheureusement, cette blessure est survenue deux semaines avant le demi-marathon de Québec tenu le 1er mai 2011. J'ai pu courir sans douleur la veille du demi-marathon. Le jour de la compétion, je suis parti trop rapidement et j'ai du ralentir à partir du 13ième kilomètre. J'ai fait une contre-performance avec mon pire temps à vie sur demi-marathon mais au moins j'ai pu participer à cette course à laquelle j'étais inscrit depuis plusiseurs semaines. Me voici en action:





 
Pour terminer dans un temps de 2:07:10:







Par la suite, le mois de mai a été un peu difficile au niveau des sensations compte tenu cet arrêt de deux semaines en avril. Par contre, en juin, j'ai retrouvé de bonnes sensations avec le début d'un programme de 12 semaines pour le marathon des Deux-Rives. Mon ami Claude Létourneau m'avait parlé de ce programme qui apparaissait sur le site du marathon de Boston en 2010 et il m'a remis la grille qu'il avait confectionnée à partir de ce programme. J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre ce programme très bien équilibré entre les longues sorties, les séances d'intervalles, de tempo et d'endurance sur plus courtes distances. Même que ce programme comportait un peu moins de kilométrage hebdomadaire par rapport à ce que je faisais par les années antérieures. J'ai l'impression que celà m'a permis de mieux récupérer.

En juillet, j'avais encore coché le demi-marathon Marcel-Jobin comme l'année dernière, toujours avec l'objectif de faire un bon test à la chaleur avant le marathon des Deux-Rives. Encore une fois, il a fait très chaud. Cette fois-ci, j'ai mieux dosé ma course et j'ai ralenti un peu plus tard, soit à partir du 18ième kilomètre. Cependant, ce fut à peu près le même résultat que l'année dernière, soit un chrono de 2:04:56. J'étais bien content d'arriver après avoir passé au travers de cette chaleur:





Dans deux semaines, je serai au Marathon des Deux-Rives et je vous en reparlerai dans un billet ultérieur.

J'ai donc terminé mon histoire de coureur sur route et de marathonien. Je concluerai cette partie historique de mon blog «Courir pour exister» la semaine prochaine.

À suivre...



 


dimanche 7 août 2011

Une année de retrouvailles

J'en suis presque à la fin de ce blog historique relatant ma vie de coureur sur route et de marathonien. Je vous parlerai dans ce billet de l'année 2010 qui en fut une de retrouvailles sous deux aspects.

Premièrement, vous avez compris que je fus un avide compétiteur avalant les compétitions entre 1981 et 1998. De 1999 à 2009, j'ai pris semi-pause en ne faisant que le Marathon des Deux-Rives sauf pour l'année 2007 où j'ai ajouté le marathon de Rimouski. Je devais avoir besoin de cette longue pause. Elle coincidait avec le début de ma vie de mari et de père. Cependant, même si je ne faisais que le Marathon des Deux Rives, j'ai continué de courir à l'année et de préparer mon marathon avec la même passion qui m'a toujours caractérisé. Avec peut-être même plus de passion encore...

Cependant, en 2010, j'ai pris conscience que le mari et père que je suis ne devait pas s'oublier et se faire plaisir un peu plus. J'ai donc décidé de renouer avec la compétion au printemps 2010 en prenant part au demi-marathon de Québec, le 2 mai. Comme je n'avais pas couru en compétition sur plus courte distance que le marathon depuis plus de dix ans, je suis parti un peu rapidement. Malheureusement, j'ai du diminuer le rythme vers le 15ième pour terminer en 1:54:57:







Je n'avais pas téléchargé ce certificat avant aujourd'hui. Le «Félicitations» était approprié dans mon cas pour cette reprise de la compétition sur plus courte distance.

Naturellement, en mai, j'étais dans les premières semaines de ma préparation pour le marathon des Deux-Rives à la fin août. J'ai choisi de mieux cibler mes compétitions plutôt que de les faire toutes comme dans les années 80. J'ai donc coché un autre demi-marathon en préparation pour le marathon, soit le demi-marathon Marcel-Jobin à Yamachiche. Je le connaissais pour l'avoir déjà fait en 1997 et 1998 ( les deux premières éditions ). De plus, il constitue un test parfait pour le marathon des Deux-Rives à un peu plus d'un mois du jour J, surtout pour s'habituer à compétionner dans la chaleur. Et en ce qui a trait à cette dernière, elle était bien présente le 10 juillet 2010. Encore une fois, je suis parti trop rapidement et cette fois-ci, j'ai diminué de rythme après la première moitiée de course car je considérais les conditions trop extrêmes. Résultat: 2:04:51. J'étais quand même content de mon petit voyage à Yamachiche.

J'ai poursuivi mon entrainement seul en vue du Marathon des Deux Rives. Ces deux premières compétitions m'avaient redonné le goût de courir avec d'autres coureurs. Donc, je me rendais chaque dimanche sur la promenade du Boulevard Champlain, le long du fleuve St-Laurent, où je courais régulièrement avec mon ami André Angers.

Le 29 août, arrive le marathon des Deux Rives. Tôt le matin, il fait chaud. Nous faisions la ligne pour monter à bord du traversier et nous sentions le soleil nous taper sur les épaules. Je savais que je souffrirais mais j'essayais de me le cacher mentalement en me disant que je compenserais par l'expérience. Je suis donc parti en prenant le groupe de 4 heures. C'était déjà trop rapide et je suais à grosses gouttes après 5km. J'ai perdu un verre de mes lunettes fumées ajustées à ma vue de telle sorte que je m'en suis débarrassées à un point d'eau. J'ai perdu quelques secondes ainsi que le groupe de 4 heures. J'ai décidé d'entrer dans ma bulle et de faire le marathon aux sensations. J'en ai eu des bonnes jusqu'au boulevard Champlain où un coup de chaleur foudroyant m'a terrassé soudainement. Mon rythme cardiaque était tellement élevé que je devais marcher pour le faire baisser. J'essayais de repartir avec un jogging très lent et mes pulsations remontaient rapidement â un rythme inquiétant. Il n'y avait plus rien à faire à part que de finir presque tous les derniers 10km en marchant, ce que j'ai fait avec un compagnon d'infortune qui a souffert du même problème que moi. Pourtant, mes jambes étaient encore potables. J'ai terminé ce marathon en 4:57:13, mon pire temps à vie:







Mais toujours avec la même fierté car peut importe le chrono, un marathon reste un marathon:





Mon marathon étant complété, après quelques jours de repos, j'ai baissé mon kilométrage hebdomadaire et j'ai pris part à des épreuves de 10km comme dans le bon vieux temps. J'ai d'abord pris part au 10km de l'Université Laval le 19 septembre 2010, soit trois semaines après le marathon. J'y ai retrouvé la même atmosphère fébrile que j'avais connue dans mes années La Foulée. Beaucoup de joie intérieure pour moi. J'ai complété ce 10km en 50:36. Me voici en action essayant de maintenir un pace inférieur à 5:00min./km:




J'ai conclu ma saison avec un autre 10km, soit la Course de l'Oie Blanche à Montmagny. Conditions fraiches et venteuses. J'ai terminé en 50:34 soit deux secondes de moins qu'à l'Université Laval. J'aurai donc un objectif pour 2011: 49:59 :))). Autre temps, autres buts.

Après mes retrouvailles avec la compétition, j'ai décidé d'en faire une avec mes amis des années 90 avec qui j'ai fait de nombreux marathons. Je vous parle de Roger Goulet et compagnie. Ils sont un groupe d'une quinzaine de coureurs qui se réunissent au Centre Lucien-Borne quelques fois par semaine pour s'entrainer ensemble. Je vous reparlerai d'eux car ce blog va se poursuivre après la partie historique. Ils sont pour moi une grande source de motivation. Donc, le dernier dimanche d'octobre, je me suis présenté au Centre Lucien-Borne pour 8 heures. Ils n'étaient que deux ce matin-là, certains de mes amis multimarathoniens étant à Falmouth, Cape Cod, pour un marathon. Je suis parti avec André Angers et Camilien Boudreau. La semaine suivante, je retrouvais un groupe beacoup plus complet. Encore une fois, beaucoup de bonheur, les mots ne suffisent pas pour le décrire. Depuis cette date, je suis un assidu le dimanche matin pour les entrainements de ce groupe et je ne suis pas prêt de le quitter tant que la santé me le permettra.

Voilà donc toute une année marquée par de grandes retrouvailles. Mon prochain billet traitera de la premìère partie de l'année 2011 où j'ai fait une merveilleuse découverte.

À suivre...