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vendredi 22 avril 2011

Les années 90

Nous avons quitté, dans mon dernier billet, les années 80. Je vous ai décrit depuis le début février 2011 mes onze premières années de coureur sur route, mes premiers marathons, mes nombreuses courses sur route, mes expériences de coureur guide pour mon ami Jean Bouchard et mes meilleures performances à vie. Les années 90 seront aussi remplies de belles expériences aussi enrichissantes que dans les années 80. Je commencerai naturellement par l'année 1990 que je pourrais qualifier d'année de transition.

En effet, j'ai terminé mon billet précédant en vous racontant que j'ai été dans l'obligation d'arrêter de courir quelques mois à la fin de l'année 1989 à cause d'une sérieuse tendinite au tendon d'Achille droit. J'étais embarrassé par une inflammation importante à ce tendon depuis plusieurs mois déjà. Je me suis donc entrainé en natation et vélo stationnaire pour maintenir ma condition physique. Lorsque j'ai repris la course à pied au début mars 1990, j'y suis allé très progressivement. D'une part, je me suis aperçu que j'avais brûlé moins de calories durant l'hiver avec mon «cross-training» que je pouvais le faire par les bonnes semaines de kilométrage que je faisais habituellement en course à pied.  Mon poids s'est donc retrouvé à 150 lbs par rapport aux 140 lbs que la balance affichait dans les années 80. Cependant, vous verrez que ce changement de morphologie n'eut rien de dramatique. D'autre part, après trois mois d'entrainement «low impact», je devais réhabituer graduellement  la musculature de mes jambes aux impacts plus importants qu'il y a en course à pied.

J'ai donc repris l'entrainement graduellement au début mars avec l'arrivée du printemps. Ma première compétition n'eût lieu qu'en juin lors du 10km de la Descente royale à Beauport. Je ne fis qu'un chrono de 45:37 sur ce parcours rapide alors que l'objectif, dans les années antérieures, était toujours de faire en bas de 40 minutes, objectif que je réalisais d'ailleurs fréquemment.

Naturellement, l'objectif majeur de la saison était de faire le marathon de Montréal comme durant les années 80. Je repris donc l'entrainement en volume et  en intervalles avec le club La Foulée comme dans les années antérieures. Je m'étais planifié aussi une semaine de vacances à la fin juillet dans la région du Saguenay-Lac St-Jean où je me suis entrainé chaque matin dans des endroits différents. Le samedi terminant cette semaine, je pris part au marathon de Chicoutimi afin de me mettre en confiance sur la distance. Dans une chaleur et une humidité très importante, je fis ce marathon très à l'aise à un pace d'environ 6 minutes au kilomètre. Cette année-là, les organisateurs avaient décidé de tenir l'évènement en soirée. C'est la seule et unique fois où j'ai eu l'occasion de courir un marathon en soirée.

Et le mois de septembre arriva avec le marathon de Montréal. J'avais de nouveau promis à mon ami Jean Bouchard de le guider pour ce m:arathon. Et comme d'habitude Jeannot fit son tour d'honneur dans la dernière ligne droite du parcours complété en 3:30:20:





Chose certaine, j'étais revenu sur mon pace d'entrainement plus sérieux, ce qui signifiait que j'avais bien géré mon retour progressif à la course à pied depuis le mois de mars.

Pour terminer la saison, j'eus la chance de participer à un marathon magnifique aux États-Unis, soit le Cape Cod Marathon à Falmouth tenu le 28 octobre 1990. J'ai fait le voyage avec Denis Lévesque, un bon coureur vétéran du club La Foulée, et sa conjointe. J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir, durant le voyage vers Cape Cod, la beauté de cette région au mois d'octobre. Quant au marathon, le parcours comporte beaucoup de «rolling hills» ce qui est bon pour relaxer la musculature par rapport à un parcours plat. Au surplus, le décor est enchanteur pour les très beaux boisés que nous traversons et les portions le long de l'océan. Je vous présente une photographie prise peu après le départ où je suis en compagnie de Denis Lévesque, le petit coureur avec les gants jaunes:



Je complétai le parcours en un temps de 3:24:00, soit un pace de 7:47 au mille:



Je n'ai jamais refait cette course mais j'en garde un souvenir très ancré pour la beauté de cet endroit et le plaisir de ce voyage. De plus, la façon dont je terminais cette année 1990 me prouvait que j'étais revenu dans une très bonne forme, ce qui augurait bien pour l'année suivante.

À suivre...


3 commentaires:

  1. Merci a toi de nous faire partager tes archives personnelles!

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  2. Tu t'es payé de beaux marathons. Joyeuses Pâques à toi et ta famille.

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  3. Bjr à toi,
    Ma femme et moi avons optés depuis qqs années pour la course en couple;
    nous sommes admiratifs devant ta passion de la CAP et surtout devant ta philosophie à enchaîner les kms.
    Un petit mot sur notre blog serait sympa.
    J-Claude et Anna
    http://ronan-justepourfinir.blogspot.com

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