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samedi 19 mars 2011

De nouveaux défis

L'année 1984 fût marquée par une orgie de compétions où j'ai participé à 17 évènements de course à pied. La saison suivante, quant à elle, sera celle où j'attaquerai de nouveaux défis autant sportifs que professionnels. Je continuerai aussi de progresser comme coureur sur route et marathonien.

Dans le billet précédent,  j'ai pu vous donner de nombreux détails concernant les chronos de mes compétitions. Mes carnets d'entrainement, dans ces années, étaient très détaillés et j'aimais noter beaucoup d'informations sur mes entrainements, allant des compagnons avec qui je m'entrainais jusqu'à mon poids de la journée. J'étais très méticuleux, probablement une déformation de la profession d'avocat dans laquelle j'allais m'engager.

L'année 1985 a commencé avec La Course des pichous à Chicoutimi en février. Pour le club La Foulée, il s'agissait d'un évènement important de la saison de course à pied et un autobus était organisé pour un voyage de groupe à chaque année. Le départ de cette course se donnant aux Galeries Jonquières, notre autobus nous amenait à la ligne de départ et comme il s'agit d'une course d'hiver avec une température sous le point de congélation, nous pouvions bénéficier d'un endroit chauffé pour y laisser notre survêtement quelques instants avant le coup de départ. Cette course étant très rapide, nous aimions performer, surtout que l'hiver d'entrainement est long au Québec et qu'il n'y a pas de compétion en novembre, décembre et janvier. Je ferai une très belle course en complétant le 15 km en 59:33.

Les semaines qui ont suivi ont servi à préparer le marathon d'Ottawa auquel je participais depuis 1983. Encore une fois,  j'ai augmenté le volume d'entrainement mais un peu moins que l'année précédante, mes semaines les plus chargées étant de 100 km. Le marathon a été tenu le 13 mai 1985 sous une température chaude qui a atteint 27C. Je me suis senti bien jusqu'au 38ième kilomètre et à ce point,  j'ai perdu un peu de vitesse pour terminer en 3:25:39. Voici deux photographies où on peut s'imaginer les conditions climatiques ainsi que mon certificat:





Cette performance peut quand même être qualifiée de satisfaisante, n'étant qu'à cinq minutes de ma meilleure performance qui avait été réalisée l'année précédante au même endroit et ayant été réalisée dans des conditions climatiques difficiles. Ma préparation avait été bonne.

Un nouveau défi se présentera à moi,  celui du triathlon. Ce sport en était à ses premiers pas dans la région de Québec. Georges Trépanier était connu à Québec comme le «Roi des Plaines» car il courait toujours sur les Plaines d'Abraham. Georges a donné les premières impulsions à ce nouveau sport dans la région de Québec. Le dynamisme de Georges Trépanier m'a poussé à vouloir prendre part à un triathlon. Donc, du mois de juin au mois d'août, mon entrainement en vue du marathon de Montréal sera «pimenté» de séances de natation et de vélo. Mon premier triathlon sera celui du Roi des Plaines à la Base de plein air de Ste-Foy (500 mètres natation, 30km vélo et 8km course à pied) . Comme j'étais un nageur lent,  je sortirai dans les derniers de l'épreuve de natation. Je ne gagnerai pas de places dans l'épreuve de vélo. J'avais une bicyclette beaucoup trop lourde par rapport à celle des autres compétiteurs. En fait, j'étais un néophyte et je connaissais rien des détails techniques. Cependant,  j'ai terminé l'épreuve en force gràce à la course à pied.

Le triathlon le plus important de la région de Québec était celui du Lac Beauport et il était scédulé pour le 24 août 1985. Il s'agissait d'une épreuve comportant 1600 mètres de natation dans le Lac Beauport, 40 km de vélo, soit 5 fois le tour du Lac Beauport sur une route en montagnes russes, et 16 km de course à pied sur le même parcours. Voulant mieux faire les choses, je me louerai un vélo de compétition pour mes deux dernières semaines d'entrainement et pour la compétition. Je terminai cette difficile épreuve en 3 heures 9 minutes. Cette première saison de triathlon en fut une d'initiation à ce sport. J'y pris goût et je continuerai de le pratiquer durant les saisons 1986 et 1987.

De plus,  le volume additionnel d'entrainement cardio-vasculaire donnera des résultats immédiats sur marathon. Celui de Montréal m'attendait au mois de septembre. Mon ami Jean Bouchard que j'avais guidé en compétition en 1983 aussi. Je lui avais promis de le guider à Montréal. Il était tellement heureux et il le fut encore plus après. Tous les deux, nous réalisèrent notre meilleur temps à l'époque sur 42.2 km, soit 3:15:13:





La photographie ci-haut démontre comment j'ai été à l'aise sur ce marathon et que j'aurais pu en donner plus. Celà augurait bien pour les saisons subséquentes. J'ai guidé Jeannot à deux autres reprises lors de compétitions au courant de la saison 1985, soit pour un 10km (La Galipote) et un 15km ( 15km de l'Été indien). Cependant, je suis alleé me tester sur le 10km de l'Université Laval, le 13 octobre. J'ai alors couru la distance en 38:36, ce qui constituait alors mon meilleur temps à vie.

Comment ne pas clotûrer cette belle année 1985 par un évènement marquant pour moi:



J'apparais dans cette photo au milieu avec le complet brun pâle. Nous sommes le 13 novembre 1985 et je me trouve dans la salle Gabrielle Vallée du Palais de justice de Québec pour mon assermentation comme avocat. Après toutes ces années d'études et d'efforts où la course à pied aura été une fidèle compagne m'ayant procuré une force de caractère inestimable, je récolte les fruits. Un nouveau défi s'ouvrira aussi devant moi, celui de pratiquer le droit...

À suivre...

3 commentaires:

  1. Vive les entraînements complémentaires ! Avec le vélo, c'est une bonne manière d'accroître le Vo2Max. Tu a été tout un coureur dans ces années. De belle performance et une grande constance.

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  2. UNE FOIS DE PLUS fRANCOIS TRES TRES INTERRESSANT!

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  3. Merci François pour ton commentaire sur mon blog mais je voulais te dire que le tien est vraiment très bien écrit, détaillé et inspirant. Continue même quand tu seras rendu à raconter aujourd'hui

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