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dimanche 24 mars 2013

Augmentation du volume

La semaine qui a suivi la Course des Pichous ( 15 km ) du 16 mars dernier a été difficile au niveau musculaire.

Le parcours descendant de la Course des Pichous a laissé des traces sur mes mollets et mes ishio-jambiers. Cependant, les Pichous n'étant pas pour moi un objectif particulier mais plutôt une course que je faisais en passant dans mon plan marathon, il n'était pas question pour moi de m'éloigner du plateau où j'étais rendu dans mon kilométrage hebdomadaire, soit 90 km.

J'ai hésité entre prendre un repos le dimanche 24 mars et aller courir une distance de 20 km le lundi ou plutôt faire ce 20 km dimanche et me reposer le lundi. L'attrait du zoo étant plus fort que tout, je me suis présenté au Centre Lucien-Borne, dimanche le 24 mars mais uniquement pour la deuxième partie de l'entraînement dont le départ est donné à 8:15 heures.

Je suis d'abord allé tester l'état de mes jambes dans une rue près du Centre Lucien-Borne sur une distance d'un peu plus d'un kilomètres. Les muscles de mes jambes étaient très contractés et je n'avançais pas. Malgré tout, j'ai pris le départ à 8:15 heures avec le groupe et j'ai rapidement été distancé. Cela m'a permis d'admirer la meute du zoo de loin.

Cependant, après le premier regroupement, à environ 3 kilomètres du départ, les muscles étaient un peu plus réchauffés et j'ai pu rester en arrière du peloton. Je fus agréablement surpris. Roger avait prévu le parcours Versant Nord en vue du marathon de Boston. J'ai réussi à passer au travers. J'ai complété 23 km à un pace moyen de 6:36/km, ce qui était fort acceptable dans les circonstances et en ce jour de la Saint-Patrick comme notre ami Gerry nous l'a rappelé:


J'ai malheureusement payé ce double effort de fin de semaine. La journée de repos du lundi n'a pas suffi à replacer mes jambes. Il me restait 67 km à faire en cinq jours pour accomplir mon objectif de 90 km. La stratégie, celle qui m'a toujours bien servi, a été de faire mes distances mais très lentement. Donc, ce fut:

Mardi le 19 mars: 14 km à un pace moyen de 7:47/km.

Mercredi le 20 mars: 14 km à un pace moyen 7:59/km. Mère nature avait salué le printemps avec plus de 20 centimètres de neige. Même si j'avais chaussé mes yaktrax, c'était très difficile de courir vu que les rues et les trottoirs n'étaient pas déblayés. Après 4.5 km, j'ai vu que la rue Durand, longue d'un kilomètre et demi, était bien grattée et qu'elle n'était recouverte que d'une mince couche de neige. J'ai donc décidé de faire des aller-retour sur cette rue. Quand on veut, on peut.

Jeudi le 21 mars: 13 km à un pace moyen de 7:35/km avec la grosse côte de la rue de la Volières et du Boulevard des Cîmes à Neufchatel grimpée relax. Il y avait une petite neige bucolique qui tombait selon une animatrice de Radio-Canada. Moi, je trouve, qu'à ce temps-ci de l'année, il n'y a plus rien de bucolique la-dedans.

Vendredi le 22 mars: je suis allé rejoindre Gilbert au Parc Armand-Viau mais nous avons fait un entraînement de coqs paresseux sur une boucle passant par la belle passerelle Les Saules. Pour moi, une sortie de 14 km à un pace moyen de 7:28/km.

Samedi le 23 mars; j'ai voulu apporter du changement en faisant une autre portion du Parc linéaire de la Rivière St-Charles que je n'avais pas vu sous la neige.

J'ai donc pris mon véhicule et suis allé me stationner près de l'entrée du secteur Les Saules du Parc linéaire:



J'ai traversé les secteurs Les Saules et Duberger du Parc linéaire jusqu'au Boulevard Hamel:



Dans ces secteurs du Parc linéaire, la rivière St-Charles coule beaucoup plus calmement que dans les secteurs Chauveau Nord et Sud près de chez moi:


Il y a aussi quelques petits ponts qui enjambent la rivière comme celui-la:


Comme vous pouvez le constater, c'est encore très hivernal même si le printemps officiel est commencé:


J'ai donc complété une distance de 12 km soit un aller-retour de 6 km et entre le Boulevard Père Lelièvre et le Boulevard Hamel, toujours à un pace confortable de 7:39/km.

Bref, en cette semaine post-Pichous, j'ai augmenté mon kilométrage tout en essayant de récupérer avec des paces lents.

lundi 18 mars 2013

Course des Pichous

Je n'avais pas fait cette course depuis une vingtaine d'années, du temps où je faisais partie du club La Foulée.
Lorsque je l'ai mise à mon programme 2013, je voulais d'abord avoir une compétition à faire durant l'hiver. En choisissant Les Pichous plutôt qu'une course dans le région de Montréal au mois de février, j'allais donc faire un retour aux sources.

Samedi le 16 mars, je suis allé chercher mon ami Gilbert Robitaille chez lui à l'Ancienne-Lorette vers 6:15 heures. Le départ de la course étant à midi et le voyage entre Québec et Saguenay durant un peu plus de deux heures, nous voulions arriver tôt afin de prendre notre temps avant la compétition. Vers 6:30 heures, nous sommes passé prendre Jean Bouchard, coureur aveugle de 76 ans que j'ai guidé dans les années 80, et son Guillaume Laframboise, son coureur guide.

Le voyage d'aller s'est bien déroulé compte tenu de la nouvelle autoroute quatre voies entre Québec et Saguenay. Je n'avais pas encore eu l'occasion de l'emprunter. Nous avons fait un petit arrêt à l'Étape, soit à mi-chemin. Nous y avons rencontré des coureurs du Club de l'Université Laval.

La course des Pichous fait 15 km, le départ étant donné à Jonquières, soit à l'ouest de la ville de Saguenay:


Comme l'arrivée se fait dans la zone portuaire de Saguenay et que les vestiaires et douches sont au Cégep de Chicoutimi, à un kilomètre de l'arrivée, nous avons décidé de nous rendre directement au Cégep pour se changer. Nous pouvions laisser la voiture à cet endroit et prendre un autobus prévu par l'organisation afin de nous rendre au départ.

Les premiers autobus devaient passer au Cégep à 9:45 heures et les deuxièmes et derniers à 10:15 heures. Cependant, comme ils embarquaient d'abord des coureurs qui avaient laissé leur voiture dans le stationnement de la zone portuaire et qu'il y avait uniquement deux autobus pour faire la navette entre Saguenay et Jonquières, ce n'est qu'à 11:00 heures, soit une heure avant le départ seulement, que nous avons pu grimper à bord du dernier autobus se rendant à Jonquières. Il n'y avait pas assez de place pour le nombre de coureurs qui s'étaient rendu au Cégep. Laissez moi vous dire que je n'ai pas apprécié attendre aussi longtemps au Cégep de Chicoutimi. Plus le temps passait, plus je me demandais si nous arriverions à l'heure pour le départ. Les organisateurs auraient du prévoir plus d'autobus pour faire la navette. Si je refais cette course l'année prochaine, j'arriverai déjà changé et je laisserai mon véhicule dans le stationnement de la zone portuaire.

Nous sommes finalement arrivé au départ à 11:30 heures, soit un maigre 30 minutes avant le départ. Il fallait entrer dans les installations de la Cité St-François, soit un centre sportif exigu où les organisateurs remettaient les dossards et les puces. Comme la température était froide ( -12 C, -20 C facteur vent ), la presque totalité des coureurs attendaient à l'intérieur. On parle de plus de 800 coureurs. J'avais l'impression d'entrer dans un poulailler. Remarquez bien, je suis habitué de courir dans un zoo :)

J'étais avec Gilbert et nous nous sommes frayé un chemin à l'intérieur jusqu'au gymnase où se trouvaient les tables de remise des dossards et des puces. Nous avons procédé rapidement à l'installation de notre puce sur une chaussure et de notre dossard et sommes sorti se réchauffer en courant 2 km autour du centre sportif Cité St-François:


Je me suis dit que ce n'était pas pire que de faire des tours du stationnement du Centre Lucien Borne le dimanche lorsqu'il nous manque quelques centaines de mètres pour voir apparaître à notre montre Garmin la distance souhaitée pour notre longue sortie.

La course

C'était froid avec ce -20 C facteur vent. J'avais deux couches sur le haut du corps, soit un polartech mince comme première couche et un autre polartech  plus épais comme deuxième. Pour les jambes, un collant moyennement épais et naturellement un bonnet mince pour la tête ainsi que mes gants en polartech. Après le léger réchauffement que j'ai fait avec Gilbert, j'étais bien.

Le départ a été donné à l'heure. J'aurais du partir ma Garmin dès le coup de départ car il n'y avait pas de tapis électronique sur la ligne de départ mais uniquement à la ligne d'arrivée. Le peleton était serré et il a été quelque  peu difficile de prendre mon rythme dans les 200 premiers mètres. Même que les organisateurs n'avaient pas enlevé les barrières de sécurités situées à 200 mètres de la ligne et  qui empêchaient les véhicules de passer. Heureusement que les coureurs pouvaient se faufiler à gauche et à droite de ces barrières ou dans les espaces entre elles comme j'ai fait.

Après 200 mètres, j'ai pu prendre mon rythme. Gilbert s'était faufilé entre les coureurs, il était déjà loin devant moi et je ne le voyais plus compte tenu que le peleton était très compact.

J'ai regardé ma Garmin et j'ai vu que j'étais sur mon pace 10 km, ce qui est correct pour les Pichous. Voici le profil de ce parcours:



Les cinq premiers kilomètres sont rapides et je les ai franchis en 5:03, 5:00, 5:00, 4:58 et 5:07. Nous avions le vent de dos pour toute la course sauf entre le premier et le troisième kilomètre où nous l'avions de côté. À tel point que j'avais chaud avec mes deux couches sur le haut du corps.

Après le cinquième kilomètre, je savais que je ne pourrais maintenir ce rythme pour 10 kilomètres de plus. J'ai donc ajusté en prenant mon pace demi-marathon: 5:21, 5:12, 5:06, 5:09 et 5:07. Il y a une petite montée  entre le cinquième et le sixième kilomètre, ce qui explique le 5:21. J'étais plus confortable et je me sentais bien. Les intervalles et les tempo run faits avec Gilbert cet hiver ont rapporté.

Entre le cinquième et le dixième kilomètre, le profil est très descendant avec une accentuation de la descente entre 8.5 km et 10 km. C'est vraiment un parcours roulant. Par contre, ça fait mal aux jambes.

Les cinq derniers kilomètres sont plats avec quelques faux plats montants. J'étais heureux d'avoir du plat pour reposer mes jambes des descentes mais le pace a été un peu plus lent compte tenu des faux plats montants. J'ai fait du  dixième au quatorzième kilomètre: 5:22, 5:15, 5:23 et 5:26. Je commençais à avoir les jambes plus pesantes mais je savais que je terminerais probablement fort.

Dans le dernier kilomètre, nous sommes arrivé à Saguenay dans la zone portuaire. Il y avait une belle ambiance et pas mal de spectateurs pour nous encourager malgré le froid. J'ai bien aimé. J'ai fini avec un dernier kilomètres sur mon pace 10km ( 5:00 ) et même avec une accélération dans les derniers 100 mètres. J'étais bien content de ma course. Temps officiel: 1:18:17, soit une moyenne de 5:13. Un bénévole nous a retiré la puce à l'arrivée.

J'avais dit à Gilbert de ne pas m'attendre à l'arrivée pour ne pas prendre froid. Il a terminé en 1:14:00, temps officiel. Nous sommes retourné vers le Cégep en joggant pour faire un retour au calme. Cependant, tout un retour au calme si on regarde le dénivelé:


L'après-course

Beaucoup d'ambiance. Le vestiaire du Cégep était plein et les coureurs étaient de bonne humeur et heureux après leur course. Il y avait quelque chose d'électrique que je n'avais pas senti depuis longtemps. C'est vrai que le gens du Saguenay sont sympathiques et chaleureux. Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait une compétition dans ce beau coin de pays.

Pour 25 $, nous avions droit à un repas spaghetti à la cafétéria, ce qui est rare pour un coût d'inscription que l'on peut qualifier de bas. Après le repas, Gilbert a trouvé des fauteuils à l'extrémité de la cafétéria où nous avons pu relaxer en attendant Jean Bouchard et son guide Guillaume. En parlant de ces derniers, ils ont terminé en 1:33:07 ( 6:12/km ). Jean a 76 ans, il est complètement aveugle et il a un problème d'audition très important. Pour moi, il est un exemple. Regardez comment il était heureux de recevoir sa médaille dans la catégorie 75-79 ans:



J'ai tenu à ce que nous puissions avoir une photo de notre petite équipe de 4. De gauche à droite, Guillaume Laframbroise, coureur guide de Jean, moi-même, Jean Bouchard et Gilbert Robitaille:



Je veux souligner le travail exceptionnel que Guillaume a fait pour Jean dans la journée. Il est son guide le plus régulier depuis 2008. Je sais ce que ça représente parce que j'ai longtemps fait ce travail dans les années 80 faisant faire, entre autres,  à Jean son meilleur temps sur marathon à Montréal en 1986 ( 3 heures 06 ) . Il avait alors 50 ans et j'en avais 27 ans. 

Des coureurs du zoo, un autre a participé à la compétition, soit Paul Tessier. Paul est monté à Saguenay avec sa fille. Je l'ai vu avant la course au Cégep de Chicoutimi. Il m'a dit qu'il voulait courir avec sa fille Paul a terminé en 1:25:29 et Julie, sa fille, en 1:26:40.

Jean-Yves

Notre ami Jean-Yves Sanfaçon,  la même journée, prenait part au National marathon à Washington. Ce marathon fait partie de la série Rock and Roll:



Encore une fois, Jean-Yves a fait preuve d'une belle régularité en terminant ce marathon en 3 heures 47. Il a donc fait un bon temps compte tenu que le parcours de Washington était difficile comportant quelques bonnes montées. Sa performance est seulement à 8 minutes de son meilleur temps à vie réalisé à Chicago l'année dernière.  Il faut dire que Jean-Yves est un spécialiste des côtes.

André Lepire

Un autre ami du zoo, André Lepire, reviendra de son long séjour en Floride au mois d'avril. Il a passé l'hiver dans le sud, étant à Arcadia, Floride,  depuis le début novembre. De son côté, le 17 mars, il a pris part au demi-marathon de Sarasota en Floride. Il a, lui aussi, offert une belle performance en terminant en 1:46:06, soit deuxième dans sa catégorie ( 60-69 ans ).

Bref, de belles compétitions pour tous, ce qui nous donne le goût de continuer à bien s'entraîner en vue de nos marathons du printemps.

vendredi 15 mars 2013

Semaine pré-Pichous

J'étais un peu inquiet à une semaine du 15km des Pichous compte de la petite blessure que j'ai eue dans le haut de l'ischio-jambier droit mercredi le 6 mars durant ma séance d'intervalles.

J'ai réussi à bien contrôler cette blessure en coupant l'intensité et en courant mollo. Lorsque je me suis présenté au Centre Lucien-Borne, dimanche le 10 mars, la région de la blessure était un peu raide. Durant le réchauffement, je suis resté à l'arrière en essayant de partir le plus lentement possible pour une sortie du zoo. La température était douce et lorsque nous sommes passé sur les Plaines d'Abraham, il y avait de la brume:



Notre ami Roger Goulet, gardien en chef du zoo, était de retour ( celui qui porte le coupe-vent rouge  ). À 8:15 heures, nous étions 16 pour le début de l'entraînement officiel. Nous avons fait une sortie dans Sillery et Ste-Foy. Un total de 27 km en ce qui me concerne. Tout le monde était de bonne humeur comme à l'habitude:


Mardi le 12 mars, la région blessée était assez raide. Je n'ai pas insisté et je n'ai fait que 6 km mollo. J'ai commencé à appliquer du froid ( 2 X 20 minutes par jour ). Plus de dix minutes et on favorise la vaso-dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui a le même effet que la chaleur.

Mercredi le 13 mars, j'ai fait un léger massage à l'endroit où je ressentais l'inconfort et j'ai pris la route pour une distance entre 5 et 10km sans savoir ce que je ferais. Finalement, ce fût 10km, naturellement toujours mollo.

Jeudi le 14 mars, un autre 10km mollo mais avec 4 courtes accélérations d'envivon 100 mètres au feeling Pichous. Finalement, vendredi le 15 mars, un dernier 10km mollo. L'hiver était revenu avec - 11 C, -16 C facteur vent.

Ça devrait être froid à Chicoutimi pour les Pichous demain avec un maximum de - 9 C et du vent. Je pars demain matin avec Gilbert, Jean Bouchard, coureur aveugle que j'ai guidé dans les années 80 et son guide, Guillaume.

Bonne course aussi demain à mon ami Jean-Yves Sanfaçon qui courra le Rock and Roll marathon de Washington. Dimanche, lors de la sortie du zoo, il semblait prêt:


samedi 9 mars 2013

Semaine difficile

Une préparation marathon au long cours comme celle que je fais pour le marathon d'Ottawa depuis le mois de janvier comporte des hauts et des bas. Eh bien, j'ai vécu un bas dans la semaine du 3 au 7 mars. 

Malgré mes années d'expérience en tant que marathonien, soit depuis 1981 avec un ou plusieurs marathons par année, je commets encore des erreurs.

Ma  sortie du samedi 2 mars dans le sentier du Parc linéaire de la rivière St-Charles en fût une. J'avais au programme 11 km. Il avait neigé la veille et la neige était molle. Ici, on voit une piste de ski de fond sur la cette nouvelle neige:



Le sentier de randonné était mou et par endroits bosselé. Bien qu'il s'agissait pour moi d'une sortie de récupération de mon tempo run du 1er mars et même si j'ai couru à un pace très lent  ( 8:11/km ), la musculature des jambes a trop été sollicitée dans ce terrain instable. Passé la passerelle Les Saules, il n'y avait même plus de trace et je m'enfonçais littéralement dans la neige. Je n'ai pas continué longtemps ainsi car je devais retourner sur mes pas pour revenir à la maison. Mais quand même, ce fût 1 heure 30 de jogging lent à solliciter mes jambes beaucoup trop. Je n'ai pas porté attention sur le coup.


Le lendemain, lors de la longue sortie du zoo au Centre Lucien-Borne, je trouvais que mes jambes ne répondaient pas bien. De plus, c'était glissant avec  la neige et  la gadoue. Lors du réchauffement, nous sommes tout d'abord passé par les Plaines d'Abraham où les participants à l'épreuve longue du Pentathlon des Neiges se préparaient:



Pour continuer dans le Vieux-Québec où il y avait les installations du Red Bull Crashed Ice:


Après le réchauffement, nous sommes reparti vers les Plaines. Les jambes étaient encore lourdes:


Cependant, les arbres enneigés étaient magnifiques:


Nous avons continué dans Sillery et Sainte-Foy. Le temps étant doux, soit 0 C, la neige se transformait en gadoue au fur et à mesure que l'avant-midi avançait. Les pieds étaient de plus en plus mouillés et les jambes toujours lourdes. J'ai complété 30km en 3 heures 23, soit un pace moyen de 6:45\km. Il s'agissait de ma plus lente longue sortie depuis que je suis dans le zoo. Je savais que ma sortie de la veille avait quelque chose à voir avec ça.

Après ma journée de congé du lundi 4 mars, je pensais avoir bien récupéré. Cependant, mes jambes étaient encore lourdes pour ma sortie de 8km du mardi 5 mars ( pace moyen 7:19/km). Dans la soirée du mardi, Gilbert m'appelle pour me dire qu'il ne sera pas de la partie pour les intervalles, étant sur le dos avec une grippe de cheval. 

Le mercredi 6 mars, je me suis présenté sur ma boucle de 1.4 km près de chez moi pour ma séance d'intervalles. La boucle était complètement sur l'asphalte. Au programme, 6 X 1km au pace 10 km. Mes jambes n'étaient pas au rendez-vous et je n'ai tenu qu'un pace moyen de 5:20/km sur mes kilomètres rapides,  ce qui est plus lent que mon pace demi-marathon. Après 4 répétitions, j'ai senti un léger élancement dans le haut de l'ischio-jambier droit près du fessier. C'était inquiétant. J'ai donc raccourci ma foulée pour les deux dernières répétitions afin de bien contrôler ce léger inconfort. J'ai quand même complété mes six répétitions.

Je savais dès lors que j'avais à terminer cette semaine du 3 mars doucement afin de replacer mes jambes. Donc, jeudi le 7 mars, 6km à 7:37\km, vendredi le 8 mars, un tempo run de 7km au pace marathon au lieu du pace demi-marathon et samedi le 9 mars, 8km à 7:29/km dans le sentier du Parc linéair, secteur Château d'eau où c'est totalement plat. J'ai donc complété le kilométrage prévu qui était de 75km pour cette semaine du 2 mars.

Au moment d'écrire ces lignes, samedi le 9 mars, il me semble que ma sortie très lente de ce matin a été régénératrice. Par contre, je ferai très attention à mes sensations lors de la sortie du zoo de demain. De plus, d'ici le marathon d'Ottawa, je devrai être prudent dans le sentier du Parc linéraire  même si j'adore y courir.

La prochaine semaine sera légère car samedi le 16 mars, je courrai le 15km des Pichous à Saguenay.

vendredi 1 mars 2013

À l'approche des Pichous

Nous commençons aujourd'hui le mois de mars, mois durant lequel je prendrai part à ma première compétition de l'année, soit la course des Pichous:



Je n'ai pas participé à cette compétition depuis belle lurette. Dans les années 80, j'y accompagnais souvent Jean Bouchard, un coureur aveugle auquel je servais de guide:


Dans ces années, Jean et moi tournions autour du 60 minutes pour ce 15km. Vingt-cinq ans plus tard, j'essaierai de faire autour du 75 minutes. Je suis plus lent qu'avant mais toujours aussi déterminé.

Fait intéressant, j'embarquerai Jean Bouchard et son guide Guillaume pour le voyage à Saguenay samedi le 16 mars. À 76 ans, Jean s'entraîne encore régulièrement et participe à plusieurs compétitions:


C'est un véritable phénomène ce Jean. Un exemple de persévérance sur toute une vie.

Mon ami Gilbert Robitaille, avec qui je fais mes entraînements en intensité cet hiver, devrait aussi m'accompagner. Il y aura peut-être aussi d'autres amis du zoo.

Deux dernières semaines de février

J'ai atteint durant la semaine du 17 février le plateau de 80km. Les intervalles et le tempo run ont été faits en compagnie de Gilbert comme c'est le cas depuis le début décembre. Le mercredi 20 février, nous avons fait 5 X 1km au pace 10km avec 400 mètres de récupération. La chaussée était glissante et je n'avais pas mis mes yaktrax. Je m'en suis ressenti musculairement lors du tempo run de 6km pace demi-marathon que nous avons fait le vendredi 22 février.

Le samedi 23 février, le sentier du Parc linéaire de la rivière St-Charles était magnifique lors de ma sortie trail compte tenu de la nouvelle neige que nous avions eue durant la semaine. À un certain endroit, on croise la piste de ski de fond:


Cependant, je préfère courir dans le sentier de randonnée avec mes yaktrax, le ski de fond nécessitant une certaine préparation, surtout au niveau du fartage.

Le dimanche 24 février, j'avais préparé une longue sortie dans Beauport afin de faire connaître un nouveau parcours à mes amis du zoo. Nous avons aussi profité de la Gare du Palais pour notre premier arrêt aux toilettes:



Nous avons, entre autres, grimpé la longue côte de la rue St-David à Beauport. Les conditions étaient difficiles avec la neige et la slush ( lire cassonade et sucre à la crème ) qui nous faisaient perdre de la traction. Une distance de 27km qui a été épuisante même si j'avais les yaktrax aux pieds. Cependant, tous avaient le sourire tel que le démontre cette photographie prise sur le Boulevard Hamel au retour vers le Centre Lucien Borne:



Pour cette semaine du 24 février, je cumulerai 85km avec ma sortie de demain dans le sentier du Parc linéaire. Gilbert et moi avons continué d'augmenter progressivement la durée de l'intensité avec 7 X 800 mètres pace 10km ( 300 mètres de récupération ) lors de notre entraînement d'intervalles du 27 février. Les conditions de traction étaient bonnes, la rue Turmel étant sur l'asphalte lors de cette journée. Par contre, vendredi le 1er mars, pour notre tempo run de 6km pace demi-marathon, il y avait de la neige et de la poudrerie. La traction était mauvaise. J'ai du ajuster quelque peu mon pace pour ne pas m'épuiser.

J'entre donc avec confiance dans mes deux plus gros mois d'entraînement ( mars et avril ) pour le marathon d'Ottawa. J'irai chercher de nouveaux plateaux de kilométrage hebdomadaire et la durée de mes longues sorties et de mes entraînements en intensité augmentera aussi. Cependant, on continue de prendre cela un entraînement à la fois et surtout, de continuer de s'amuser.