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vendredi 26 août 2011

Semaine pré-marathon

J'ai terminé ma dernière semaine de préparation pour le Marathon des Deux-Rives suite à un programme de 12 semaines qui m'avait été remis par mon ami Claude Létourneau. Ce programme vient du site du marathon de Boston 2010 et s'adressait à des coureurs expérimentés.

J'ai bien aimé suivre un programme écrit, chose que je n'avais pas faite depuis les années 1980. Je m'entrainais depuis des années en suivant une progression linéaire de 10% par semaine. J'ai eu l'impression, en suivant ce programme, de renouveler complètement ma façon de me préparer pour le marathon. Du nouveau dans l'entrainement est toujours bénéfique psychologiquement afin de ne pas s'enliser dans la routine.

Ma dernière semaine d'entrainement a été différente de ce que je faisais antérieurement. Par exemple, après le mercredi, je ne courais qu'une seule fois avant le marathon, soit le samedi. Ce nouveau programme prévoyait des entrainements légers toute la semaine sauf samedi. De plus, j'ai eu des intervalles à faire jusqu'à la dernière semaine inclusivement. Cependant, la dernière séance d'intervalles ne m'a pas paru difficile parce qu'elle ne représentait que le tiers de la charge maximale que j'ai fait pendant l'été.

Mercredi, j'ai eu la surprise d'être contacté par la recherchiste de l'émission Première Heure à la radio de Radio-Canada. Elle avait vu mon blog probablement en passant par Google et m'a posé quelques questions. Par après, elle m'a demandé si je désirais donner une entrevue au studio de radio, ce que j'ai accepté avec joie. Le lien audio de cette entrevue est ici .

Enfin, aujourd'hui, je suis allé au salon du coureur accompagné de ma fille Catherine. D'abord, la remise du dossard :



 

Nouveauté cette année : la puce est intégrée au dossard. Mais il faut quand même la faire vérifier :






Le salon du coureur, comme à chaque année, est bien organisé:






Je me suis intéressé à faire ma provision de gels pour la course et ce n'était pas le choix qui manquait au Coin du coureur:







Même qu'on nous faisait jouer à la roulette comme à Expo-Québec pour avoir la chance de gagner un rabais sur notre prochain achat:






Catherine et moi avons pu goûter à la boisson énergétique X1 Endurance qu'on nous servira durant le marathon:









J'étais bien heureux aussi d'avoir le dossard numéro 7. C'est un chiffre qui est supposé porter chance:






Quant au chandail technique, il est encore très beau cette année. Je me permets de vous le montrer mais je ne le porte jamais avant d'avoir complété mon marathon:






Il ne reste donc qu'à relaxer jusqu'à dimanche et à continuer ma surcharge d'hydrates de carbone:








Et je remercie ma  photograhe, ma fille Catherine qui m'a accompagné pour cette visite du salon du coureur:



















samedi 20 août 2011

Épilogue de mon histoire de coureur

C'est aujourd'hui que je conclue mon histoire de coureur que j'ai commencée vous raconter en février dernier.

32 ans de course à pied, c'est long. En fait, c'est toute ma vie d'adulte. Et il me semble que c'est comme si j'avais fait mon premier marathon ( 1981 ) hier.

Vous avez donc pu bien me connaître à toutes les étapes de ma vie de coureur. Du jeune coureur dans la vingtaine dans les années 80 qui compétionnait au sein du club La Foulée à l'homme dans la quanrantaine qui a préparé seul son marathon fétiche ( Marathon des Deux-Rives ) pendant une dizaine d'années. Vous avez aussi pu prendre connaissance de  mon implication en tant que coureur guide pour un coureur aveugle pendant plusieurs années et de mes aventures de «multi-marathonien» dans les années 90.

Cette vie de coureur, quant à moi, est la plus belle que n'aurais pas pu avoir sur cette terre. Et elle n'est pas terminée. J'espère qu'elle pourra se prolonger pendant des dizaines d'années. J'ai aujourd'hui 52 ans. J'ai connu des coureurs dans les 80 ans et plus. Si je me rends jusque là, j'aimerais être de ceux-là.

J'ai intitulé ce blog «Courir pour exister». La raison est bien simple. La course à pied est comme un moteur dans ma vie. Elle me permet d'être ce que je suis aujourd'hui. Elle m'a toujours accompagné dans tous les moments de ma vie, autant les plus heureux que les plus difficiles. Je ne sais pas ce que je ferais si je devais arrêter de courir.

Depuis octobre 2010, j'ai repris contact avec mes vieux amis coureurs et  celà me donne le goût, de nouveau, de me fixer d'autres objectifs de performance. En 2011, j'ai découvert, grâce à internet, un monde de passionnés de la course à pied avec qui partager ma passion. Leurs expériences sont aussi pour moi une autre source supplémentaire de motivation.

Ce fut donc un grand plaisir pour moi de vous raconter mes 32 années de vie de coureur. Il est clair, en ce qui me concerne, que je ne mettrai pas fin à ce blog car j'aurai d'autres expériences et sujets à partager avec vous.

dimanche 14 août 2011

Une année de découvertes

Je complète ce blog historique avec les premiers mois de l'année 2011. Si l'année 2010 en fut une de retrouvailles vu un retour à la compétition sur plus courtes distances et dans mon groupe de coureurs, l'année 2011 en sera une de découvertes.

Depuis quelques années, il me plait de naviguer sur internet à la recherche de résultats et d'histoires de courses un peu partout dans le monde. Je m'intéresse aussi au cyclisme et je suis aussi sur internet les grands tours cyclistes comme le Giro, le Tour de France et la Vuelta.

J'avais aussi dans mes favoris le blog de Frédéric Plante sur RDS que je lisais parfois mais sans porter plus d'attention au monde des blogs. Au début de l'année 2011, je me suis aperçu que je pouvais m'ouvrir un compte sur le site de RDS, ce que j'ai fait. J'ai donc mis en ligne quelques billets sur la course à pied. Je recevais quelques commentaires mais sans plus. Je commentais aussi les billets de Frédéric Plante.

Je me suis mis à rechercher plus activement d'autres sites et de fil en aiguille, j'ai découvert que la toile regorgeait de blogs de coureurs. Il y avait donc un monde virtuel que j'ignorais et qui était composé de passionnés de la course à pied comme moi. Finalement, en février 2011, j'ai vu qu'un blogueur avait un icone daily mile sur son blog et j'ai cliqué sur cet icone.

Pour ceux qui ne connaisse pas le site daily mile, il s'agit d'une sorte de facebook pour coureurs, cyclistes et nageurs. On peut y ouvrir un compte et enregistrer nos entrainements quotidiennement en y indiquant le sport effectué, le nombre de kilomètres, le temps, le parcours et nos commentaires sur l'entrainement du jour. On fait des demandes d'amis et habituellement, les coureurs qui ont un compte sur dailymile nous acceptent comme amis de telle sorte que leurs entrainements nous sont communiqués dans la section «Home». On peut alors commenter leurs entrainements afin de les encourager et eux font de même. Il s'agit d'un outil puissant de motivation.

J'y ai découvert des personnes passionnées par la course à pied. En allant enregistrer mes entrainements et en commentant leurs entrainements quotidiennement, j'ai tissé des liens avec elles. Je cours depuis 1979, j'ai couru dans un club et fait de nombreuses compétitions au Canada et aux États-Unis. Je suis un super motivé et depuis 1999, je courais seul en me motivant seul. Je ne pouvais m'imaginer qu'il existait un moyen de me motiver encore plus. Eh bien ! Ce site daily mile est ce moyen. Le fait que je peux rentrer de mon entrainement et le partager immédiatement avec ma quarantaine d'amis sur dailymile me motive encore plus que je ne l'étais avant. Imaginez comment je le suis maintenant !

Dans la même foulée, j'ai ouvert mon blog «Courir pour exister», toujours en février. Comme j'avais beaucoup de choses à raconter, j'ai décidé de commencer avec mon histoire de coureur.  À raison, d'un billet par semaine, j'aurai pris un peu plus de six mois pour vous la raconter. Mon histoire continuera, j'espère pour très longtemps...

J'ai fait une autre découverte cette année. J'ai eu une somme d'argent en cadeau et j'ai achété une montre GPS, soit la Garmin Forerunner 305:




Cette montre m'a aidé à revenir sur terre concernant mes capacités de coureur et à me fixer des objectifs plus réalistes. Depuis plus de dix ans, je courais avec mon chrono et je divisais le nombre de minutes par 6min/km pour évaluer le nombre de kilomètres parcourus. Ma montre Garmin calcule le nombre de kilomètres parcourus et me donne même instantanément le pace auquel je cours. Je me suis rendu compte rapidement que je me surestimais. Comme je vous l'ai expliqué récemment, j'ai vieilli et pris une vingtaine de livres. J'ai un poids supplémentaire à traîner et je ne peux plus le faire au même pace. Cette montre est probablement le meilleur coach que je n'ai eu. Elle m'aide à m'ajuster à tous mes entrainements et à voir continuellement où j'en suis.

Côté compétions, je prépare toujours le marathon des Deux-Rives qui sera couru dans deux semaines. Ce marathon en sera à sa 14ième édition et je les ai tous courues sur 42.2 km. Donc, c'est une fierté pour moi de faire partie de cette quarantaine de persévérants dont le nom se retrouve, à chaque année, dans le guide officiel du marathon.

En préparation, je m'entraine seul la semaine et le dimanche avec le groupe de Roger Goulet avec départ au Centre Lucien-Borne. J'ai retrouvé la joie de courir en groupe et je ne suis pas prêt de quitter ce groupe. Au mois d'avril, j'ai eu une petite blessure dans un tendon au niveau du tibia. J'ai eu peur d'avoir une périostite mais ce n'était pas ce type de blessure car je n'ai été arrêté que deux semaines. Pendant cette période, je suis allé nager car je ne pouvais pousser sur des pédales de vélo.

Malheureusement, cette blessure est survenue deux semaines avant le demi-marathon de Québec tenu le 1er mai 2011. J'ai pu courir sans douleur la veille du demi-marathon. Le jour de la compétion, je suis parti trop rapidement et j'ai du ralentir à partir du 13ième kilomètre. J'ai fait une contre-performance avec mon pire temps à vie sur demi-marathon mais au moins j'ai pu participer à cette course à laquelle j'étais inscrit depuis plusiseurs semaines. Me voici en action:





 
Pour terminer dans un temps de 2:07:10:







Par la suite, le mois de mai a été un peu difficile au niveau des sensations compte tenu cet arrêt de deux semaines en avril. Par contre, en juin, j'ai retrouvé de bonnes sensations avec le début d'un programme de 12 semaines pour le marathon des Deux-Rives. Mon ami Claude Létourneau m'avait parlé de ce programme qui apparaissait sur le site du marathon de Boston en 2010 et il m'a remis la grille qu'il avait confectionnée à partir de ce programme. J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre ce programme très bien équilibré entre les longues sorties, les séances d'intervalles, de tempo et d'endurance sur plus courtes distances. Même que ce programme comportait un peu moins de kilométrage hebdomadaire par rapport à ce que je faisais par les années antérieures. J'ai l'impression que celà m'a permis de mieux récupérer.

En juillet, j'avais encore coché le demi-marathon Marcel-Jobin comme l'année dernière, toujours avec l'objectif de faire un bon test à la chaleur avant le marathon des Deux-Rives. Encore une fois, il a fait très chaud. Cette fois-ci, j'ai mieux dosé ma course et j'ai ralenti un peu plus tard, soit à partir du 18ième kilomètre. Cependant, ce fut à peu près le même résultat que l'année dernière, soit un chrono de 2:04:56. J'étais bien content d'arriver après avoir passé au travers de cette chaleur:





Dans deux semaines, je serai au Marathon des Deux-Rives et je vous en reparlerai dans un billet ultérieur.

J'ai donc terminé mon histoire de coureur sur route et de marathonien. Je concluerai cette partie historique de mon blog «Courir pour exister» la semaine prochaine.

À suivre...



 


dimanche 7 août 2011

Une année de retrouvailles

J'en suis presque à la fin de ce blog historique relatant ma vie de coureur sur route et de marathonien. Je vous parlerai dans ce billet de l'année 2010 qui en fut une de retrouvailles sous deux aspects.

Premièrement, vous avez compris que je fus un avide compétiteur avalant les compétitions entre 1981 et 1998. De 1999 à 2009, j'ai pris semi-pause en ne faisant que le Marathon des Deux-Rives sauf pour l'année 2007 où j'ai ajouté le marathon de Rimouski. Je devais avoir besoin de cette longue pause. Elle coincidait avec le début de ma vie de mari et de père. Cependant, même si je ne faisais que le Marathon des Deux Rives, j'ai continué de courir à l'année et de préparer mon marathon avec la même passion qui m'a toujours caractérisé. Avec peut-être même plus de passion encore...

Cependant, en 2010, j'ai pris conscience que le mari et père que je suis ne devait pas s'oublier et se faire plaisir un peu plus. J'ai donc décidé de renouer avec la compétion au printemps 2010 en prenant part au demi-marathon de Québec, le 2 mai. Comme je n'avais pas couru en compétition sur plus courte distance que le marathon depuis plus de dix ans, je suis parti un peu rapidement. Malheureusement, j'ai du diminuer le rythme vers le 15ième pour terminer en 1:54:57:







Je n'avais pas téléchargé ce certificat avant aujourd'hui. Le «Félicitations» était approprié dans mon cas pour cette reprise de la compétition sur plus courte distance.

Naturellement, en mai, j'étais dans les premières semaines de ma préparation pour le marathon des Deux-Rives à la fin août. J'ai choisi de mieux cibler mes compétitions plutôt que de les faire toutes comme dans les années 80. J'ai donc coché un autre demi-marathon en préparation pour le marathon, soit le demi-marathon Marcel-Jobin à Yamachiche. Je le connaissais pour l'avoir déjà fait en 1997 et 1998 ( les deux premières éditions ). De plus, il constitue un test parfait pour le marathon des Deux-Rives à un peu plus d'un mois du jour J, surtout pour s'habituer à compétionner dans la chaleur. Et en ce qui a trait à cette dernière, elle était bien présente le 10 juillet 2010. Encore une fois, je suis parti trop rapidement et cette fois-ci, j'ai diminué de rythme après la première moitiée de course car je considérais les conditions trop extrêmes. Résultat: 2:04:51. J'étais quand même content de mon petit voyage à Yamachiche.

J'ai poursuivi mon entrainement seul en vue du Marathon des Deux Rives. Ces deux premières compétitions m'avaient redonné le goût de courir avec d'autres coureurs. Donc, je me rendais chaque dimanche sur la promenade du Boulevard Champlain, le long du fleuve St-Laurent, où je courais régulièrement avec mon ami André Angers.

Le 29 août, arrive le marathon des Deux Rives. Tôt le matin, il fait chaud. Nous faisions la ligne pour monter à bord du traversier et nous sentions le soleil nous taper sur les épaules. Je savais que je souffrirais mais j'essayais de me le cacher mentalement en me disant que je compenserais par l'expérience. Je suis donc parti en prenant le groupe de 4 heures. C'était déjà trop rapide et je suais à grosses gouttes après 5km. J'ai perdu un verre de mes lunettes fumées ajustées à ma vue de telle sorte que je m'en suis débarrassées à un point d'eau. J'ai perdu quelques secondes ainsi que le groupe de 4 heures. J'ai décidé d'entrer dans ma bulle et de faire le marathon aux sensations. J'en ai eu des bonnes jusqu'au boulevard Champlain où un coup de chaleur foudroyant m'a terrassé soudainement. Mon rythme cardiaque était tellement élevé que je devais marcher pour le faire baisser. J'essayais de repartir avec un jogging très lent et mes pulsations remontaient rapidement â un rythme inquiétant. Il n'y avait plus rien à faire à part que de finir presque tous les derniers 10km en marchant, ce que j'ai fait avec un compagnon d'infortune qui a souffert du même problème que moi. Pourtant, mes jambes étaient encore potables. J'ai terminé ce marathon en 4:57:13, mon pire temps à vie:







Mais toujours avec la même fierté car peut importe le chrono, un marathon reste un marathon:





Mon marathon étant complété, après quelques jours de repos, j'ai baissé mon kilométrage hebdomadaire et j'ai pris part à des épreuves de 10km comme dans le bon vieux temps. J'ai d'abord pris part au 10km de l'Université Laval le 19 septembre 2010, soit trois semaines après le marathon. J'y ai retrouvé la même atmosphère fébrile que j'avais connue dans mes années La Foulée. Beaucoup de joie intérieure pour moi. J'ai complété ce 10km en 50:36. Me voici en action essayant de maintenir un pace inférieur à 5:00min./km:




J'ai conclu ma saison avec un autre 10km, soit la Course de l'Oie Blanche à Montmagny. Conditions fraiches et venteuses. J'ai terminé en 50:34 soit deux secondes de moins qu'à l'Université Laval. J'aurai donc un objectif pour 2011: 49:59 :))). Autre temps, autres buts.

Après mes retrouvailles avec la compétition, j'ai décidé d'en faire une avec mes amis des années 90 avec qui j'ai fait de nombreux marathons. Je vous parle de Roger Goulet et compagnie. Ils sont un groupe d'une quinzaine de coureurs qui se réunissent au Centre Lucien-Borne quelques fois par semaine pour s'entrainer ensemble. Je vous reparlerai d'eux car ce blog va se poursuivre après la partie historique. Ils sont pour moi une grande source de motivation. Donc, le dernier dimanche d'octobre, je me suis présenté au Centre Lucien-Borne pour 8 heures. Ils n'étaient que deux ce matin-là, certains de mes amis multimarathoniens étant à Falmouth, Cape Cod, pour un marathon. Je suis parti avec André Angers et Camilien Boudreau. La semaine suivante, je retrouvais un groupe beacoup plus complet. Encore une fois, beaucoup de bonheur, les mots ne suffisent pas pour le décrire. Depuis cette date, je suis un assidu le dimanche matin pour les entrainements de ce groupe et je ne suis pas prêt de le quitter tant que la santé me le permettra.

Voilà donc toute une année marquée par de grandes retrouvailles. Mon prochain billet traitera de la premìère partie de l'année 2011 où j'ai fait une merveilleuse découverte.

À suivre...