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samedi 30 juillet 2011

Les années 2008 et 2009

J'ai terminé mon dernier billet avec l'année 2007. Le 10ième marathon des Deux-Rives était, quant à moi, mon 70ième marathon à vie.

Je vous ai mentionné à maintes reprises ma passion pour le marathon. Il est vrai que j'ai fait beaucoup de compétitions sur d'autres distances dans les années 80 et 90 mais toujours dans le but d'être plus rapide sur marathon. Tous mes meilleurs temps sont maintenant derrière moi et j'ai dû, depuis l'année 1999, accepter d'être un coureur plus lent.

D'un coureur de 140lbs dans ma vingtaine, je suis passé à un coureur de 150lbs dans ma trentaine. J'avais encore un poids acceptable pour tourner régulièrement autour de 3 heures 30 au marathon. Cependant, dans ma quarantaine, j'ai couru à 160lbs et ce fût autour de 4 heures au marathon. Graduellement, mon poids a augmenté à 170lbs et mes temps se sont situés autour des 4 heures 30.  On peut donc parler d'une demi-heure de plus pour chaque 10lbs de plus.

Pourquoi cette prise de poids alors que j'ai toujours continué à m'entrainer annuellement pour le marathon ? Il semble que mon métabolisme se soit ralenti dans la quarantaine et à l'approche de la cinquantaine. Je brûle moins de calorie au repos. J'ai essayé de faire toutes sortes d'ajustements au niveau alimentation mais je n'ai pas obtenu le résultant escompté. Conséquemment, j'en ai pris mon parti sans avoir jeté la serviette définitivement. En effet, je rêve de trouver la solution alimentaire qui me permettra de redevenir le coureur de 150lbs plus rapide. Celà reste plus gratifiant de finir un marathon en 3 heures 30 qu'en 4 heures 30. Cependant, j'ai toujours la même satisfaction personnelle de compléter la distance et d'essayer d'abaisser mes temps avec d'autres repères chronométriques.

Pour l'année 2008, j'ai poursuivi ma série de persévérance au marathon des Deux-Rives. Cette année-là, la température est torride. Comme j'avais été très déçu avec mon temps de 4heures 46 l'année précédente, je m'organise, dans le deuxième demie, pour prendre un rythme qui me permettra de faire le marathon sans en marcher de portions dans les derniers 10 km. C'était la première fois en 2007 que j'avais marché des portions d'un marathon. Donc, résultat pour 2008, 4:33:09:




Me voici en action avec le singlet bleu dans les deux derniers kilomètres de ce marathon carte-posteale:




Et quand je vous parle de satisfaction d'avoir complété la distance, la joie est toujours aussi grande malgré les jambes en charpie:




L'année suivante, en 2009, j'ai fêté mon cinquantième anniversaire de naissance le 5 juillet. Pour le marathon, ma fille Catherine, alors âgée de 10 ans, ma soeur Johanne et son conjoint Marc m'attendaient au 41ième kilomètre. L'idée était que Catherine m'accompagne en courant dans le dernier kilomètre. Sur le boulevard Champlain, la course fut difficile comme à l'habitue. Je n'ai cessé de penser au 41ième kilomètre. Lorsque j'ai aperçu ma fille à cet endroit, m'attendant fidèlement, une joie immense m'a envahi. Catherine est embarqué avec moi dans ce dernièr kilomètre. Ces moments resteront gravé dans ma mémoire pour le reste de mes jours. Catherine était fraiche et moi complètement brûlé. Une force magique m' transporté jusqu'à la ligne d'arrivée. Cette force venait de ma fille qui courait à mes côtés. Cliquez sur le lien et un petit vidéo apparaîtra où on voit Catherine terminer avec moi et un autre coureur:

 
J'ai terminé le marathon en 4:36:32 et de nouveau, c'était la joie à l'arrivée, joie décuplée par la présence de ma fille sur ce dernier kilomètre:








Encore une fois, deux belles années dans ma vie de coureur. Je ne veux pas passer sous silence l'entrainement pendant ces deux années qui m'ont permis, de nouveau, de vivre l'aventure du marathon. Cet entrainement m'aide à me sentir vivant dans tous les sens du terme.

Mon prochain billet traitera uniquement de l'année 2010 car j'ai recommencé à participer à d'autres compétitions que le marathon des Deux-Rives. Une autre belle année que je vous invite à parcourir...

À suivre...






dimanche 24 juillet 2011

Le 10ième marathon des Deux-Rives

Je poursuis mon voyage dans le temps avec les années 2005, 2006 et 2007. J'approche tranquillement de la fin de ce blog historique qui commence avec mes premiers pas en course à pied en 1979.

De 1999 jusqu'à  à 2009, sauf pour 2007, je n'ai fait qu'une compétition par année, soit le marathon des Deux-Rives à Québec. Ce marathon se déroule dans ma cour et il me pousse à maintenir à chaque année mon entrainement de marathonien.

En 2005, le marathon se déroule sous la pluie. Je réussis, de nouveau, à passer sous la barre des quatre heures, avec un temps de 3:59:19:







L'année 2005 se termine par un autre voyage familial au Chili entre le 14 décembre 2005 et le 17 janvier 2006. Notre avion est arrivé à La Serena, IV Région,  le 13 décembre 2005. Gloria, l'épouse de mon beau-père René, y est juge à la Cour d'appel et y vit durant la semaine. La fin de semaine, elle retourne à sa résidence de Villa Alemana dans la V Région plus au sud.

J'étais donc habitué de m'entrainer à Villa Alemana lors de mes deux voyages précédents en 1999 et 2002. Le matin du 14 décembre, après deux nuits sans n'avoir presque pas dormi, j'ai décidé d'aller faire un petit entrainement de 7 km dans les rues de la Serena. Je suis parti un peu en «zombie» sans trop remarquer le nom de la rue où Gloria habite et en me disant que j'allais revenir sur mes pas. Au bout d'une vingtaine de minutes,  je suis revenu sur mes pas mais j'ai cherché la  rue. Toutes les rues et les maisons se ressemblaient. J'ai tourné pendant 13 kilomètres à chercher avant de me décider d'aller demander de l'aide à une station service. Le sympathique propriétaire de cette station service, après m'avoir aidé à faire quelques téléphones à la Cour d'appel de la Serena pour rejoindre Gloria, est venu me reconduire à bon port avec son véhicule. Nous avons bien ri de cette mésaventure. Le lendemain matin, j'étais de nouveau dans les rues de la Serena à m'entrainer et je m'y sentais chez moi. 

En 2006, de retour du Chili, j'ai poursuivi mon entrainement de maintien dans la neige et le froid. Le 27 août, j'ai complété le marathon des Deux-Rives mais un peu en haut de quatre heures (4:04:04):








Même si j'étais un peu déçu de ne pas avoir terminé en bas de 4 heures, c'était toujours une joie immense de compléter la distance de 42.2km, le marathon étant pour moi une véritable passion:







L'année 2007, quant à elle, avait quelque chose de particulier car c'était le 10ième anniversaire du marathon des Deux-Rives. Malheureusement pour moi, ce fut une mauvaise année côté chrono avec un temps de 4:46:20:







Comme j'étais décu de ce temps, j'ai décidé de poursuivre ma préparation sur marathon en vue de faire le marathon de Rimouski au début octobre 2007. Je me suis repris de belle manière et j'ai abaissé mon temps de Québec de 30 minutes en terminant le marathon en 4:17:20:








De gauche à droite, mon ami marathonien Gilles Lamontagne, mon épouse Cecilia, votre humble serviteur et ma petite Catherine. Cecilia et Catherine découvraient Rimouski. Pour moi, c'était la première fois que je courais ce marathon que j'ai trouvé très beau mais où je me suis senti seul après que les demi-marathoniens aient tourné de bord au kilomètre 10.5.

L'année s'est terminé avec la Gala des Philipidès organisé par Denis Therrien du circuit courir à Québec. Tous les coureurs ayant complété les 10 premières éditions du marathon des Deux-Rives ont été invités lors de cette soirée et un hommage spécial leur a été fait. Je suis très fier de faire partie de ces persévérants dont le nom est inscrit à chaque année dans le guide du marathon. J'ai reçu aussi ce beau certificat pour souligner ma dixième participation au marathon:





Voici donc une autre tranche de ces années 2000 où j'ai continué à vivre l'expérience du marathon à chaque année. J'ai 48 ans à la fin de l'année 2007. Je ne suis plus le même coureur car je suis plus lent qu'avant. Cependant,  j'ai toujours autant de plaisir à me préparer et à courir cette distance mythique.
À suivre...


vendredi 15 juillet 2011

2002 à 2004

Lors de mon dernier billet, je vous ai laissé avec la fin de l'année 2001. Les trois années suivantes seront marquées uniquement par ma participation annuelle au Marathon des Deux-Rives et d'un voyage au Chili. Je vous les résume.

À l'hiver 2002, j'ai effectué le même type d'entrainement que de 1999 à 2001, soit seul avec une moyenne de 40 à 45 km par semaine. Je faisais toujours religieusement ma longue sortie du dimanche de 90 minutes. J'ai toujours considéré que cette durée était minimale pour un marathonien qui désire entretenir son endurance à l'année même s'il ne fait qu'un marathon annuellement.

À partir d'avril, j'ai commencé ma  progression pour le Marathon des Deux-Rives où j'ai augmenté mon kilométrage hebdomadaire jusqu'à 90 kilomètres. Je courais toujours au temps et estimait mon kilométrage sur une base de 6 minutes au kilomètre. L'entrainement s'est bien déroulé. Le 25 août 2002, j'ai terminé le marathon en 4:00:52:






À la fin de l'année 2002, de la mi-décembre à la mi-janvier 2003, je suis retourné au Chili avec Cecilia et les enfants. Petite photo de groupe à Valparaiso, histoire de vous présenter ma belle famille:





J'apparais le premier à gauche sur cette photo. Suivent Cecilia, Gloria, l'épouse de mon beau-père, Daniela, ma nièce, Karina, ma belle-soeur, Catherine, ma fille alors âgée de 4 ans,  et Rene, mon beau-père. Ma fille Catherine était alors plus en mesure de connaître les parents de Cecilia. Il faut dire qu'elle n'avait qu'un an lors de notre premier voyage fin 1999.

Naturellement, lors de ce voyage, je continuerai à courir cinq fois par semaine tout en profitant de la mer et des différentes sorties que nous avons faites. Nous ne sommes pas allé aux traditionnels feux d'artifice de fin d'année à Valparaison comme nous l'avions fait le 31 décembre 1999. Par contre, dans les premiers jours de janvier 2003, Gloria avait réservé une maisonnette dans une station balnéaire du nom de Tongoy, dans la IV Région plus au nord. Un endroit magnifique où j'allais courir le matin le long de la mer. Comme cet endroit était près de la Serena, ville principale de la IV Région, nous avons pu profiter de la mer, la Serena ayant, avec Vina del Mar dans la V Région plus au sud, les plus belles plages du Chili:






L'année 2003, côté course à pied, est à l'image de l'année précédente. Même entrainement et même marathon. Par contre, le 24 août 2003, je retourne sous les 4 heures, mais de trois minutes seulement, avec un temps officiel de 3:57:17:








Il s'agissait du 6ième Marathon des Deux-Rives et je n'avais manqué aucune audition depuis le début. En 2004, j'ai poursuivi mon entrainement habituel. En août, nous avons reçu la visite de mon beau-père Rene et de son épouse Gloria. Ils seront présents à mon arrivée au marathon des Deux-Rives pour la 7ième édition, le 29 août. Comme une horloge, je couvrirai la distance en 3:57:10:





À l'arrivée, il pleuvait et ma famille m'attendait à la ligne d'arrivée. Je reçois ici les félicitations de Gloria, ma petite Catherine voulant aussi féliciter son papa:




Je viens de couvrir trois autres belles années de ma vie de coureur. 2004 se termine et j'ai alors 45 ans. Depuis 1998, je fais moins de compétition car ma vie personnelle a changé et les priorités aussi. Cependant, je suis fière de ce marathon que je complète à chaque année et pour lequel je m'entraine pendant douze mois. Je suis heureux aussi d'avoir découvert un pays magnifique où la température est belle à l'année. Peut-être un jour, je pourrai  aller y courir plus que cinq ou six semaines. C'est un rêve que je carresse.

Je continuerai, dans mon prochain billet, mon récit des années 2000 avec quelques années de plus.

À suivre...






samedi 2 juillet 2011

Le début d'un nouveau millénaire

Une dizaine de jours avant Noël 1999, nous nous sommes envolés pour l'Amérique du Sud afin d'aller rendre visite à la famille au Chili. Ma conjointe Cecilia vient de la cinquième région au Chili, plus précisément d'une petite ville du nom de Villa Alemana. Cecilia et moi avions planifié ce voyage familial au courant de l'été 1999.

Nous avons pris l'avion de Montréal après être parti de Québec à 5 heures du matin avec les trois enfants. Ce voyage comportait des escales à Chicago et Miami. Le lendemain matin vers 10 heures, nous arrivions à Santiago où nous attendait ma belle-famille que je rencontrais pour la première fois. Il nous restait qu'un peu plus d'une heure de voiture et nous étions à Villa Alemana. Voici, le lien Google map afin que vous puissiez bien situer où se trouve cet endroit:

http://maps.google.ca/maps?q=villa%20alemana%20chile&rls=com.microsoft:fr-ca:IE-SearchBox&oe=UTF-8&rlz=1I7GGLA_fr&um=1&ie=UTF-8&sa=N&hl=fr&tab=wl

Tout à coup, je me suis retrouvé à l'autre extrémité du globe dans une région au climat méditerranéen. Au Québec, nous étions en hiver alors qu'en décembre, débute l'été au Chili. En fait, la région d'où vient Cecilia ressemble un peu à la Californie et la température est toujours belle. Voici, une photo d'un des plus beaux édifices de Villa Alemana, soit le théâtre Pompei:




Naturellement, j'avais amené mes espadrilles et mes vêtements d'été afin de continuer mon maintien d'hiver qui consistait à 40-45 km de course à pied par semaine répartis entre 4 séances de 7km et une séance de 15km le dimanche pour garder l'endurance en vue de ma préparation au marathon. Notre séjour au Chili ayant duré cinq semaines, j'ai pu, en quelque sorte, le transformer en mini camp d'entrainement où j'ai profité de conditions d'été alors que j'aurais couru au Québec dans le froid, la neige et la «slush». Du même coup, mes sorties de courses matinales dans Villa Alemana m'ont permis de bien prendre le pouls des lieux et des habitants. Il faut dire que j'étais drôlement dépaysé à mon arrivée au Chili.

Nous avons dignement fêté l'arrivée du nouveau millénaire en nous rendant, le 31 décembre 1999, à Valparaiso, une ville magnifique faisant partie du patrimoine mondial, pour les traditionnels feux d'artifice de la nouvelle année. Ils sont parmi les plus beaux au monde:





Je tenais à vous parler de ce premier voyage au Chili dans ce blog car il fut une expérience unique autant parce que j'ai découvert le pays de ma belle Cecilia que par la possibililté que j'ai eue, en tant que coureur, d'arpenter de nouveaux lieux. Ce fut, pour moi, un grande joie de découvrir cette ville à mon pace d'entrainement.

Le retour au Québec fut brutal à la mi-janvier 2000 avec un beau -20 C. J'ai continué mon maintien d'hiver. En avril, j'ai augmenté graduellement mon kilométrage hebdomadaire en vue du troisième marathon des Deux-Rives à Québec. J'ai continué à m'entrainer seul sur des parcours non balisés en estimant mon kilométrage car je courais.au temps J'avais l'espoir secret d'améliorer mon temps de 1999 ( 3:56:14 ) mais ce fut à peu près le même temps:







Bon, au moins, j'étais toujours en bas de 4 heures. En septembre, j'ai repris le même maintien que je vous ai décrit plus haut pour terminer l'année 2000 de cette façon.

L'année 2001, côté entrainement, fut à l'image de l'année précédente, sauf le camp d'entrainement au Chili malheureusement. Je me suis donc encore enligné au marathon des Deux-Rives pour la quatrième édition et j'ai ajouté 5 minutes au temps de l'année 2000:





Nous terminions encore le marathon au Vieux Port de Québec, ce qui donnait la traditionnelle photographie avec le Château Frontenac en toile de fond:






Courir un marathon dans sa ville a l'avantage d'avoir tous les membres de la famille à la ligne d'arrivée et Cecilia a immortalisé un beau moment d'après course:







Je vous les présente. De gauche à droite: ma belle-fille Carolina, ma mère Hélène en bas, ma fille Cathrine alors âgée de 2 ans et demi dans mes bras, mon beau-fils Cristian, ma soeur Johanne et son conjoint Marc. Je tiens d'ailleurs à remercier tout particulièrement Johanne et Marc qui ont assisté à toutes mes arrivées du marathon des Deux-Rives depuis 1998. Ils sont mes plus fidèles supporters.


Et naturellement, cette médaille 2001, je l'ai dédiée à ma puce Catherine qui se demandait bien ce qu'elle avait dans le cou:






Des moments de pur bonheur au carré malgré les douleurs musculaires aux jambes. Donc, ce nouveau millénaire a bien commençé pour moi bien que deux semaines après mon quatrième marathon des Deux-Rives,  la planète était bouleversée par les attentats du 11 septembre. Ma petite histoire de coureur se poursuivra, par contre, bien régulièrement.

À suivre...