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samedi 25 juin 2011

Le début d'une nouvelle étape dans ma vie de coureur

J'en suis rendu à l'année 1999 dans la rédaction de mon histoire de coureur sur route. Les prochains billets seront un peu différents des précédents. En fait, 1999 marque le début d'une nouvelle étape dans ma vie de coureur.

La première étape s'est échelonnée de 1979 à 1981 où j'ai appris à courir. Pendant ces années, je me suis fait une base qui m'a mené à mon premier marathon en 1981. La seconde étape, de 1981 à 1992, en fût une où je suis devenu un compétiteur. L'objectif principal de cette périodes était de devenir un coureur plus rapide. C'est pendant cette période où j'ai fait mes meilleurs temps à vie: 37:45 sur 10km en 1987, 1:25:22 sur demi-marathon en 1988 et 2:59:31 sur marathon en 1988. J'étais dans ma vingtaine, faisais alors 140lbs et m'entrainais assidûment au sein du Club La Foulée. Le niveau de ce club populaire de course à pied, dans ces années, était très relevé. Pour vous donner une idée, en 1987, 32 coureurs ont terminé le marathon de Montréal en bas de 3 heures ( j'avais alors fait 3 heures 9 mais comme coureur guide à Jean Bouchard ). Bien que mon talent était limité si je me compare à ceux qui m'entouraient, j'étais un passionné qui baignait dans un milieu propice à la performance. J'ai adoré ces années bien que j'ai eu certaines déceptions venant du coach de ce club. Cependant, je lui ai pardonné car je sais qu'il est encore un passionné, transmettant à plusieurs autres personnes le goût de faire de la course à pied un mode de vie. C'est ce qui est le plus important à mes yeux.

C'est durant ces années aussi que je me suis fait de bonnes amitiés au sein des peletons où j'évoluais. Ces amitiés m'ont amené à la troìsième étape de ma vie de coureur, soit de 1993 à 1997. Durant cette période, j'ai suivi mes amis dans leurs nombreux marathons. J'ai couru, dans ces années, de 7 à 11 marathons par année. J'étais alors dans ma trentaine. Bien qu'un peu moins performant, j'étais régulier dans les 3 heures 30 ayant même réussi à «coller» deux marathons de  3 heures 15 et 3 heures 16 en deux semaines consécutives à la fin de l'année 1997. Je n'étais plus un poids plume de 140lbs, mon corps dans la trentaine s'étant transformé. Cependant, je fesais 150lbs, ce qui était toujours un poids me permettant de faire d'assez bons chronos.

Durant l'année 1998, j'ai commencé à ne faire qu'un marathon par année, soit celui des Deux-Rives à Québec. Ma vie avait changé. Je m'étais marié avec Cecilia en décembre 1997 et partageais sa vie et celle de ses deux enfants Carolina et Cristian, alors âgés respectivement de 12 et 9 ans. Tout un changement pour un célibataire de 38 ans axé sur son travail et la course à pied. J'ai délibéremment décidé de faire un changement drastique dans le nombre de compétitions que je faisais. Je voulais garder mon énergie pour d'autres choses.

D'où le début de ma quatrième étape dans ma vie de coureur. Elle commence en 1999. Je resterai un marathonien. Cependant, en plus de me contenter d'une course par année, soit le marathon des Deux-Rives, je recommencerai à m'entrainer seul comme de 1979 à 1983. J'ai cessé de courir au sein du club La Foulée et du groupe de Roger Goulet. Je suis devenu un indépendant au vrai sens de terme. Je crois que j'avais besoin de me retrouver comme personne et comme coureur. Je commençais une nouvelle vie personnelle et il m'était nécessaire que je fasse le point sur plusieurs aspects personnels.

L'année 1999 marquera aussi un évènement qui allait changer ma vie:





Ma petite Catherine est née le 7 janvier 1999. Je ne pensais pas devenir papa vu que Cecilia avait déjà eu deux enfants. En 1998, lorqu'elle m'a fait part de son désir d'avoir un enfant, j'ai accueilli son voeu avec la plus grande joie. Sur cette photo prise lors du baptême de Catherine en mars 1999, apparaissent Cecilia tenant Catherine, la marraine et le parrain de Catherine, soit ma soeur Johanne et mon cousin Jean-Sébastien.


Côté course à pied, j'ai repris l'entrainement au début de ce mois de mars après un arrêt de quelques mois dû à une blessure au fessier subie au mois de septembre 1998. J'avais maintenu mon cardio-vasculaire avec des séances de natation. Malheureusement, mon poids a grimpé à environ 160lbs. Je me suis aperçu que je n'avais pas dépensé autant de calories à nager 4-5 fois par semaine que lors d'une préparation hivernale en course à pied. J'attendrai la quarantaine au mois de juillet 1999. Je ne pourrai jamais retrouver ce poids de 150lbs me permettant de faire des marathons en 3:30 heures.

D'ailleurs, j'en aurai la preuve dès la deuxième édition du Marathon des Deux-Rives, le 29 août 1999:






Me voici en action à l'arrivée au Vieux-Port de Québec:







J'étais déçu de ce temps de 3 heures 56. J'approchais «le club des quatre heures» et je n'étais pas habitué à celà. Cependant, j'ai tiré une leçon de la photo suivante:





J'y suis accompagné de mon beau-fils Cristian, ma belle Cécilia et de ma petite Catherine. Cette dernière s'en foutait bien de ce temps de 3 heures 56. La seule chose qui l'intéressait était mon verre d'eau. Tout est bien relatif après tout....

Ce fût la seule et unique compétition de cette année 1999 comme la plupart des années suivantes. Je commencerai à vous relater les années 2000 dans mon prochain billet. Le voyage dans le temps sera peut-être plus rapide pour chaque billet. Mais n'ayez crainte ! La passion de la course à pied et du marathon continuera de m'habiter et je tenterai de vous la communiquer.

À suivre...







samedi 18 juin 2011

L'année du premier marathon des Deux-Rives

J'ai traité dans mon dernier billet de ma dernière grosse saison de compétitions. La période 1993 à 1997 a été marquée par des participations à de nombreux mararathons, soit de 7 à 11 par année. Je dois vous dire que mes mentors, durant ces années, furent Roger Goulet et Gilles Lamontagne. Ces deux coureurs que je connaissais depuis ma première année dans le club La Foulée en 1983 avaient commencé à «avaler» les marathons depuis le début des années 1990. Ils sont aujourd'hui membres du fabuleux club des Centor dont on retrouve la liste sur le site http://www.courir.org/  qui repertorie les coureurs ayant complété plus de 100 marathons dans leur vie. Roger en a présentement plus de 235 et Gilles est à 198.

En 1998, j'en suis à 59 marathons à vie et le rythme de mes participations à des marathons diminuera drastiquement par la suite. Je n'en ferai qu'un par année à partir de 1998 sauf pour l'année 2007 où j'en ferai deux. En fait, ma vie personnelle, à partir de la fin 1997, s'est complètement transformé. De vieux garçon de 38 ans, je suis devenu mari et beau-papa d'une fille de 12 ans et d'un garçon de 9 ans, Carolina et Cristian, les enfants de mon épouse Cecilia. Mais j'étais un coureur, je suis un coureur et je resterai toute ma vie un coureur. Le mot «coureur» est tatoué dans mon coeur bien qu'un nouvel amour est entré dans ma vie à cette période.

Côté entrainement, je m'entrainais toujours avec le club La Foulée mais seulement le dimanche. Je demeurais avec Cecilia et ses enfants à Ste-Foy près de l'École des Compagnons de Cartier où le club tient ses entrainements le dimanche. Je continuais aussi de courir avec le groupe de Roger Goulet dans la semaine.

Ma première compétition sera un 5km à St-Georges-de-Beauce le 19 avril 1998. J'ai complété la course en 20:04, ce qui était respectable compte tenu des conditions très venteuses cette journée-là. Malheureusement, j'ai du diminuer beaucoup mon entrainement dans les trois semaines suivantes à cause d'une douleur au pied droit.

J'ai repris l'entrainement sur des bases d'un peu plus de 50 km par esemaine dans la semaine du 10 mai. Aucune compétition en mai et juin. Du 29 juin et 1er juillet, trois jours de repos pour un déménagement de deux appartements (celui de Cecilia et le mien) dans un appartement plus grand. Mes amis coureurs Adrien, Roger, Claude et Serge sont venu me donner un coup de main que je n'oublierai jamais. Solidarité entre coureurs...

Le 18 juillet 1998, je retourne à Yamachiche pour la deuxième édition du demi-marathon organisé par Sylvain Francoeur. Déjà, Sylvain mettait tellement de coeur dans son organisation. La date était idéale comme test pour le marathon auquel je me préparais. Comme à l'habitude, il faisait très chaud mais c'était sec. J'ai terminé en 1:34:50 et je fus surpris de ce bon chrono pour moi dans ces conditions torrides:






Une nouvelle course allait naître à Québec: le marathon des Deux-Rives. Denis Therrien, qui s'entrainait au sein du club La Foulée et avec le groupe de Roger Goulet, rêvait de doter la région de Québec d'un marathon de premier ordre comme la région de Montréal avait connu. Denis est un passionné de la course à pied. Il nous avait d'ailleurs accompagné à Albany, fin octobre 1997, pour notre dernier marathon de l'année antérieure. Il avait terminé deux minutes derrière moi avec un très bon temps de 3 heures 18. Il a aussi de grands talents d'organisateur car il a une très forte personnalité, une détermination hors pair et d'excellents contacts. Il est aussi un grand rassembleur. Donc, il avait tout pour réussir comme organisateur de marathon et il nous en a fait la preuve d'une manière éloquente. J'ajoute aussi que c'est un être humain très chaleureux et j'en ai eu la démonstration en 1998 alors qu'il a pris le temps de m'aider dans ma vie personnelle, ce que je n'oublierai jamais.

J'honorerai donc Denis et son marathon à ma manière. Le Marathon des Deux Rives deviendra mon évènement phare dans les années suivantes, le rendez-vous annuel à mon agenda qui me permettra de continuer ma vie de marathonien.

Donc, le 30 août 1998, j'aurai l'honneur, et c'est ainsi que le vois, de participer au Marathon des Deux Rives, cette superbe course partant de Lévis et se terminant, à l'époque, dans le Vieux Port de Québec. Ce marathon est dans ma ville et je n'ai pas besoin d'aller coucher à l'hôtel. En courant ce marathon, je découvrirai des aspects de ma ville que je n'avais jamais admiré comme, par exemple, la vue sur la ville de Québec à partir de la Traverse de Lévis après le 10ième kilomètre et celle sur le Boulevard Champlain à partir du vieux pont de Québec vers le 30ième kilomètre. Déjà en 1998, l'organisation était professionnelle et n'avait rien à envier aux grands marathons américains et européens. En fait, ce marathon est un incontournable.

J'en étais alors à mon 60ième marathon à vie. J'ai couru presque toute la course avec Denis Duchesne, un ami avocat qui faisait son premier marathon à vie. J'ai terminé la course en 3:35:54:






Me voici près de l'arrivée avec le Château Frontenac en arrière plan:





La prochaine course de l'année 1998 sera le 10km de l'Université Laval. J'y prenais part à chaque année depuis le début des années 1980. J'ai franchi le 1er kilomètre en 4:02 mais ma vitesse diminuera par la suite. Je serai déçu de mon chrono de 43:10.

Je voudrai donc travailler ma vitesse mais je serai accablé par une douleur au fessier droit dans la semaine suivante. Cette blessure sera vraiment importante et je devrai me contenter de vélo et d'escaliers en octobre. À partir de novembre, je transiterai vers la piscine pour continuer à m'entrainer uniquement en natation jusqu'au début de mars 1999.

Au début de l'année 1999, ma vie personnelle changera encore plus. Je vous réserve la surprise pour mon prochain billet.

À suivre...

dimanche 12 juin 2011

Ma dernière grosse saison

Vous vous demandiez sûrment quand ce nombre important de compétitions s'arrêterait. Je vous relate, cette semaine, l'année 1997. J'ai 37 ans au début de cette année-là. Je cours depuis que j'ai l'âge de 19 ans et suis marathonien depuis l'âge de 22 ans. Des compétitions, j'en ai fait beaucoup depuis l'année 1981 et depuis 1993, je fais plusieurs marathons par année. 1997 sera ma dernière grosse saison de compétitions. J'ai eu un peu de difficulté à préparer ce billet parce que l'année 1997 marque un peu la fin de la partie très active de ma vie de marathonien.

Je remarque d'abord de mon carnet d'entrainement que je m'entrainais plus que les années précédentes avec le groupe de coureurs formé par mon ami Roger Goulet. D'ailleurs, j'ai fait tellement de marathons avec eux que le Club La Foulée m'intéresse de moins en moins. Comme j'étais membre de ce club depuis 1983, soit une période de 14 ans, je continuerai tout de même à m'entrainer au sein du club les mercredi et dimanche mais j'irai avec le groupe de Roger les lundis et vendredis.

Nous avions prévu commencer l'année de la bonne façon, soit avec un marathon comme de raison. Le marathon d'Albany, dans l'état de New-York, nous attendait donc le 22 février 1997. J'ai donc fait ma préparation en début d'année et même mon «tapping» dans la semaine précédant le marathon. Malheureusement, la veille du marathon, nous fûmes immobilisés à Québec à cause d'une grosse tempête de neige et nous n'avons pu faire le voyage. Petite déception !

Le mois suivant, soit le 23 mars, j'ai pris part au 10km de Lasalle. Les conditions climatiques étaient difficiles, la journée étant très venteuse. Je me suis levé à 3:30 pour partir à 4:30 afin de faire le voyage Québec-Montréal. J'ai  déjeuné trop tôt et j'ai manqué d'énergie durant la course. J'ai réussi quand même un temps de 41:30 mais l'objectif était clairement en bas de 40 minutes, ce parcours étant réputé pour être rapide. J'ai senti les jambes lourdes toute la semaine suivante mais mon carnet d'entrainement indique que j'ai fait tout de même 90 kilomètres, la préparation à mon premier marathon de l'année se continuant. Je vais retester ma vitesse le 13 avril, soit une semaine avant le marathon, au 5km Beauce-Érable. Résultat: 19:50, tout était sous contrôle.

Mon premier marathon de l'année 1997 sera donc le Fred's Marathon à Devens, Massachussets, dans la région de Boston. Cette course était tenue la veille du marathon de Boston, les organisateurs désirant organiser un marathon en marge du marathon légendaire, un peu pour le contester. Laissez-moi vous dire que j'ai été déçu. Il y avait peu de coureurs et le parcours n'était pas intéressant. Donc le 20 avril 1997, sous une température assez chaude,  j'ai complété cette course en 3:46:38, ayant littéralement cassé dans la deuxième moitié de parcours:




Le 11 mai 1997, je prends part pour la dernière fois au marathon d'Ottawa. Les organisateurs ont changé le parcours et il est plus difficile que les autres années avec de longs faux plats montants. De plus, j'ai du subir de nouveau une autre journée venteuse. J'ai tout de même amélioré mon chrono de dix minutes par rapport au Fred's Marathon en terminant en 3:36:30:





Le prochain marathon au programme fut celui de Charlo au Nouveau-Brunswick, le 1er juin 1997. Entre temps, j'ai accroché, en prépration, le 10km de Baie-St-Paul (43:15) et le 5km de la Galipote (20:43). Le marathon de Charlo est un autre petit marathon. Nous n'étions qu'une trentaine de marathoniens au départ (l'année dernière, ils étaient 12). Cependant, nous connaissions les organisateurs Jeannita et Alain et ils nous ont acceuilli chaleureusement comme des amis. J'ai donc été motivé et j'ai abaissé mon temps de 5 minutes par rapport au marathon d'Ottawa:



Avec un temps de 3:31:55,  j'ai donc commencé à rentrer dans mes marques ce qui annoncait  bien pour les autres marathons de l'année. D'ailleurs,  la forme était bonne car le lendemain, j'étais sur piste à faire des intervalles et j'ai fait 96km dans ma semaine incluant la distance du marathon ! À force de me répéter, plus je faisais de marathons, plus je me renforçais.

J'ai  continué à bien m'entrainer et je me suis aligné sur deux distances intermédiaires en juillet. La première fut le 20km de l'Ile Bizzard dans la région de Montréal le 6 juillet ( 1:32:01 ) et la seconde fut la première édition du demi-marathon de Yamachiche le 9 juillet. Nous connaissions bien l'organisateur, Sylvain Francoeur, qui était un maniaque de la course à pied et qui faisait le trajet entre Trois-Rivières et Québec le dimanche matin uniquement pour venir faire sa longue sortie avec le Club La Foulée. Finalement, Sylvain a monté son propre circuit de compétitions dans la région de la Mauricie, ce qui a certainement donné au club Milpat la vigueur qu'on lui connait aujourd'hui. Pour le premier marathon de Yamachiche, le 19 juillet 1997, il faisait chaud comme c'est souvent le cas. Je fus très surpris de le faire en 1:32:54:




C'est un beau souvenir que ce certificat de cette première édition car le demi-marathon de Yamachiche ou Marcel Jobin est aujourd'hui très couru. Il constitue un bon test pour les marathons de fin d'été, début d'automne, par exemple le marathon des Deux-Rives et le marathon de Montréal.

Le prochain objectif était le marathon de St-John, Nouveau-Brunswick, au mois d'août. En préparation pour ce marathon que j'aimais bien, j'ai fait 4 bonnes semaines de kilométrage en juillet, soit 110, 120, 130 et 102 kilomètres. Après un «tapping» de deux semaines, je me suis présenté à ligne de départ du marathon de St-John le 17 août. Ce jour-là, les sensations ne furent pas aussi bonnes que l'année précédente où j'avais fait un beau 3 heures 14. Les jambes étaient lourdes et j'ai du me contenter d'un 3:25:27:


 
Cependant la forme était là. Trois semaines plus tard, le 7 septembre, je prenais part au 10km de l'Université Laval que je terminais en 40:57. J'ai poussé encore l'entrainement en septembre: 110 km la semaine du 7 septembre, 120 la semaine du 14 septembre, 130  la semaine du 21 septembre pour retomber à 80 km les deux semaines suivantes. Le 12 octobre, j'ai réalisé  alors mon meilleur temps de l'année 1997 sur 10km à Montmagny: 40:30. Tout était en place pour mes deux derniers marathons qui furent courus en deux semaines consécutives. Je n'avais jamais fait de doublé de ce type avant. J'anticipais un peu des difficultés dans le deuxième marathon.

Cepedant, j'ai fait mes deux meilleures marathons de l'année avec à peu près le même temps. Premièrement, le 18 octobre  à Hartford à l'occasion d'un voyage en autocar organisé par Adrien Lachance, j'ai fait une très belle course en complétant la distance en 3:15:28, soit mon meilleur temps de l'année 1997:








La technique que j'ai alors prise pour remettre en place mes jambes le plus rapidement possible pour le deuxième marathon de mon doublé la semaine suivante fut de courir un peu à chaque jour du 19 octobre au 23 octobre. Le 24 octobre, nous avons voyagé à Albany dans l'état de New-York pour le marathon et je n'ai pas couru cette journée là. Le 25 octobre, je courais le marathon d'Albany et je n'en croyais pas mes yeux dans les dix derniers kilomètres de voir que j'étais en train de faire à peu près le même temps qu'à Hartford la semaine précédente. Je terminai en 3:16:56:




Je dois vous dire, qu'avec mon meilleur temps à vie en 1988 (2:59:32), c'est un des accomplissments dont je suis le plus fier: avoir été capable de coller deux marathons en deux semaines en 3 heures et quart. Jamais je ne pensais pouvoir faire celà.

C'est de cette façon que c'est terminé ma dernière grosse saison de compétions. Les saisons suivantes seront beaucoup plus tranquilles mais n'ayez crainte, il y aura au moins un marathon par année. Le passionné que je suis ne peut laisser passer une année sans m'embarquer dans cette belle aventure du marathon.

Côté perso, voyez comment s'est terminé mon année 1997:





Le 20 décembre 1997, je me mariais au Palais de justice de Québec avec ma belle Cecilia que j'avais rencontré l'année précédente et dont je vous ai parlé dans mon dernier billet. La vie change...mais elle est tellement belle !

À suivre...


vendredi 3 juin 2011

Une année historique

Je qualifie l'année 1996 d'historique. Deux évènements auquels j'ai pris part motivent le titre que je donne ce billet. Cette année 1996 sera aussi la continuité des années 93, 94 et 95 où j'ai participé à plusieurs marathons par année. Aussi, elle sera marquée par une rencontre déterminante qui changera ma vie personnelle dans les années suivantes. Voyons donc de quelle façon elle s'est déroulé.

J'ai d'abord débuté l'année du bon pied par un marathon d'hiver, soit celui d'Albany dans l'état de New-York. Il s'agit du Hudson Mohawk River Marathon que j'ai déjà couru en 1994. C'est un petit marathon qui se court en boucles sur un campus universitaire. Difficile parce que c'est en février et que nous sommes quand même bien habillés. Donc, le 25 février 1996, j'ai terminé au 20ième rang en 3:46:10:



Je pouvais alors considérer que j'avais fait une bonne longue sortie en préparation d'un évènement très important auquel j'étais inscrit, soit le marathon de Boston. Voilà le premier évènement historique dont je vous parlais en introduction. Historique parce qu'il s'agissait ni plus ni moins du 100ième marathon de Boston. Je m'étais qualifié l'année antérieure et j'avais un dossard. Je ne l'ai pas fait en bandit celui-là. 36 000 coureurs se sont entassés dans le petit village d'Hopkington le 15 avril 1996 pour prendre le départ de cette fabuleuse édition de ce marathon légendaire. Le plus gros peleton qu'il n'y ait jamais eu à Boston. C'était aussi la première année, de mémoire, où j'avais une puce électronique à mon espadrille afin de donner un temps net de la ligne de départ à la ligne d'arrivée. Par chance, parce que j'ai pris 7 minutes à franchir la ligne de départ. Cette petite photographie me montrant à l'arrivée vous donne une idée de la densité du peleton:






Le peleton fut ainsi pendant les 42.2 km. Quelle ambiance ! J'ai complété le parcours en 3:40:12. Voici une image du seul certificat que je garde dans un cadre et que j'ai posé sur un mur. Quelle fierté d'avoir pu participer à cette course !



L'autre évènement historique suivra même pas un mois plus tard. Historique pour une autre raison. Je vous explique. De 1981 à 1992, je courais une moyenne de deux marathons par année, soit un au printemps et un à l'automne, ce qui était un rythme normal pour un marathonien. À partir de 1993, les choses ont changé. Le nombre annuel de marathons était maintenant de 7 à 11. Mon nombre de marathons à vie a donc gonflé de façon exponentielle de telle sorte que le 9 mai 1996, j'en étais déjà rendu à mon 50ième à vie. Je l'ai fait au Surgarloaf Marathon dans l'état du Maine, marathon que j'avais déjà couru. La veille du marathon, mon ami Roger Goulet a pris une photographie devant le centre de ski Sugarloaf:





De gauche à droite, Serge Samson, Gilles Lamontagne et François Drouin. Je peux vous dire que toute la fin de semaine, Roger, Gilles et Serge m'ont rappelé l'importance de ce marathon dans mon parcours de coureur. Il faut dire que Roger et Gilles avaient dépassé la borne des 50 marathons à vie depuis belle lurette. Quant à Serge, il était un marathonien très solide qui était bon pour nous trouver de nouveaux marathons à faire et pour nous motiver à faire des voyages. Que de plaisir, j'ai eu avec ces gars. Et la bière était bonne après nos courses. Quant à ce 50ième, je l'ai terminé en 3:27:06 et il a bien été arrosé:






Bref, beaucoup d'émotions pour les marathons numéros 2 et 3 de cette année 1996.  Vient par la suite l'entrainement d'été. Je me teste sur 10Km à la Descente Royale de Beauport et je ne fais que 42:16. Je continuerai mon entrainement au sein du Club La Foulée et je reprendrai graduellement de la vitesse. Le point de mire est le marathon de Montréal en septembre. Mais avant, nous nous payons un autre voyage à St-John, Nouveau-Brunswick, pour le marathon le 18 août 1996. Cette journée, je suis en pleine forme et j'ai l'impression de voler. Par une journée quand même chaude et humide, je terminerai en avant de tous mes amis de Québec avec qui je m'entrainais, la plupart étant habituellement plus rapides que moi sur marathon. Je ferai un beau 3:14:04 tel que le chronomètre l'indique à l'arrivée:



Un de ces marathons de rêve où tu es aussi fort dans la deuxième demie que dans la première. Je m'étais même permis de dépasser Alain Caron, l'organisateur du marathon de Charlo, qui était régulier autour de 3 heures. C'est la seule fois où j'ai pu le faire.

Septembre arrive et c'est le marathon de Montréal, le 22 septembre 1996. C'est encore un peu historique car c'est la 25ième édition. Cependant, il est de plus en plus mal organisé. Quoiqu'il en soit, je ferai de mon mieux et je terminerai en 3:21:18:







Je terminerai l'année 1996 par un voyage organisé, gracieuseté, encore une fois, de notre ami Adrien Lachance. Cette fois-ci, l'autocar nous mènera à Philadelphie pour le marathon. Nous avons naturellement visité la ville de l'amour fraternel et sommes allés dans les marches où Rocky a fait son jogging ( si on peut appeler celà du jogging ). Gros cliché mais il fallait le faire.  D'ailleurs, le marathon partait tout près de cet endroit qui est un musée si mes souvenirs sont exacts. La journée du marathon, le 24 novembre 1996, la température est idéale pour la course, soit très frais (6 C au départ ). Il fallait quand même mettre un lifa sous le singlet:




J'imite ici mon ami handicapé visuel Jean Bouchard que j'ai guidé à de nombreuses reprises et qui saluait toujours les spectateurs. Ici, je devais saluer une des personnes qui avait fait le voyage en autocar et qui a eu la gentillesse de me photographier et de me remettre ce beau souvenir. J'ai terminé le marathon de Philadelphie en 3:23:47 et c'est la seule fois que j'ai fait ce marathon:







Chose certaine, ils ont déformé quelque peu mon nom. Côté perso, je termine en disant que le célibataire de 37 ans que j'étais en 1996 rencontrera l'amour de sa vie. C'est en effet à l'automne 1996 que je rencontrerai ma belle Cecilia, venant tout droit du Chili. Vous en saurez plus dans les billets suivants où je continuerai le récit de mon parcours de coureur.

À suivre...